Dans la nuit perpétuelle des fonds marins, seule reste la peur... Au large de Marseille, dans les filets d'un chalutier, un corps de femme est retrouvé entièrement nu, couvert de morsures et le pied gauche sectionné. Pour Chloé Latour, commandante de la brigade criminelle, c'est le début d'une traque hors norme qui la conduit à s'immerger dans le monde opaque des plongeurs professionnels et des chercheurs d'épaves. Des spécialistes qui descendent à des profondeurs abyssales et affrontent les pires dangers. Parmi eux, Jean Sardi. Il est l'un des meilleurs et connaissait intimement la victime. Il pourrait bien avoir un mobile, lié à ce terrible secret qui l'a poussé à se réfugier dans le silence des fonds marins. Crime passionnel ou rituel dément ? La présence dans les poumons du cadavre d'un plancton inconnu en Méditerranée intrigue les enquêteurs de la Crim'. Pendant que le mystère s'épaissit, d'autres corps remontent à la surface et sèment l'effroi chez les plongeurs des eaux profondes. Un huis-clos à la limite de l'asphyxie.
En soi j’ai beaucoup aimé l’histoire et le contexte de la plongée en profondeurs. Ce qui m’a vraiment sorti de l’histoire c’est la manière très clichée des personnages (belle blonde professionnelle qui est une reine de glace, lesbienne qui déteste les hommes parce qu’ils sont tous coupables de violences contre les femmes, mecs macho flics au travail qui respectent pas la cheffe, etc.) c’est dommage pour le reste du roman, qui est bien ficelé et qui a bon rythme
Le monde de la plongée, le suspense des grands fonds, est une mise en scène très intéressante pour un thriller. Malheureusement, il y a beaucoup de longueurs dans le récit. C'est bien d'apprendre des infos sur le plancton ou la plongée, mais quand cela ralenti le récit pour rien, on se dit qu'un petit travail d'édition aurait dû avoir lieu. L'identité du meurtrier était tellement évidente que dès son apparaition dans le récit, tu te dis, c'est ça forcément... et c'est ça à la fin... Le récit perd toute sa crédibilité à la fin quand on sait les épreuves du tueur qui ne sont tout simplement pas physiquement possible. On voit dans les détails que le récit a été écrit par un homme pour beaucoup de scènes impliquant les femmes. La fliquette est tellement peu intéressante qu'on a dû lui ajouté un trauma perso pour qu'elle ait un peu de substance, mais côté enquête, c'est mort, c'est pas une Sherlock Holmes pour sûr. C'est ok, l'ambiance plongée est pas mal, mais pas le thriller de l'année.