Tomi Motz, un ingénieur de 50 ans, est mandaté par son entreprise pour contrôler les installations du barrage de Seyvoz. L'histoire tragique de ce barrage - dans les années cinquante son édification a provoqué l'engloutissement d'un village de montagne et la dispersion d'une communauté - remonte à la surface, et Tomi voit sa mission empêchée par une série de dérèglements sensoriels et psychiques. Autour de lui tout tangue, les paysages et les comportements, l'environnement et sa raison vacillent.
Maylis de Kerangal est une femme de lettres française, née le 16 juin 1967 à Toulon. Elle passe son enfance au Havre, fille et petite-fille de capitaine au long cours. Elle étudie en classe préparatoire au lycée Jeanne-d'Arc de Rouen et ensuite à Paris de 1985 à 1990 l'histoire, la philosophie et l'ethnologie. Elle commence à travailler chez Gallimard jeunesse une première fois de 1991 à 1996, avant de faire deux séjours aux États-Unis, à Golden dans le Colorado en 1997. Elle reprend sa formation en passant une année à l'EHESS à Paris en 1998.
Carrière d'écrivain[modifier | modifier le code] Elle publie son premier roman, Je marche sous un ciel de traîne, en 2000, suivis en 2003 par La Vie voyageuse, puis par Ni fleurs, ni couronnes en 2006, Dans les rapides en 2007 et par Corniche Kennedy en 2008. Ce dernier roman figure cette année-là dans la sélection de plusieurs prix littéraires comme le Médicis ou le Femina.
Elle crée en même temps les Éditions du Baron Perché spécialisées dans la jeunesse où elle travaille de 2004 à 2008, avant de se consacrer à l'écriture. Elle participe aussi à la revue Inculte3.
Son roman Naissance d'un pont est publié en 2010. Selon elle, « Il s’agit d’une sorte de western, autrement dit d’un roman de fondation, et la référence à ce genre cinématographique opère dans le texte, l’écriture travaille en plan large, brasse du ciel, des paysages, des matières, des hommes, et resserre sa focale sur les héros qui sont toujours pris dans l’action, dans la nécessité de répondre à une situation. ». Le 3 novembre 2010, l'ouvrage remporte à l'unanimité et au premier tour le prix Médicis. Le livre remporte aussi le Prix Franz Hessel et est, la même année, sélectionné pour les prix Femina, Goncourt, et Flore. Le Prix Franz Hessel permet à l'ouvrage de bénéficier d'une traduction en allemand, parue en 2012 chez Suhrkamp.
En 2011, elle est l'une des participantes du Salon du livre de Beyrouth au BIEL (Beirut International Exhibition & Leisure Center).
En 2012, elle remporte le prix Landerneau pour son roman Tangente vers l'est paru aux éditions Verticales.
En 2014, elle est la première lauréate du Roman des étudiants France Culture-Télérama (ancien Prix France Culture-Télérama), pour son roman Réparer les vivants14 qui a été aussi couronnée par le Grand prix RTL-Lire 2014. Dans celui-ci, elle suit pendant 24 heures le périple du coeur du jeune Simon, en mort cérébrale, jusqu'à la transplantation.
Une très belle écriture à quatre mains, mêlant réel et imaginaire, passé et présent, histoire et récit. Cette oeuvre explore les événements de Tignes à travers le barrage fictif de Seyvoz et quelques allusions discrètes à cette construction tout autant historique que dévastatrice. Elle est partagée entre les troubles du personnage et les souvenirs (parties que j’ai personnellement préférées) de la constructions du barrage ainsi que de ses effets sur les habitants mais pas seulement.
"Seyvoz", petit roman brillamment écrit à quatre mains, parle d'un petit village englouti après la construction d'un barrage hydroélectrique dans les années 50. Les habitants ont été obligé de partir de leurs maisons et de laisser derrière eux une partie de leur histoire. Le récit bascule entre le présent, où Tomi un ingénieur qui vient de Paris débarque à Seyvoz pour contrôler le bon fonctionnement des machines, et le passé ou les villageois tentent d'empêcher la construction du barrage. Une histoire très forte, qui fait bien évidemment penser à Tignes, village sacrifié au prix de la modernité.
Ce joli petit livre écrit à 4 mains parle d‘un sujet rare: la disparition annoncée d‘un village qui sera bientôt inondé par un lac de barrage. Le narrateur est Tomi, un ingénieur du barrage, qui vient faire un contrôle de routine, des années après l’engloutissement de Seyvoz, le village en question. Perso, j‘aurais préféré un récit narré par les villageois eux-mêmes, sur la perte et le deuil que leur impose la mort - le démontage - de leur lieu de vie.
On est perturbé par le mélange entre le factuel du récit de la mort d’un village, une réminiscence de Tignes, et des éléments à la limite de l’incohérence voire du fantastique. L’écriture de ce qui ressemble plus à une nouvelle est belle mais trop pleine de noms de marques. J’espère que les autrices sont chaussées de Timberland pour longtemps…
Très décevant, l'écriture à 4 mains n'apporte rien de particulier. Sur le même sujet, il vaut mieux lire "Distintas formas de mirar el agua" de Julio Llamazares
Joy Sorman et Maylis de Kerangal présentent "Sey Voz" un Livre de 100 pages. Inculte Edition (06/10/2021). C'est un Taiseux !! (Livre avec pas ou peu de dialogues.) Tomi Motz est mandaté pour entretenir les installations du barrage de Sey Voz, il va poursuivre une étrange et mystérieuse apparition féminine. Il pense que l'on se fout de lui... Il arrive un accident et Tomi se prend la tête; On comprend que ce lieu (Sey Voz) regorge de mystères depuis le 15ème siècle. Il y a des gens à qui ces travaux n'ont pas plu. 600 000 mètres cubes de béton... Taiseux ! Et trop peu de pages! Tout juste une nouvelle moyenne. Que je soupçonne inspirée d'histoires vraies... Encore une fois creusez davantage les personnages avant de commencer... Cette touche de Fantastique est bienvenue. Phoenix ++