Impossible de parler de géopolitique sans évoquer l’idée de puissance. Rapports de force, zones d’influence, conflits – politiques, économiques, militaires – sont la matière des relations internationales. La puissance, qu’elle menace ou qu’elle protège, détermine les conditions d’existence des États et des populations. Le livre s’interroge d’abord sur les critères de la puissance : ses instruments, ses manifestations et jusqu’aux illusions qu’elle engendre. Il dresse ensuite un état des lieux de la planète, panorama impeccablement documenté et actuel des principales entités étatiques et des enjeux régionaux saillants. Il décrit enfin de nouveaux acteurs non étatiques qui imposent, sur la scène mondiale, des effets de puissance parfois inédits. S’appuyant au besoin sur des rappels historiques qui sont moins des leçons que des exemples édifiants, Frédéric Encel réussit à proposer un tableau cohérent de l’état du monde et à dégager les grandes tendances de son évolution. Une mine d’informations, une somme d’analyses et de décryptages des grandes orientations stratégiques qui se dessinent sous nos yeux. Frédéric Encel, docteur HDR en géopolitique, est professeur de relations internationales et de sciences politiques (Paris School of Business) et maître de conférences à Sciences Po Paris. Il est membre du comité de lecture de la revue Hérodote.
Voici un livre intéressant ! L'auteur étudie d'une manière accessible l'expression de la puissance au travers de trois parties successives. Dans celle consacrées aux critères, moyens et instruments, il envisage d'un point de vue théorique appuyé sur des exemples les formes d'expression de la puissance. C'est de loin la partie qui est la plus stimulante. Ensuite, il aborde les différentes puissances étatiques, y compris, et même de manière assez marquée, les limites de la puissance. Enfin, il envisage de nouveaux acteurs, allant des entreprises aux mafias en passant par l'opinion publique ou les organisations terroristes. Quoique intéressante, cette dernière partie est moins convaincante dans la mesure où il envisage surtout l'incapacité de ces nouveaux acteurs à supplanter la puissance des états et néglige - c'est du moins le sentiment que j'en ai eu - la manière dont ces nouveaux acteurs ont pu manifester leur puissance. La conclusion m'a aussi beaucoup plu en ce quelle dénonce le cynisme de personnes se réfugiant derrière un soit disant réalisme. Nonobstant ces qualités, le livre n'est pas exempt de défauts, petits péchés véniels, à commencer par les fautes de typographie malheureusement aujourd'hui si courante dans les publications. Elles sont rares dans ce livre mais pas inexistantes et ne concernent d'ailleurs que l'orthographe et la grammaire. Mentionnons cependant par exemple, dans une autre catégorie, que la Belgique, l'Italie et les Pays-Bas n'achètent pas des F-15 mais des F-35, avions complétement différents... et beaucoup plus chers ! Je me suis fait aussi la remarque que sa conception de la géopolitique reposait plus sur l'histoire que sur la géographie. Ce livre traite des relations internationales et, secondairement, inscrit la puissance dans l'espace terrestre. Or la géopolitique est une école de géographie, comme l'affirme Yves Lacoste dont Frédéric Encel aime à citer le maître livre : La Géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre. Le défaut principal de ce livre est indépendant de la volonté de l'auteur, auquel on pourrait reprocher de ne pas l'avoir vu venir, mais il n'a pas été le seul. Arrivé en librairie le 2 mars 2022, l'ouvrage a été imprimé courant janvier-février. Il devait être en route vers les étalages quand la Russie a décidé d'envahir l'Ukraine. Absolument pas envisagée, l'attaque remet aussi en cause quelques remarques et réflexions de l'auteur : la rente de puissance polonaise face à la Russie en a été exacerbée et l'OTAN ressuscité. Autre péché véniel qui m'a agacé : l'auteur s'obstine à utiliser le terme insubmersible pour désigner les sous-marins pendant les deux tiers de son ouvrage. Or, un sous-marin n'est pas insubmersible, c'est même le contraire de son esprit.
Dans un livre riche en informations souvent judicieusement choisies et bien étayées sur des rappels historiques, Frederic Encel essaye de tracer les éléments de la puissance du XXI siècle, et de redéfinir quels en seraient les acteurs. Les questions bien posées ne trouvent cependant que peu ou pas de réponses. Au delà de plusieurs idées interessantes - sur la permanence de l'état westphalien, la résilience de l'état nation, la fausse dynamique du religieux ou l'importance des conflits intracivilisationnels- on regrette que n aient pas été tracés quelques scénarii que l'auteur aurait sans aucun doute les compétences à imaginer.
Franchement décevant. Présenté comme un livre de géopolitique ce document n’est au final qu’un texte politique avec des analyse superficielles et fort impacté l’idéologie de droite française voire de l’extrême-droite. De ce texte transpire une haine aveuglante à l’endroit du monde arabe en particulier et du monde musulman en général. Le même aveuglement est aussi manifeste sous forme d’inféodation totale à l’égard d’Israël. Il est amusant de consulter un tel texte deux ans après sa parution et de constater à quel point les charlatans se sentent présentant comme geopolitologues se trompent lourdement.
Գիրքը կարդացել եմ Newmag հրատարակչության հայերեն թարգմանությամբ՝ Ֆրեդերիկ Անսել «Ուժի ուղիղները. աշխարհաքաղաքականությունը 21-րդ դարում»։
Բավականին ինֆորմատիվ գիրք է, առավել ամբողջական պատկերացում կազմելու թեմայի վերաբերյալ միանշանակ արժե նայել տարբեր կուրսեր քաղաքականության, միջազգային հարաբերությունների վերաբերյալ, այլ քաղաքագետների վերլուծություններ, որոշակի բազա հավաքել։
Գրքում բավականին հաճախ կա մեզ անդրադարձ մասնավորապես հայ-ադրբեջանական կոնֆլիկտի, մեր ունեցած ռեսուրսի եւ դաշնակիցների վերաբերյալ։
Մեկ տողով, եթե ամփոփեմ աշխարհում կգտնես քո տեղը կամ առնվազն չես կորչի( որպես պետություն), եթե նայես աշխարհին ռեալիստի աչքերով։
J'ai trouvé ce livre un peu difficile à suivre. Les sujets sont intéressants, mais le style est assez académique et alourdit la lecture. L'analyse est détaillée, mais je n'ai pas trouvé de nouvelles idées marquantes. C'était un peu répétitif et manquait d'exemples concrets pour rendre les concepts plus accessibles. Si vous cherchez une lecture légère ou plus pratique, ce n’est pas le livre idéal.