Dans le Japon des années 1960, Kyoji est libéré de prison pour bonne conduite. Sans famille ni attache, il est déterminé à devenir le disciple de Yakumo, un grand maître du rakugo, depuis qu’il a assisté à son impressionnante prestation au centre pénitentiaire. Étrangement, le maître choisit de prendre le jeune homme sous son aile, alors qu’il n’avait jusque-là accepté aucun apprenti, et lui donne même un nom de scène : « Yotaro ». Une nouvelle vie s’ouvre dès lors à Yotaro, qui tentera de faire perdurer cet art l’ayant tant aidé durant ses heures les plus sombres. Il pourra compter sur le soutien du domestique Matsuda et de la jeune Konatsu, fille d’un célèbre rakugo-ka décédé de façon tragique, qui fut autrefois l’ami et le rival de Yakumo...Nous entraînant avec passion dans le monde du rakugo, Haruko Kumota nous dévoile l’évolution de cet art ayant vu sa popularité décroître avec l’apparition de nouveaux divertissements tels que la télévision. Aussi talentueuse que ses personnages, elle nous livre un récit intimiste faisant la part belle aux émotions. Amitié, jalousie et passion sont au cœur de l’ascension de ces deux « frères » dans l’univers du rakugo. On suit ainsi leurs parcours avec un plaisir non dissimulé au fil de péripéties aussi humaines que captivantes. Le Rakugo, à la vie, à la mort fait partie de ces œuvres sensibles et profondes, aux protagonistes marquants, entre réalisme et mélodrame.
Un peu déçu du revirement de situation dans le flashback et par le traitement scénaristique de Konatsu. Haruko Kumota se retient clairement de faire le BL qu'elle voulait vraiment - on me convaincra pas du contraire, surtout après qu'elle ai écrit un BL qui s'appelle Shinjuku Lucky Hole svp cette femme n'en est pas à son premier coup d'essai.
Je ne m’attendais vraiment pas à cette tournure des événements dans le long flashback… 😱 On revient ensuite dans le présent du récit pour retrouver avec plaisir Yotaro. Je ne me lasse pas de cet univers et surtout de ces personnages.