Dans une composition virtuose, Alice Kaplan, écrivaine et spécialiste d’Albert Camus, démontre qu’un roman peut s’avérer la plus belle leçon d’Histoire. Au début des années 1990, Emily quitte le Minnesota pour s’installer à Bordeaux. Sur les bancs de l’université, elle rencontre Daniel Atlas, un Juif algérien dont elle tombe amoureuse. Il n’est encore qu’un jeune dandy lorsque la guerre civile déchire son pays, l’obligeant à quitter Emily et la France. De retour à El Biar, le quartier de son enfance, Daniel retrouve ses parents isolés et menacés. Cette illustre famille de commerçants, qui a connu l’Algérie colonisée puis indépendante, a choisi de rester sur cette terre envers et contre tout. Bien des années plus tard, Becca, une jeune Américaine, fera elle aussi le voyage jusqu’à Alger pour mieux comprendre leur lignée.
De cette nouvelle maison d’édition, j’avais adoré Les choses que nous avons vues. Je pensais donc trouver la même qualité d’écriture avec ce second roman que j’ouvrais.
D’entrée de jeux, la narration m’a paru brouillonne : Emily a connu Daniel à paru, elle a une fille de lui mais sa fille n’a jamais connu son père. Emily raconte l’histoire de sa rencontre avec Daniel qui disparait mystérieusement. Puis nous suivons Daniel de retour chez lui en Algérie. Pourquoi tant de mystères et de circonvolutions ?
Les personnages m’ont paru bien fades et sans intérêts ; les événements autour d’eux factices.
Je me suis sentie en-dehors de cette histoire qui veut installer la petite histoire dans la grande.
Emily, américaine du Minnesota, rencontre sur les bancs de la fac de droit de Bordeaux, Daniel. Le jeune homme vient d’une des dernières familles juives d’Algérie. Mais, la guerre civile va les séparer. Becca, née de leur amour, va plusieurs années après tenter de combler les silences de son histoire. Signée par l’historienne Alice Kaplan, ce passionnant roman raconte tout en nuances le destin de l’Algérie et témoigne d’un monde oublié.
J’ai eu du mal à accrocher pendant la première partie du livre mais après je ne voulais plus qu’il se termine ! On a l’impression d’être immergé dans Alger, à différentes périodes, c’est un très très beau livre sur le destin des derniers Juifs d’Algerie.