𝗣𝗼𝗶𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗲𝘀 𝗺𝗼𝘁𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗲𝘀 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀.
Angèle a 13 ans, et sa soeur Elise vient de mourir. On ne sait pas pourquoi, ni comment, paraît-il que c’était un accident. Et ça importe peu. Comment vivre quand la lumière n’est plus suffisante ? Comment vivre avec cette absence dans sa maison ? Par ce silence plus bruyant que ne l’aurait été n’importe quel cri ?
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Alors, Angèle vole ce carnet dans le bureau de son père. Vous savez, ces agendas verts pas très beau mais qui fera bien l’affaire. Et chaque jour, le temps d’un printemps, elle écrit. Elle écrit à ces noms sur les pages (Clémence, Léa, Gwladys, Honoré…). Elle se confie, elle leur dit avec de l’encre ce qu’elle n’arrive pas à dire avec sa voix.
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Un printemps est un roman uppercut. Il vous en met une par une page vide, par une phrase en majuscule, par un poème maladroit. C’est l’appel à l’aide, le deuil de cette jeune fille, mais aussi cette vie qui continue et qu’elle nous raconte. Parce qu’il y a ces soupçons de belles journées, les rires, les rechutes, les personnes qui prennent Angèle par la main et qui la lâcheront ou non.
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J’adore le contemporain, mais je pense sincèrement qu’Un Printemps est un livre que je n’aurais pas de mal à recommander à un adolescent aussi bien qu’à un adulte, peu importe son style de lecture. Bien sûr, son thème principal fait parti des plus dur et il vous faudra prévoir une boîte de mouchoir (au cas où). Et pourtant, une immense tendresse ressort de ces pages, et je sais que j’aurais grand plaisir à le relire.
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C’est définitivement une excellente lecture, une reco, un roman à vivre. Alors, tentés ? Vous l’avez lu ?