In the dead of night, eighty-three-year-old Marcel Grob is sequestered by an investigating judge who questions him about his past. Particularly beginning on June 28, 1944, the day when “Marzell,” like ten thousand of his German-speaking peers from the French borderland province of Alsace, became a member of the Nazis’ infamous Waffen SS.
But did the teenager volunteer, or was he conscripted by the Nazis? Was he a “Malgré-nous,” one of those forced to comply, or was he a war criminal? To establish the truth of his troubled past, Marcel Grob will have to revisit painful memories as an adolescent forced to fight in Italy with the sinister Reichsführer division.
Determined to prove his innocence, Marcel begins the story of a long journey into night.
My first ever graphic novel turned out to be an interesting experience. The subject matter of the book is the past catching up you at the moment least expected. An elderly man who was one little screw in the Nazi Waffen SS machinery is brought to justice after decades. The visual art is at a high level and the fourth star is added for discovering this new genre. *Many thanks to Philippe Colin, Sebastien Goethals, Naval Institute Press, and NetGalley for arc in exchange for my honest review.*
"The Malgre-Nous: Men From Alsace and Lorraine Conscripted 'Against Their Will into the "Wehrmacht'." "Alsatians born between 1870 and 1918 were of German nationality, whereas those born before or after that period were of French nationality, at least until 1942." -Christian Ingrao
Summer 1942 -Compulsory military service began for Alsatians. -Intimidation tactics were put into place to prevent desertion or disavowal of citizenship. -Waffen SS "grabs" Alsatian conscripts to fill manpower insufficiencies.
In 2oo9, Monsieur Marcel Grob, now 83 years old, was arrested and brought before examining magistrate, Judge Tonelli. Grob would be questioned, his responses noted, and presented in conjunction with Judge Tonelli's recommendations to the Corte Verita Tribunal. The families of victims of WWII appointed this special court to judge the last Nazi war criminals. What follows is an historical fiction account of one such Waffen SS soldier.
Marzell Grob claimed that he was never Waffen SS. "I spent the whole war at my parents' farm in Alsace. I was fifteen." Not so! Judge Tonelli produced Grob's Military ID indicating that he was a machine fitter [maschinenschlosser] for the Waffen SS. According to the judge, "this booklet is the irrefutable proof of your SS past...Contrary to the Wehrmacht, you had to volunteer to join the Waffen SS." Grob's contention was that a voluntary enlistee would have FRW [Freiwilligen] on his Military ID. His ID was not stamped with this designation.
Over a period of eight hours, Grob recounted, for "the record", his time served in the Waffen SS. "No more speaking French at all, Das ist Verboten!" His blood type was tattooed under his left arm, serving a two-fold purpose. In case of injury, SS got priority. If captured and identified as SS by the Allies, it spelled certain death. The different places Grob was posted were reflected on his SS-Soldbuch, the Military ID. Repatriated after the war, he was receiving a pension from the French Republic as a war invalid. But, had Grob been victimized by the German War Machine? Was he shocked and shaken by what he seemingly was forced to participate in? A refusal to follow orders would have had repercussions meted out to his family.
"The Journey of Marcel Grob" was written by Philippe Collin and Sebastien Goethals. The artwork drawn by Goethals provided graphic scenes of the cost of war with very powerfully, detailed images rendered in sepia. The informative Afterwood by Christian Ingrao, clearly and concisely discussed the History of Nazism. The tome is dedicated "To all the young people of Europe". An excellent, thought provoking read.
Thank you Naval Institute Press, Dead Reckoning and Net Galley for the ARC in exchange for an honest review.
Je me réjouissais de découvrir cette BD sur un sujet qui me tient à cœur ! Mais quelle déception !! Les entretiens avec le juge sont d’une telle bêtise !!! Les dialogues d’un ridicule ! Les passages où l’on suit la vie de Marcel Grob dans ses fonctions de SS incorporé de force sont intéressants et en effet on voit l’ambiguïté dans laquelle se trouvaient les malgré-nous : cette partie est (heureusement) bien rendue. Malheureusement les dessins sont mal réalisés, on ne comprends pas toujours quel personnage est représenté...on passe d’une scène à une autre sans indication de lieu etc. De même pour les scènes de bataille, on ne comprends pas, et il m’a fallu revenir plusieurs fois sur des dessins précédents pour essayer de démêler le déroulement d’une scène.. C’est dommage, ça aurait pu être tellement mieux et captivant !!!
Lors du salon Écrire l’Histoire qui s’est tenu à Bruxelles les 1er et 2 décembre 2018, j’ai eu la chance d’animer quatre débats avec des auteurs dans le cadre du « café littéraire ». Le format : une discussion informelle, en petit comité, dans le décor intimiste du Salon Royal du Cercle Gaulois. Parmi les ouvrages présentés à cette occasion, mon coup de cœur est sans conteste le roman graphique Le Voyage de Marcel Grob de Philippe Collin et Sébastien Goethals (Futuropolis, octobre 2018).
Plus qu’une bande dessinée, Le Voyage de Marcel Grob est une véritable fiction historique, une enquête à travers les sources, et aussi en quelque sorte un témoignage apocryphe. Collin, chroniqueur à France Inter, s’est inspiré de l’histoire de son grand-oncle, Marcel Grob, un jeune Alsacien enrôlé dans les Waffen-SS en juin 1944 alors qu’il n’a que 17 ans. Une expérience de 14 mois comme « mécanicien ajusteur » qui le fait voyager en Italie puis sur le front de l’Est, au plus près de l’horreur de la guerre.
Lorsque Philippe Collin apprend que son grand-oncle a fait partie des SS, il est sous le choc. « SS », c’est l’acronyme de Schutzstaffel, un terme allemand utilisé pour désigner la police de protection personnelle d’Hitler, une milice dont les pouvoirs sont rapidement étendus pour mettre en place une politique de répression généralisée, avec notamment la mise en place de camps de concentration et d’extermination. Les SS deviennent un véritable État dans l’État et les Waffen-SS représentent le volet militaire de l’organisation, en concurrence directe avec la Wehrmacht, l’armée régulière.
Alors que de nombreux jeunes Français ont été enrôlés de force dans l’armée allemande, les SS sont en principe recrutés sur base volontaire. Face au refus de Marcel d’expliquer les raisons de son engagement dans les SS, son petit-neveu décide de couper les ponts en 1997. Plus de dix ans en plus tard, à la mort de Marcel, Collin découvre dans les archives que Marcel avait été enrôlé de force, de même que près de 10 000 jeunes Alsaciens entre mai et octobre 1944. Il cherche alors à en savoir plus…
L’Alsace est en effet considérée par les Nazis comme faisant partie de l’Allemagne - une situation particulière détaillée dans l’annexe historique rédigée par Christian Inrao. Sans prendre position, Le Voyage de Marcel Grob pose de nombreuses questions intéressantes sur la place des « malgré nous » - ces jeunes Français enrôlés de force par les Nazis. Étaient-ils vraiment contraints ou avaient-ils le choix, alors que les Nazis menaçaient leur famille de représailles en cas de refus ?
L’une des scènes clés du récit est d’ailleurs particulièrement interpelante du point de vue du questionnement moral sur la guerre. Il s’agit du massacre de Marzabotto. Du 29 septembre au 5 octobre 1944, plus de 700 civils sont tués par les Waffen-SS dans ce village italien, dont un nombre important de femmes et d’enfants. La mise en images de cet épisode ultra violent suscite une grande émotion chez le lecteur qui se demande : Qu’aurais-je fait à la place de Marcel ? Aurais-je tiré sur des innocents, ou aurais-je refusé d’exécuter les ordres, au risque de me voir fusillé sur le champ ?
Le Voyage de Marcel Grob n’est pas une apologie des « malgré nous » mais plutôt une tentative de restituer la complexité des faits à travers le destin de trois jeunes hommes. Marcel fait l’expérience de la guerre aux côtés de deux compagnons d’infortune : Antoine Guebwiller, un jeune homme attachant mais peureux, et Stanislas Müller, un pro-Nazi obsédé par la lutte contre les communistes, mais dont les convictions s’ébranlent à après la tuerie de Marzabotto. Si ces deux personnages sont fictifs, Collin explique qu’ils ont été créés en « amalgamant » des données recueillies sur plusieurs garçons au destin bien réel. Beaucoup de ces jeunes hommes, ayant grandi à la campagne, n’aspiraient qu’à travailler à la ferme avec leur famille. En rejoignant les SS, ils découvrent l’horreur de la guerre mais aussi l’amitié entre camarades soldats et de nouveaux horizons (c’est ainsi que Marcel voit la mer pour la première fois).
Si certaines scènes ou personnages peuvent mettre mal à l’aise, comme ce responsable SS, l’Untersturmführer, amateur de littérature, Le Voyage de Marcel Grob a le mérite de poser des questions intéressantes sur la part de responsabilité des hommes enrôlés de force dans l’armée - et plus généralement des soldats en temps de guerre - sans véritablement trancher à la place du lecteur. Un récit émouvant, subtil, instructif, et marquant.
J’ai aimé… • Les personnages, en particulier le choix de confronter l’expérience de trois jeunes hommes pour mieux illustrer la diversité des expériences au sein des « malgré nous » ; • Le dessin. Des tons sepia et gris-bleu sont utilisés en alternances pour délimiter les flashbacks et structurer le récit.
J’ai moins aimé… • Le titre, pas très vendeur ni très représentatif du récit. Ce « voyage » est un véritable enfer pour Marcel et ses camarades ; • L’intégration du récit dans un cadre contemporain avec un interrogatoire de Marcel, devenu un vieillard, par un juge fictif aux idées bien arrêtées. Le tribunal évoqué, désigné par le nom de « corte verita », semble en réalité être une incarnation de la conscience de Marcel - ou peut-être plutôt de la conscience collective des générations suivantes. Un procédé original mais un peu étrange.
Nog maar eens een strip over WO II, maar wel een van de betere. Gebaseerd op ervaringen van de grootoom van de auteur bij de Waffen-SS.
De tekenstijl sprak mij wat minder aan.
Verder geeft de uitgever ons, zoals dat gebruikelijk is bij dit soort strips, een bijlage met historische verdieping van de behandelde thema's. Maar deze tekst was ofwel slecht geschreven ofwel vertaald met Google translate...
Le 12 janvier 1953, s'ouvrait à Bordeaux un procès sensible lié à un évènement ignoble de la Seconde Guerre mondiale. Quelques jours auparavant, des Alsaciens s'étaient rendus volontairement en train dans la ville pour y être jugés. Dans le box des accusés, ces hommes devaient répondre d'un crime: celui d'Oradour-sur-Glane. La situation était inédite, et les plaies de la guerre allaient se rouvrir durablement, tant la situation de ces Alsaciens allaient être compliquées à gérer par les juges, par les accusés et par les familles de victimes elles-mêmes pour qui la qualification de "Malgré nous" n'allaient pas être acceptée. La suite ici: https://pagesdhistoires.blogspot.com/...
Thanks to the Naval Institute Press for giving me the ARC through NetGalley in exchange for an honest review
The Journey of Marcel Grob is an interesting tale based on Marcel Grob's (Philippe Collin's great-uncle) lived experience during WWII. He's one of the hundreds of Alsatian young men who were forcebly conscripted into the Waffen SS in 1944 and like so they had to fight for Germany and be part of the war crimes their superiors ordered them to commit.
While the parts of 83 year old Marcel Grob being interrogated by the Judge Tonelli about his past so his responses be recorded to be sent to the Corte Verita reads quite caricaturesque; Grob's accounts of his time as a Waffen SS are truly engrossing by showing the different type of characters that were part, voluntarily or not, of Nazi's elite army. Some characters are portrayed as full evil, others as victims of propaganda and hate towards the soviets, whereas others are most in the grey area by not being downright criminals but holding an idiology that makes them being part of the SS Death Machine nevertheless. Which makes this a thought-provoking read. Grob himself, although hating his everyday life with the germans, he couldn't help fraternize with one of his Untersturmführers and makes decisions that might put his affiliations in question.
The art by Sebastien Goethals has a classic comic book artstyle that works well. The stylistic choice of coloring the past in sepia is also a great detail that adds a dream-like feeling to Grob's journey, though the real dream might be the interactions between Grob and the Judge.
Overall it was a great read.
P.D. The AGAT Films company made a trailer of this book for the french edition.It's worth watching!
Personally, this wasn’t a deeply emotionally resonant story and, in many ways, it paled in comparison to We German by Alexander Staritt, which I’ve read previously. Regardless, it was interesting (depressing SS stories always are, to me at least) and a good effort. I especially liked the final pages by Christian Ingrano, although the writing could be somewhat confusing (hopefully because of the breadth of content he had to cover in such little pages…) and I plan on picking up one of his books jn the future. The “interrogation” pre-trial thing ? I get it was some sort of metaphor for Grob’s conscience and guilt in the face of the atrocities he was forced to commit and the judgment others can easily dole out but… seriously? Seriously? The dialogue was SO cliched, the judge and the secretary/witness were profoundly unbearable, the takes were so poor I just couldn’t stand it. Honestly, it felt borderline insulting to the memory of the REAL Marcel Grob, may he rest in peace. The heart was in the right places, but the execution felt quite lacking, and to top it all off, I didn’t even like the art.
On a much more serious and important note… did I imagine the INCREDIBLY GAY VIBES between Marzell and Herr Untersturmführer ? “How old are you ? Have you read Arthur Rimbaud (big gay) ? Let me just fix your jacket and constantly touch you throughout the story ?” Come ON now, I didn’t imagine that forbidden love 😆
In general, I liked this. It was a clever way of telling a world war 2 story from a perspective that isn’t often considered. I thought a bit about Kirstin Hannah’s “The Nightingale” while I was reading it.
But I found the artwork a bit distracting. I’m not a huge fan of western comics to begin with, but in this case there were several panels where characters seemed to lack pupils. I couldn’t tell what they were looking at or what expression that was intended to be. The war scenes were difficult to follow, as I wasn’t sure which character was which. And with a large cast of supporting characters, that was just too much to follow.
Comme souvent en BD, c'est simpliste, grossier et manichéen. Les dialogues censés faire avancer l'histoire en sont bêtes et souvent absurdes. Les dessins sont plats et manquent de clarté (tous les protagonistes se ressemblent). Même le dossier historique final est confus et mal écrit.
Qu'est-ce que j'ai bien aimé dans cette BD? - Les petits trucs d'Alsaciens et de Mosellans qui font réalistes : Saint Nicolas (<3), mettre des 'le' devant les noms... - La rencontre avec la Gestapo, au tout début du récit, pour rappeler les déportations (transplantation, je crois que c'est le mot qu'ils utilisaient) des familles, en cas de non-coopération des Malgré-Nous. Ça permet au lecteur de comprendre le contexte mais c'est aussi tellement réaliste... Mon grand-oncle a fini par se livrer pour cette raison. - Comment le massacre de Marzabotto est introduit: par un "tiens, vous allez rejoindre une unité qui vient d'Ukraine." C'est juste un détail, mais ça anticipe déjà tout ce qui va se passe et créer une tension palpable - la plupart des massacres auxquels ont participé les Malgré-Nous se situent sur le front est, notamment en Ukraine. C'est sur ce front que la violence nazie envers les civils a été la plus forte. - La rencontre avec l'officier FFL. Cette croix de Lorraine, l'ambivalence des sentiments: entre soulagement de revoir un Français, amour pour la France à laquelle on a été arraché, honte de ce qu'on est et ce qu'on a fait et peur du retour et jugement. - Les couleurs, froides, sépias. J'ai plus aimé le style des souvenirs que celui du "procès".
Ce qui m'a moins plus, justement, c'est l'aspect "interrogatoire", car un peu hors-sol. C'était un peu trop caricatural peut-être même si, au fond, ces questions et insinuations sont celles que les Français de l'Intérieur ont posé pendant des années (posent encore?). C'est peut-être aussi le reflet de ce que pensait l'auteur avant de travailler sur les archives de son grand-oncle. Et puis, c'est vrai que les Malgré-Nous sont des taiseux; ils ne parlent généralement pas ouvertement de ce sujet et la mise en scène de l'interrogatoire est un artifice qui permet d'engager la narration.
Et j'aurais aimé aussi avoir une histoire de Malgré-Nous qui se passe à l'Est. En France de l'Intérieur, on parle surtout des Malgré-Nous quand on évoque le massacre d'Oradour-sur-Glane par la division SS Das Reich. Pourtant, la grande majorité de l'histoire des Malgré-Nous s'inscrit sur le front est et c'est quelque chose dont on ne se rend pas compte en France de l'Intérieur.
Enfin bref, une histoire réaliste qui permet à quelqu'un qui ne connait pas le sujet de découvrir ce que sont les Malgré-Nous. En tant que Mosellane, je n'ai pas découvert grand chose de nouveau mais c'est sympa de voir le sujet dans une BD grand public.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Bonjour les lecteurs .. Voici une BD qui raconte comment de jeunes alsaciens furent incorporés de force dans l'armée allemande et durent combattre dans la SS Ce récit est basé sur une histoire vraie. En 2009, Marcel Grob, un vieil homme de 83 ans, se retrouve devant un juge qui l’interroge sur sa vie. Et plus particulièrement sur le 28 juin 1944, jour où ce jeune Alsacien rejoint la Waffen SS Marcel se souvient .. non, il n'était pas volontaire, mais il n'a pas eu le choix. Il est comme on les a appelés un " malgré-nous". Marcel se souvient de son voyage jusqu'en enfer dans un petit village des Apennins, Marzabotto. Voici un sujet qui reste assez méconnu.. l'Alsace ayant toujours été au centre des conflits franco-germaniques. Combien de jeunes, comme Marcel, se sont retrouvés sous le joug de l'ennemi, non par choix, convictions mais par obligation. Mais Marcel était-il aussi innocent qu'il est présenté ? Etait-ce vraiment une victime qui a subi son sort ? N'est-ce pas une histoire un peu trop lisse? trop propre ? Personne n'est jamais totalement innocent en temps de guerre. Le tourbillon de l'histoire a vite fait de nous emporter, nous transformer. Seul Marcel détenait la vérité .. à nous d'imaginer et surtout de ne pas juger. Comme à chaque fois … qu'aurions-nous fait à leurs places ? Philippe Collin s'est inspiré de l'histoire de son grand-oncle, un "malgré-lui" comme tant d'autres noyé parmi les jeunes volontaires aux dents de loup. Les dessins sont de grande qualité et rendent très bien les expressions ressenties . A la fin du récit, un cahier historique nous résume les faits et gestes de l'armée allemande sur le front de l'Est. Belle lecture .. très instructive.
Cette incroyable BD DOIT être étudiée à l'école, et pas qu'en Alsace ! Dans toute la France et l'Allemagne au moins ! Enfin un livre retraçant les énormissimes injustices dont les Malgré-nous ont été victimes, il était plus que temps !! La postface d'Ingrao sur le sujet est plus que décevante - encore du Parisianisme mal placé ?! Une seule page avec qq chiffres sur les Malgré-nous, sur 10 pages au total. Aucune explication poussée, aucun apport... Heureusement que la BD est bien là, elle, et nous fait vivre le réel de ces très jeunes enrolés de force. Les images et l'histoire rappellent que rien ne sert d'être manichéen, elles retranscrivent une partie de l'Histoire ignorée et mise de côté de manière éhontée - pour poursuivre l'injustice - avec une histoire, le tout créant beaucoup d'émotion... d'autant plus pour une petite fille de Malgré-nous...
Le genre historique n'est pas mon genre de prédilection. C'est donc avec un certain étonnement que j'ai finalement emprunté cet ouvrage à la médiathèque. Pourtant, je ne regrette aucunement cet emprunt.
Le voyage de Marcel Grob est une lecture utile. Cette oeuvre aborde la guerre par un biais qui est rarement évoqué (ou du moins mis en avant). Le ton est dur mais nécessaire. Le lecteur est amené à réfléchir sur la question. Le message est fort et intense. On ne ressort pas de cette lecture indemne.
Je ne vais pas vous en dire plus. Cette bande dessinée doit être découverte par vous-mêmes.
Marcel Grob se retrouve dans le bureau d'un juge d'instruction pour justifier de son passé et plus particulièrement de la période de juin 1944, date à laquelle il est entré dans la waffen SS.
Marcel Grob dit ne rien avoir à se reprocher car il était un "malgré-nous", c'est-à-dire un jeune français enrôlé de force par la SS. En aucun cas, il affirme s'être engagé volontairement.
Le magistrat en charge de l'affaire va vouloir savoir exactement ce qu'il s'est passé et donc Marcel va replonger dans son passé pour prouver son innocence.
Mon avis
Cet ouvrage est très beau mais aussi très important dans notre Histoire.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, beaucoup de jeunes alsaciens ont été enrôlés de force par la SS. Malheureusement, à leur retour, ils ont dû justifier de leurs actes et prouver leur dire.
J'ai trouvé ce roman graphique extrêmement fort, bouleversant...
Certaines illustrations sont quelque peu choquantes mais importantes pour ne pas dénaturer les faits.
Le massacre de Marzabotto auquel Marcel Grob a "participé", m'a tout de suite fait penser au massacre d'Oradour-sur-Glane.
C'est la 1ere fois que je m'intéressais réellement aux "malgré-nous", et je pense qu'il y en a beaucoup à apprendre sur eux...
Marcel Grob, conscripted member of the Waffen-SS or volunteer? That is the question an investigating judge has to decide while interviewing the 83-year old. What follows his the memories and documents placing him at the scenes of war crimes. The end, like the beginning, is ambiguous as to his fate except that he come to the fate of all men. An interesting tale not often discussed about those forced to serve in World War II whether they wished to or not. It is easy to be be self-righteous after the fact. It is harder to know the proper course when in the midst of the action.
Non, ce n’est pas encore une banale histoire de guerre ! Voici le témoignage d’un homme de 83 ans interrogé sur son passé plus que suspect. Ici, l’auteur retrace l’histoire de nombreux jeunes gens alsaciens, partis à la guerre et enrôlés malgré eux dans les forces SS. Un récit bouleversant, plein d’humanité pour mieux comprendre le traumatisme causé par cette partie de l’histoire, le tout présenté par un dessin nuancé et magnifique. À partager sans modération !
L'envers du décors. Qu'il est rare de situer le récit du côté des "méchants". La spirale qui entraine le héros a participer à des actes de guerre barbares est décrite avec précision et sans parti pris. On se prend à comprendre comment des hommes sont entrainés à commettre de tels horreurs. Glaçant !
Ne serait-ce que pour découvrir ce triste épisode de l’histoire alsacienne, ce livre vaut la peine. Est-ce qu’on a le choix et surtout qu’est-ce que la liberté lorsqu’on a 17 ans et qu’on se fait enrôler de force chez les SS avec pour seule alternative de condamner sa famille à la mort. La guerre n’est pas inhumaine, elle est justement tout ce qu’il y a de plus humain.
Une BD intéressante, racontant l'histoire d'un malgré nous (je ne connaisais pas du tout et c'est pourtant très important). Je suis resté cependant assez froid à la narration choisie et le dessin ne m'a pas enthousiasmé plus que ça. Si la BD est riche en enseignements, elle m'a pourtant laissé une certaine impression d'inabouti.
Un récit traitant des malgré-nous au temps de la guerre 39-45. Une histoire très intéressante, les graphismes des flashbacks étaient vraiment bien réalisés. J'ai, par contre, été moins fan des dessins du présent.
Malgré le sujet intéressant de cette BD (et le fait qu'elle parle d'un Belfortain), je n'ai pu être plongée dans l'histoire du fait du style de dessin de l'auteur et du parti pris d'utiliser une couleur par page / thématique.
Découvrez le destin des Malgré-nous auprès de Marcel Grob 🥨
4 / 5 ⭐️
Cette bande dessinée historique embrasse le destin de Marcel Grob, intégré de force à la Waffen SS. Elle permet de mettre en lumière une partie de l’Histoire trop souvent occultée des territoires devenus germaniques ( ici l’Alsace ) alors que les habitants se sentaient français. Le graphisme n’est pas ce que je préfère mais immerge bien dans l’intrigue.
Un devoir de mémoire aux "Malgré-nous", ces Alsaciens qui ont été incorporés de force aux troupes nazies dans la deuxième partie de la Seconde Guerre mondiale et ont donc participé à des massacres en France et ailleurs.
Une BD passionnante sur l'enrôlement des Français d'Alsace et de Moselle dans les SS et leurs "interventions" notamment en Italie. Dérangeant et intéressant d'un point de vue historique.
Les dessins de cette bande-dessinée servent l'histoire à merveille. Ce livre permet de découvrir l'histoire des malgré-nous alsaciens enrôlés dans les troupes SS.
Une enquête intéressante sur les malgré-nous, histoire que je ne connaissais pas avant d'entendre une interview de Philippe Collin. L'histoire est bien racontée mais je n'ai pas aimé le dessin.