Au retour d'une soirée à l'opéra de Lille, un jeune couple est victime d'un grave accident de voiture. À son réveil, à l'hôpital, Félix apprend qu'Ambre est décédée. Il se retrouve aussi affublé d'un chien qu'il n'a jamais vu, un Jack Russell espiègle et affectueux qui ne quitte plus sa chambre. Félix le nomme Frisbee et tente de reconstruire sa vie avec lui, mais une série d'évènements étranges va lui faire comprendre que ce nouveau compagnon n'est pas ce dont il a l'air. À mesure que les pouvoirs surnaturels de Frisbee se révèlent, les questions se font plus pressantes : qui est-il ? D'où vient-il ? Quels sont les risques à le garder ? Mais la plus importante : est-ce lui qui a provoqué l'accident ?
Une excellente surprise, lue dans le cadre du PLIB (merci à la ME d'avoir offert le ebook aux jurés !), que je ne m'attendais pas forcément à autant apprécier.
Je ne lis jamais de fantastique, mais avec ce roman, je me suis complètement prêtée au jeu. La tragédie sur laquelle se fonde l'histoire m'a arraché quelques larmes et m'a permis de bien m'attacher au personnage principal, pourtant assez "plat" en soit (c'est vraiment un bon type banal et un brin ennuyeux, typiquement le genre de personnage qui me gonfle d'ordinaire, mais là c'est bien passé !). Dès le départ, on devine vite ce dont il retourne, mais l'auteur rend cette absence de mystère complètement acceptable parce que le personnage principal lui même n'est pas dupe (et c'est rafraîchissant). On suit l'histoire pas pour savoir ce dont il retourne, mais pour savoir comment ça va tourner quand tout sera révélé au grand jour.
J'ai trouvé la fin bien gérée et la conclusion super satisfaisante. J'ai dévoré ce roman en 2 soirs à peine, et je le recommande sans hésiter !
Chronique dispo sur le blog : https://adoptlibrarian.blogspot.com/2... _______________ Un chien d’enfer est un court roman classique au premier abord mais qui sait faire preuve d’originalité pour se démarquer. Si l’histoire est principalement ancrée dans le réel contemporain pendant une bonne partie du roman, quelques touches de bizarrerie vont amener le lecteur mais aussi le protagoniste, Félix, à se poser des questions. Car Frisbee, le Jack Russell que Félix adopte malgré lui après l’accident qui vient bouleverser sa vie n’est pas tout à fait un chien ordinaire… Ce récit d’un quotidien endeuillé est maîtrisé et va tout doucement se diriger vers du fantastique légèrement angoissant. Les frontières entre la réalité et le rêve (ou plutôt le cauchemar) sont sans cesse habilement brouillées, certains évènements paraissent trop gros pour être vrai et on ne sait jamais trop ce qu’on peut croire ou non.
J’ai trouvé la plume de Maxime Herbaut efficace, belle et très pertinente. Il met en scène les émotions avec beaucoup de justesse et on ne peut que ressentir de l’attachement pour Félix et de l’empathie vis-à-vis de ce qu’il traverse. L’auteur décrit le deuil avec force détails, j’avoue que certains passages ou certaines réflexions m’ont parfois serré le cœur et étaient dures à lire. La douleur, le chagrin et le sentiment de culpabilité par exemple sont accablants et j’ai eu beaucoup de peine pour le personnage. Le lecteur accompagne Félix dans sa descente aux enfers, dans toutes les étapes du deuil, dans ses tentatives de reconstruction mais aussi dans ses questionnements et ses regrets. Félix a tout de même le droit à quelques lueurs d’espoir et de joie grâce à son petit compagnon à quatre pattes.
J’avoue avoir un peu décroché lors des chapitres qui décrivent un dessin animé où un chien poursuit un chat ou avec les chapitres sur l’opéra de Don Giovanni aux Enfers qui, pour moi, venaient casser le rythme de l’histoire et m'ont plutôt ennuyée. Ces chapitres sont très déstabilisants au début, on ne sait pas trop ce qu’ils viennent faire là, mais au fur et à mesure on en saisit les clins d’œil et références à l’intrigue principale. Les extraits d’un dictionnaire sur les démons m’ont en revanche bien plu et donnent des pistes et clés de compréhension tout au long de la lecture.
Un chien d’enfer fut donc une lecture surprenante qui mêle thriller et fantastique. Si les thématiques abordées ne sont pas réjouissantes, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture à essayer de percer à jour ce mystérieux petit chien. Le récit est ponctué de réflexions très justes sur la vie, le bonheur ou encore le temps qui passe.
Cela fait un petit moment qu'il était là, à me narguer avec ses copains de la même maison d'éditions et je me suis dis, il n'est pas trop lourd à porter, donc pourquoi pas lui en premier ? Voila, c'est fait, le premier livre de Maxime Herbaut dont je ne connaissais pas la plume et je vais en parler de suite. C'est un texte qui a été nourri, riche en vocabulaire, en images, en philosophie sur la vie d'une manière générale. Le texte est généreux et il vaut mieux éviter de chercher à tout comprendre sous peine d'une grosse prise de tête. Une rentrée d'opéra pour un jeune couple qui a la vie devant eux. De petites chamailleries sur la musique qu'ils écoutent chacun, des sourires, une route qu'ils connaissent par cœur et une tache. Quelque chose qui traverse la route, peut-être ou bien c'est autre chose, mais l'accident arrive et c'est le drame. Il ne reste plus que Félix pour se remémorer ce qu'ils ont été, lui et sa douce Ambre. Des souvenirs, de la distance avec la famille de sa femme et ce chien qui le colle pire qu'une sangsue. Comment un hôpital peut laisser un chien entrer dans une chambre ? Et l'hygiène dans tout cela ? Félix va devoir apprendre à vivre seul, enfin pas tout à fait car ce petit chien qu'il va surnommer Frisbee va devenir son seul point de repère.
Félix va vivre une aventure hors du commun. Je ne peux en dire plus, sans compromettre la façon dont tout s'agence dans le récit. Ce chien a un rôle capital, tout comme les pensées de Félix.Un réveil brutal à l'hôpital, une perte douloureuse, il ne sait plus quoi faire. Son enfer personnel le dévore à tel point que les dessins animés sans queue ni tête le garde éveillé. Des histoires de chat et de chien qui s'en veulent à mort, comme si c'était naturel, comme si leur nature les obligeaient à se sauter dessus. Il y a toujours une morale dans ces histoires qui au départ ne semble pas si réaliste et en creusant un peu, on imagine des choses, on pense comprendre ce que les scénaristes ont décidé de nous montrer. Comme dans chaque histoire, chaque livre que nous avons entre les mains et qui détectent si nous sommes capable de comprendre ce qu'un auteur a voulu nous faire prendre conscience. Autant le côté fantastique est bien présent, bien amené nous perturbant plus qu'il ne devrait, autant l'épouvante à part peut-être une scène, je m'attendais à plus. Mais je suis une dingue et il faut y aller pour me faire peur, donc il se peut qu'un lecteur qui n'a pas l'habitude soit terrorisé par ce qu'il va découvrir, en fait j'en suis certaine.
La vie de Félix a pris un tournant, puis un autre et un autre. Tel Don Giovanni qui erre sans fin dans son propre enfer, notre Félix va devoir en faire de même. Pas de pardon à avoir un accident reste un accident, mais si derrière tout cela il y avait quelque chose de plus grand ? Un avenir modifié, un bonheur taché de sang, une maison vide de vie, le chemin d'un être humain sur sa propre destinée n'est pas stable. Chacun des choix que nous faisons nous éloigne ou nous rapproche de ce que nous désirons. Vivre éternellement ? Non, mais vivre heureux ? Oui ! Et à quel prix ? Cela encore reste une question sans réponse, car il ne s'agit pas d'une seule vie, mais de plusieurs. La magie de la vie est forcément lié à celle de la mort, il ne peut pas y avoir l'un sans l'autre et cela en découle malgré tout la peur. Celle de ne pas réussir à faire ce que l'on veut, à avoir ce bonheur si fugace et le voir s'envoler pour un choix mal fait. Et si vous fermiez les yeux et imaginiez votre vie dans 10 ans, où vous verriez vous ? Félix devrait le faire, à moins qu'il ne soit en train de le faire, à moins que tout n'est que rêve, ou cauchemar selon la réalité. Comment savoir au final ? Frisbee est un petit chien et je n'aime pas les petits chiens pour leur fourberie. Et c'est exactement ce qu'il est : fourbe à souhait. Qu'il soit réel ou non, qu'il soit un véritable chien ou non, ce truc à quatre pattes à de quoi faire suer n'importe quel personnage. Il a beau montrer des trésors de super chien (capable de chopper une mouette en plein vol de plus de 4m de haut, ou de faire des pirouettes... un chien savant enfui d'un cirque?) il fait flipper. N'empêche, le cirque, cercle, les enfers, les 7 portes à traverser... Et si ?
Félix fait mal au cœur, il faut bien l'avouer, tout perdre le fait devenir un ermite. La douleur est si forte qu'il se retire du monde des vivants petit à petit. Ambre était son monde, celui qui valait le coup de se battre, celui pour lequel il pouvait se lever le matin et aller travailler sachant qu'à son retour ils se retrouveraient. Le passé, le présent s'emmêlent pour nous donner son cœur sur un plateau. Entre tout cela, le livre de Saint Onge qui navigue entre deux radeaux de chien et chat, d'un Don Juan qui ne ressemble plus à rien. L'enfer sur terre s'est de continuer à vivre après les autres. Félix l'apprend à ses dépends et ce n'est pas Frisbee qui va le contredire. Car ce dernier est fourbe, je l'ai déjà dis, petit chien, petit malin. Le malin, le Mal, peu importe le nom qu'il peut avoir, tout cela vient d'une chose : qu'il vous faudra découvrir je ne vais pas donner la réponse à cette question. Par Félix nous suivons son cheminement de pensées, ce qui va lui faire croire ou vivre ce qui arrive. Une vie parfaite n'existe pas, mais nous faisons en sorte que cela fonctionne, pas vrai ? Les personnages ne sont pas nombreux, mais ce qui entoure Ambre ne peut rester dans l'ombre. Son frère qui en veut à mort, ses parents qui ne savent plus où donner de la tête, les amis communs qui se dispersent... C'est un nouveau monde qui apparait aux yeux de Félix et il est bien sombre.
Chaque tableau, chaque tranche de vie a une histoire propre, mais également une imagination débordante. Le travail de Félix aidant à nous démontrer qu'une toile peut apporter de nombreux thèmes, des histoires invraisemblables qui pourtant pourrit être une forme de vérité. Lorsque nous rêvons, les yeux ouverts ou non, l'imagination est fertile pour la plupart d'entre nous. Le livre terminé, un nombre incalculable de questions tourbillonnent. Est-ce que Félix a vraiment vécu cela ? Ne serait-il pas plutôt en train d'imaginer tout ce qu'il voit et vit alors qu'il dort à l'Opéra ? L'accident a-t-il eu lieu ? Si cela se trouve il est dans le coma et imagine un désespoir sans nom ? Si cela se trouve il a réellement vécu ce qu'il y a entre ces pages et son esprit tourmenté n'a pas été mis au repos depuis des mois ? Chacun peut décider de ce qui lui est arrivé, j'ai ma propre opinion et je me suis laissé bercer par les mots de l'auteur dans cet engrenage que seul un esprit peut voir venir trop tard. J'admets que certains passages me sont largement passé au-dessus de la tête, ne comprenant pas où il voulait en venir. Un brin trop philosophe pour moi je pense. Il ne faut pas oublier Frisbee qui a son propre caractère, sa manière de peser, son propre passé et cet avenir perturbant. Un chien qui ne vous lâche pas ainsi, il n'y a que lui que le décide.
En conclusion, une histoire fantastique avec un léger gout d'épouvante pour ma part. L'être humain ne sait pas ce qu'il veut réellement. Le bonheur oui, mais à quel prix ? Entre le rêve et la réalité, nous suivons Félix dans ses déboires. Le chemin de toute vie n'est jamais tracé, il y a des embûches, des ennuis, des moments de doutes, de la peur et si nous n'arrivons pas à passer outre ses instants de "faiblesses" comment serait-il possible de continuer sur un chemin qui ne nous plait pas ? C'est à nous de faire les bons choix, même si certains événements ne sont pas de notre fait ! En tout cas, je reste sur mon idée, les petits chiens sont le mal personnifié !
😍 Coup de cœur En trois mots : deuil - chien - angoisse
« […] ce qui se présentait à lui sous la forme d’un chien de compagnie s’était joué de lui. Il avait en réalité affaire à tout autre chose. »
Il paraît que l’enfer c’est les autres… ? 👀 Un couple est victime d’un accident de la route. À son réveil, Félix apprend que sa femme est décédée… et qu’un chien étrange ne quitte plus sa chambre d’hôpital.
➡️ Quel coup de cœur inattendu ! L’intrigue de départ semble assez classique mais pourtant elle se dirige habilement vers le fantastique. Cet aspect m’a clairement convaincue.
« Beaucoup de chance, monsieur Abgrall, il vous reste des mains pour caresser les chiens, pour ouvrir les portes de toutes les pièces où Ambre ne sera plus, il vous reste des pieds pour vous rendre dans tous les endroits d’où Ambre a définitivement disparu. »
➡️ Au-delà de son côté fantastique, le roman fait la part belle à l’émotion avec le thème du deuil que j’ai trouvé traité à la fois avec douceur et justesse. Impossible de ne pas être touchée par ces personnages et notamment Félix.
« Même chez Disney, le méchant meurt à la fin. Il n’y a pas d’histoire où tout le monde gagne. »
On retrouve de jolies réflexions sur l’existence, bien intégrées dans l’histoire et qui ne sont à aucun moment moralisatrices. Le lien humain / animal est également bien abordé.
« Autour du rai isolé des phares, le ciel, les arbres, la terre et la route se noyaient en une seule et même noirceur. Ils roulaient au fond d’un abîme. »
➡️ Ce livre m’a un petit peu fait penser à ce que j’aime retrouver chez Stephen King, de l’émotion, du noir, du fantastique voire même… de l’horrifique mais le tout bien ancré dans le quotidien et le réel.
(D’ailleurs, après avoir adoré « Cujo » de King, me voilà avec un autre excellent récit qui allie chien et horreur… il va falloir que je me pose des questions… 😅)
L’angoisse monte petit à petit et ça a très bien fonctionné sur moi.
➡️ Et quelle originalité ! Les chapitres classiques alternent avec certains plus particuliers qui sont à découvrir (un peu déroutants au début mais qui une fois encore prennent sens au fur et à mesure).
En bref : - si vous aimez les chiens, vous aimerez probablement ce livre - si vous n’aimez pas spécialement les chiens mais que vous aimez avoir peur… vous aimerez sans doute aussi ce livre
Merci aux éditions Crin de chimère pour ce titre dans le cadre du PLIB 2023.
J’ai dévoré cette histoire en l’espace de quelques heures tellement c’est prenant et surtout angoissant. Mon petit cœur a eu du mal à survivre et c’est un petit coup de cœur.
On fait la connaissance de Félix, professeur des écoles qui vient d’avoir un accident de voiture dans lequel il perd sa femme. A son réveil à l’hôpital il se retrouve propriétaire d’un Jack Russell Terrier, Frisbee. Il va sombré suite à sa perte et on va le suivre dans les étapes du deuil. J’ai adoré ce personnage qui au fil des pages essaie de reprendre gout à la vie mais également… Ha non je ne peux rien vous dire.
On rencontre donc Frisbee un chien pas comme les autres. Je l’ai aimé dès le début et surtout quand il a commencé à faire des choses bizarres. Mais chut c’est un secret. Je vous laisse lire ce livre pour le découvrir.
L’intrigue angoissante et prenante nous emmène à suivre Félix dans un moment très difficile de sa vie ou normalité et étrangeté vont se mélanger avec une pointe d’horreur. Les évènements s’enchainent pour nous faire vivre un moment ou fiction et réalité se rencontrent. C’est tellement addictif qu’on est incapable de lâcher le livre avant la fin.
J’ai beaucoup aimé le fait que les chapitres soit courts qui nous montre le passé et le présent de Félix. On y trouve aussi des extraits de Don Giovanni aux enfers mais également des descriptions de cartoons mettant en scène un chat et un chien. C’est déroutant surtout qu’on ne comprend ce qu’ils cachent qu’un peu plus tard dans l’histoire. Mais une fois qu’on comprend les métaphores et les indices on appréhende et voit l’histoire d’un œil nouveau.
La plume envoutante de l’auteur nous plonge dans les méandres du deuil, de la culpabilité, de l’amour, de l’horreur, de l’interrogation, du mystère et de l’angoisse. Il a su avec simplicité m’emporter dans son histoire complexe ou le rêve et la réalité ce mélange à travers des extraits de Don Giovanni, les cartoons et de la vie de Félix. C’est tellement bien écrit que mon petit cœur a eu du mal a survivre. Alors merci à l’auteur pour ce moment.
Pour conclure je vous dirais juste de foncer lire cette histoire si vous aimez le fantastique avec une pointe d’horreur occulte. Et je suis sur de Frisbee nous vous laissera pas indifférent. J’ai adoré cette histoire et c’est un petit coup de cœur pour avoir vécu ce moment d’angoisse.
Et qu’elle découverte. J’ai embarqué immédiatement dans ce roman. Alors je sais que certaines personnes ont trouvé le début lent mais moi ça me va. J’ai fait connaissance avec Félix. ( vous aussi vous trouverez ça drôle). C’était d’une grande qualité question humour, j’ai adhéré au côté complètement barré.
Il y a une histoire dans cette histoire et j’adore retracé le fil. Je suis retombée en enfance avec le cartoon. J’ai trouvé ça décalé et apportant une particularité au roman. Ce que je peux vous conseiller: lisez quelques pages et vous ne serez plus vous arrêter.
J’ai beaucoup aimé le jeu créé par l’auteur, cette promiscuité avec la vérité qu’on pense toucher du doigt. Bon il est évident que le jeu de piste est déjà tracé avec les indices sur la couverture. C’est un roman qui aborde le sujet du deuil, de la solitude, du pouvoir des rêves et bien d’autres choses..
J’ai passé un excellent moment, ça se lit très vite, le récit est addictif tel une potion de Panoramix pour Obelix.
J'ai trouvé ça nul, mais nul... Je n'ai rien contre l'absurde mais lorsque ça sert à quelque chose et que c'est bien fait. Ici ce n'était pas maitrisé et ça n'apportait rien. J'ai pas trouvé ça drôle. Zéro.