Comédienne culte, aujourd'hui oubliée, Dominique Laffin crève l'écran dans les années soixante-dix. Femme radieuse et brûlée, en quête de reconnaissance et de liberté, elle décède brutalement en 1985, à trente-trois ans. Sa fille Clémentine en a douze. L'étoile du cinéma était aussi une mère en souffrance. Avec elle, les rôles étaient parfois inversés tant il lui était difficile de prendre soin de sa fille. Il aura fallu trente ans et les questions de ses propres enfants pour que Clémentine Autain se retourne vers le passé et vers cette mère « partie sans un mot » qu'elle avait dû effacer pour se construire. Elle entreprend alors de retrouver ce qu’elle lui doit en même temps que les souvenirs d'une enfance hors norme, et en tire un récit d'une grande douceur, une lumineuse lettre d'amour. Un ouvrage bouleversant. Annick Cojean , Le Monde . Un livre bref, poignant, serré comme la tragique destinée qu’il exhume. Grégoire Leménager, L’Obs .
Roman riche d’une fille à sa mère, Dites-lui que je l’aime règle ses comptes avec la figure maternelle, et permet à l’autrice de renouer avec celle qu’elle avait rejetée, tant d’années après sa mort. Un récit émouvant qui nous donne envie de regarder le film éponyme, pour peut-être avoir un aperçu de ce qu’était Dominique Laffin.
Un rejet de la mère disparue, une colère contenue jusqu'à l'étouffement contre cette mère absente, célèbre, disparue brusquement et dont l'image a pris trop de place pour l'auteure qui en a d'autres souvenirs, qui ont fait mal, laissé des marques, invisibles à l'oeil nu mais qui ont laissé une amputation émotionnelle indéniable malgré le déni de l'auteure. On reste à fleur de peau dans ce court récit. Pour ma part, à bien des égards, trop proche de ma propre histoire pour ne pas laisser de traces...
Un petit livre simple, sans détours sur la relation de Clémentine Autain avec sa mère Dominique Laffin. L’actrice des années 70 aujourd’hui quelque peu méconnue, sombre dans l’alcool et ne permet pas d’entretenir une relation mère fille digne de soi. Clémentine règle ses comptes avec elle de manière dure au début, et renoue un lien doux et fragile avec elle a la fin. Une belle leçon de lien maternel qu’il faut ne faut pas prendre pour acquis et qui se doit d’être toujours envisagé dans l’idée de « elle a fait ce qu’elle a pu » Ça ne m’a pourtant pas autant touchée que je l’aurait espérer
Un livre pudique et malgré tout éclatant d'une femme devenue mère qui a tenté d'oublier la sienne - pourtant inoubliable pour ses contemporains - tente de démêler ses souvenirs d'une vision entachée par la mystification de l'actrice qu'elle fut.
Très beau livre où une fille, maintenant quadragénaire fait le chemin vers sa mère morte il y a plus de 30 ans. Sobre, tenu, lucide, l'émotion n'en est que plus forte.
Un bel hommage à l'amour maternelle. A la compréhension, la compassion. Savoir que les êtres ne sont pas infaillibles, même nos mères. Le pardon. L'acceptation.
Ce livre est très touchant. Le cheminement vers une vision plus affectueuse de sa mère décrite par l’autrice, au fil de ses souvenirs et de ceux de son entourage, est magnifique.