On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s’enfuit de la communauté fermée qui l’a vu naître et qui l’étouffe. Le voici donc plongé dans le « Frais Monde », dans la jungle urbaine, au risque de se noyer.
Ce n’est pas un hasard si Markus se retrouve à aider les plus mal pris de la ville. Car Markus est différent. Il est dévoré par une flamme qui le pousse à éclairer ceux qui semblent souffrir d’obscurité – et ils sont nombreux. Comment trouver sa place sans perdre son âme ? Où se terre la Mignonne ultime qui lui fait si cruellement défaut ? Et qui est cette ombre qui veille sur lui depuis le début, ce vieil homme mystérieux que Markus surnomme « Maître K », et qui se dérobe chaque fois qu’il l’approche ?
Ce sont les mots et les yeux candides de Markus qui nous dévoilent les désastres ambulants partout, et l’aveuglement du monde libre qui court, qui court pour se fuir lui-même.
Monique Proulx is a French-Canadian writer who has achieved considerable literary recognition, both in Canada and abroad. Her first novel, Sans Coeur et sans reproche, won the Adrienne Choquette literary award, and some of her other novels have won her awards such as the Signet d’Or de Plaisir de Lire, le Prix des Libraires du Québec, the Prix Littéraire Desjardins and the Prix Québec-Paris. She has twice been short-listed for the Governor General’s Award for Fiction in French, and was also short-listed for the 2004 CBC “Canada Reads” competition.
Proulx was born in Quebec City on January 17th, 1952. She earned a degree in literature and theatre from the Université Laval, and has taught French and theatre. She took time off in 1980 to work on her first novel, and by 1984 she had moved to Montreal. A highlight in Proulx’ career was to be invited by ARALD (Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation) to visit France in 1995. She attended ARALD meetings and conferences alongside four other writers from Quebec, and her work has become well known in France as a result.
Many of Proulx’ works have been translated into English, and her novel Le Sexe des étoiles (1993) – Sex of the Stars (1996) – was also adapted into a film directed by Paule Baillargeon. The novel and film are a modern depiction of gender and identity issues, and tell the story of Camille, a young girl whose transgendered, and absent, father is now a woman. The novel explores what it is that makes up human and sexual identity, as well as themes of loneliness and the desire for acceptance. Her work Les Aurores montréales (1996) is a compilation of short stories which describe the lifestyle and culture of Montreal. The stories are written from various perspectives, including those of children, couples, immigrants and the homeless, exploring linguistic and social issues in post-referendum Montreal. The collection of stories in Champagne (2008), translated into English as Wildlives (2009), introduces a new theme to her writing. Set in the Laurentian mountains now threatened by development, the interconnected stories form Proulx’ tribute to nature, and explore human relationships with the wild. Her writing style tends to contrast strong emotions of sadness with humour, and to explore boundaries and moments of transition. Her work has been published in over a dozen countries.
Je suis pas certain de saisir ce qui a fait en sorte que Monique Proulx se sente apte à écrire un roman du point de vue d'un juif en situation d'itinérance s'étant enfui d'une secte extrémiste. Malheureusement, cette interrogation-là m'a suivi tout au long du roman, même s'il m'a semblé franchement correct.
Il y a beaucoup de "eh" dans ce roman-là, mais ce qui m'a impressionné, c'est la manière dont Monique Proulx a illustré la barrière de la langue et surtout le sentiment de frustration qui vient avec le fait de ne pas se faire comprendre. Mais c'est ça, c'est tout. C'était un drôle de roman à sélectionner pour le Prix littéraire des collégiens.
PRIX LITTÉRAIRE DES COLLÉGIENS 2023 - LECTURE 2 Une sorte de roman initiatique, une série d’éveils vécus par un protagoniste narrateur qui nous dit écrire le livre qu’on tient. Une étude de personnage (ici de façon optimiste), traversant le Montréal d’aujourd’hui sans être capable de croire qu’il y a sa place, et possédant sa propre conception du monde, partagée par le récit et en constante transformation. J’ai commencé en me demandant si je pouvais faire confiance à ce narrateur qui comprend le monde d’une façon très déconnectée de ceux qui l’entourent, et qui a beaucoup de difficulté à interpréter ce que les autres vivent, ressentent, lui disent. Pourtant cette confiance en le narrateur apparaît et grandit alors qu’on le suit dans sa progression de succès personnels, dans sa logique qu’on vient à comprendre, et dans ses aspirations abstraites, qu’il tente aussi bien qu’il peut de traduire dans sa réalité.
Ça s’annonce une très bonne année au Prix Litt. des collégiens!
Markus, quel personnage attachant! Je m’ennuie déjà de lui et de sa bonté.
J’ai adoré l’aspect « roman d’apprentissage » qui engendre plein de petits moments cocasses. J’avais le sourire étampé dans face à de nombreuses reprises. Mais j’ai aussi été émue, parce qu’il y a aussi beaucoup de souffrance dans ce livre. Et d’ailleurs, ce livre donne espoir en l’humanité, parce que des Markus, heureusement, il y en a dans la vraie vie ♥️
J’ai trouvé difficile d’embarquer au début à cause de l’écriture et parce que j’avais l’impression de relire un livre que j’avais déjà lu… jusqu’à ce que je me rappelle que ces personnages se trouvaient dans le roman précédent, Ce qu’il reste de moi. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas mentionné en quatrième de couverture. J’ai préféré la seconde moitié du roman. La fin, magnifique, a tout racheté à mes yeux. Cette citation m’est restée: « Si tu es irrité par chaque frottement, comment tu vas devenir poli? »
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Mon roman coup de coeur ! Quelle écriture poétique ! J'ai tout aimé de ce roman. Tout y est finesse, même les événements difficiles sont amenés de façon poétique. Un exemple parmi plusieurs: «je suis maintenant si solidifié par la colère qu'au moins j'en ai fini avec l'eau des larmes qui ne donne à boire à personne» ou «quels mots abrasifs me largues-tu qui continueront de me calciner bien après que je les aurai jetés dans la poubelle de mon âme?»
Chapeau à l’auteure! Présenter l’itinérance en poésie, insérer de la luminosité dans les bas-fond et l’espoir à la misère humaine, tout est délicatement et finement étalé au fil des pages.
Ce roman m’a donné le goût de relire « Homme invisible à la fenêtre » que j’avais également beaucoup aimé.
J'ai adoré! En particulier, le talent de cette auteure qui réussit à rendre crédible la langue de Markus, le narrateur de cette histoire, juif hassidique, qui parle le français à tâtons grâce à ses cours de francisation (ses erreurs, ses néologismes en deviennent poétiques), qui vient tout juste de s'échapper de sa communauté ultraorthodoxe. Markus erre dans le froid de Montréal, recueilli par Charlie, un autochtone, un démuni comme lui. Il découvre que la liberté, c'est pas si facile, que le "frais monde" se conjugue tout en contradictions. C'est un être pur, profondément humain, qui s'invente au fil de ses écrits (un homme mystérieux lui cède des carnets vierges qu'il remplit) et au travers de ses bonnes actions. C'est un vrai bon samaritain que la candeur rend terriblement attachant. Voila un livre qu'on a envie d'offrir parce que c'est une aventure de lecture unique, bouleversante (j'ai versé ma petite larme!) sans pathos pour autant, et parce qu'après tout, ça remet les valeurs à la bonne place!
Dans Enlève la nuit, Monique Proulx nous plonge dans la réalité montréalaise d’un juif hassidique s’étant échappé de sa communauté refusant la modernité du 21e siècle. Malgré son désir de liberté, Markus est poursuivi par les traces de son passé lorsque son petit logement devient le refuge de deux autres rescapés, Raquel et Abbie. D’itinérant à écrivain, Marcus fait son chemin dans le « Frais Monde », où femmes, technologie et argent le plonge dans le plus grand des désarrois. À travers ses péripéties, Marcus enquête sur le mystérieux « Maitre K » qui lui laisse des indices dans son quotidien. Résilient, Marcus trouve le courage d’affronter la vie urbaine grâce à son désir d’écriture et des carnets au papier des plus doux.
I like it. Kinda reminds me of Denji from chainsaw man (dans l'idée qu'on voit quelqu'un découvrir la "vrai" vie). Markus est un personnage vraiment intéressant à voir aller, mais en même temps j'ai pas vraiment l'impression qu'on apprend a le connaître. J'ai bien aimé ses interactions avec les deux autres. J'aurais aimé voir plus de sa communauté et pourquoi il l'a laissé, je trouve que c'est ce qui manque parce que la on a un personnage qui évolue mais sans vraiment avoir rien autour. It was fun to read. J'aime bien comment c'est écrit aussi, les tournures de phrases et comment Markus se perd un peu dans ce qu'il dit.
În materie de succes în literatură multe se pot spune. Dar uite cartea care a primit Premiul Celor Cinci Continente ale Francofoniei în 2022. Pentru volumul ”Dă noaptea deoparte”, scriitoarea canadiană Monique Proulx a povestit că după doi ani în care nu a putut să scrie, a recuperat un personaj pe care îl lăsase în aer într-o carte anterioară. Obișnuită cu statutul de autor de best-seller, autoarea și-a orientat personajul principal asupra ieșirii din singurătate și a sentimentelor de vinovăție. CITAT Mai înainte de-a porni să-și regăsească drumul, un om trebuie să-și dea seama că e pierdut. https://youtu.be/JRqJK5eTzpQ
comme plusieurs ici, j’ai préféré la deuxième moitié de cette épopée où nous suivons plus activement une certaine quête de liberté de Markus, émancipé de sa communauté juive hassidique; j’y ai noté plusieurs magnifiques citations, mais ce roman ne m’a pas marqué plus qu’il faut.
Markus est un personnage complexe, attachant et plein de secret de «là-bas». À la fois doux et mystérieux comme roman, comme si un voile couvrait une partie de l’histoire.
Histoire d’un jeune juif hassidique qui quitte sa communauté et qui doit se débrouiller seul pour trouver sa place dans cette nouvelle vie dont il ignore tout. Brillamment écrit.
Markus Kohen, 21 ans, s’enfuit de chez lui pour vivre dans la rue. Il y rencontre des êtres blessés et orchestrant le cours de leur vie selon le glou glou de la dive bouteille. Un jour, un inconnu lui remet des carnets, un carton d’invitation et se volatilise. Écrire ? Pas pour le moment. Pour vivre, il décroche un petit boulot dans le refuge qui reçoit d’autres malheureux comme lui. Une deuxième occasion fait de lui un livreur de « take out » pour gens fortunés. Au fil des semaines, il fait la rencontre de Abi et Raquel qui auront une influence sur sa vie.
Une écriture efficace, dépourvue de fla fla. Des personnages qui vivent au jour le jour, une intrigue bien ficelée.
Citations : « Un homme doit reconnaître qu’il est perdu avant de commencer à retrouver son chemin. » p. 18
« Alors la haine arrive et me prend au complet. Je ne croyais pas la connaitre et pourtant je la reconnais instantanément, une tempête de feu et de glace broyée, une violence si amère que tous les viscères s’en trouvent rouillés, c’est surement ce qu’on appelle l’enfer et dans l’enfer, on rétrécit à vue d’œil, on rapetisse et on calcine jusqu’à devenir un point brulant de noir-cœur qui va tuer. » pp. 51-52
« Le seul sens de la vie est de rentrer à la maison. » p. 67