Intersectionnalité, patriarcat, blanchité, décolonialisme, genre, queerisation, micro-agression, appropriation culturelle, transphobie, invisibilisation, inclusivisme... Halte à la contagion lexicale ! Les militants de la nouvelle idéologie woke procèdent par la magie rhétorique de slogans aussi creux que catégoriques, qu'ils parent d'une profondeur factice. Comme si harceler l'opinion de formules verbales sans fondement scientifique permettait d'avoir raison ! Il fallait un linguiste tel que Jean Szlamowicz pour démasquer la faiblesse intellectuelle, la mécanique artificielle et la manipulation conceptuelle qui animent ce courant multiforme mais voué au seul culte de la dénonciation. Car, par-delà le clivage traditionnel entre progressisme et conservatisme, cette prétendue révolution culturelle ne vise rien moins que l'éradication de la culture commune. Et, à travers le défigurement de la langue, entend détruire notre socle universaliste, laïc, égalitariste et démocratique. Un livre-antidote.
Je ne comprends pas les critiques qui lui attribuent 4 ou 5 étoiles. Le livre souffre principalement d'une approche manichéenne et simpliste. L'auteur, avec un ton stupide et maladroit, caricature ses adversaires et leurs points de vue, réduisant ainsi la complexité des débats qu'il aborde. En cherchant à dénoncer des pensées qu'il juge simplistes et manichéennes, Szlamowicz tombe souvent lui-même dans ce piège, offrant des critiques plates et facilement réfutables sur plusieurs sujets. Le livre semble surtout destiné à conforter des lecteurs déjà acquis à ses thèses. La première partie peut apporter quelques idées, mais le reste du livre est une perte de temps.
Un livre remarquable. Dans une langue claire et précise, l’auteur démontre avec talent et érudition les escroqueries « intellectuelles » contemporaines, au premier lieu desquelles le wokisme dans toutes ses déclinaisons.