Sur les réseaux sociaux, Louis, le meilleur ami de Tristan, est accusé d’agression sexuelle, et même de viol.
C’est de la pure diffamation, évidemment.
Évidemment ? Et s’il y avait du vrai dans ces dénonciations ? D’ailleurs, Tristan repense à un épisode de sa propre histoire avec Amina, six mois plus tôt. Ce soir-là, il a été lourd. Plus que lourd ? Existe-t-il, sur les portables des filles, un fil de discussion où il est lui aussi étiqueté «problématique » ?
Florence Medina est née en 1968 et vit à Paris. Elle a exercé de nombreux métiers, tous plus différents les uns que les autres (comédienne, serveuse, poseuse d’enduit mural…), avant de devenir interprète français/LSF (langue des signes française). En parallèle, elle écrit dès qu’elle le peut. Elle a publié Une poussière d’étoile dans l’œil, puis Direct du cœur chez Magnard Jeunesse. Ce dernier a notamment pour sujet ce qui constitue le cœur du métier de l’autrice : l’interaction entre sourds et entendants. Florence Medina a été deux fois lauréate du concours La Fureur du Noir & La Noiraude.
Cette collection a le don de frapper fort, d'aller droit au but. C'est encore le cas ici avec ce livre qui aborde la culture du viol. Certes, on sent le petit côté moralisateur et descriptif, mais c'est tout de même intéressant. J'ai aimé que le personnage principal soit un garçon, meilleur ami d'un violeur. Il évolue dans sa vision, accepte que son pote ne soit pas clean.
faire comprendre la culture du viol aux adolescents c'était super intéressant et je le recommande vivement pour les enfants/ados/adultes qui ne comprennent pas la culture du viol, les répercussions on suit l'évolution du mode de pensée d'un garçon qui d'abord estime être 'oppressé' par les femmes qui 'veulent toutes sa peau' puis finalement qui comprend & agis pour la cause féministe
Très court roman qui traite du consentement et de dénonciations d'agressions sexuelles. On sent un peu (beaucoup, en fait) l'adulte derrière les paroles du narrateur, mais avec si peu de pages, c'était difficile de faire autrement.
le livre traite de consentement sexuel à travers les yeux d'un adolescent qui pense que les filles sont toutes misandres et drama queen. on suit l'évolution de sa pensée quand il apprend que son meilleur ami est un violeur.
Un court livre très intéressant à mettre dans les mains de tou.te.s les adolescent.e.s
Un très beau récit à placer entre les mains de tous les adolescents ! Clairement nécessaire pour comprendre les notions de consentement, d’amour, de liberté et d’engagement. Des personnages sains qui savent se remettre en question et avancer. Je recommande 1000 fois.
Incontournable ( Collection) Mai 2022 "Ni prince, ni charmant" fait parti d'une nouvelle collection de romans courts aux éditions Magnard Jeunesse, "La Brève". Après avoir lu sa soeur "Au poil", de Sophie Adriansen, me voici sur l'un des quatre autres premiers romans de la collection reçu en librairie.
Tristan se fait envoyer un SMS de sa pseudo-demi soeur à près d'une heure du matin: "T"es au courant que ton pote est un violeur?" Tristan demande des explications, mais fini par minimiser les propos rapportés et défend son ami. Mais pour le jeune homme, c'est le début d'une progressive prise de conscience. Diego, son voisin de rez-de-chaussé, est en quelque sorte l'oreille attentive dont Tristan a besoin. Quand ce dernier souligne que les filles sont remontées contre les hommes, Diego puise dans son expérience pour évoquer que les hommes, quand ils se font la guerre, le font sur le corps des femmes. D'où la colère contre le machisme, contre la pression sexuelle et le "Non" ambiguë. D'où la nécessité de changements. À partir de là, Tristan se donne l'objectif de parler à trois personnes: Louis, son meilleur ami, Amina, son ex, avec laquelle il a été "un peu trop insistant" et Zoé, sa soeur par alliance.
C'est étonnant ce que 80 pages peuvent susciter comme réflexion et c'est un peu L'impression que me donne ces petits romans de la collection La Brève: Créer des portes ouvertes, pour ouvrir la discutions et faire prendre conscience de certains enjeux. Ici, l'enjeu central est la notion de consentement. J'ai trouvé l'intervention de Diego vraiment intéressante, quand il évoque que les hommes se font la guerre à travers le corps des femmes, comme les viols comme arme de guerre, la marchandisation des ventres des femmes, le contrôle sur le corps des femmes par le mariage, la prostitution ou même la mutilation. Oui, historiquement, c'est bien vrai que le corps féminin a été malmené et ça continue. Et maintenant il faut se sortir de millénaires d'oppression de ce genre. On commence par où? Par le consentement, ce serait déjà bien.
Donc, déjà, qu'est-ce qu'on entend par consentement? le personnage de Louis , la caricature du gros macho, évoque que "Pousser, ce n'est pas forcer". Mais mettre la pression sur le/a partenaire, n'est-ce pas forcer l'autre? L'autre élément qu'il évoque est le fait que quand le/la partenaire "commence à chauffer l'autre", il a l'obligation de le "terminer". Autrement dit, quand on commence un acte sexuel, il faut aller au bout. Là était l'acte de violence contre Kate, la fille qui a envoyé un avertissement aux autres filles contre Louis. On est donc sur la question du "Oui" qui devient "Non". Il y a aussi la question de la gestion de la frustration, mal gérée par un bon nombre de gars. Aussi, on évoque la question du "Non ambiguë". Comme le mentionne Louis, un "non" n'est pas toujours un "Non", il peut être simplement une façon de faire croire aux gars qu'elles ne sont pas des filles "faciles". Totalement faux, bien sur. Un "Non" c'est un "NON. Mais il faut aussi comprendre que d'un stricte point de vue de société, et là c'est Zoé qui l'évoque, le message quand au "NON" est flou.
Culturellement, et là, la libraire jeunesse que je suis seconde, on fait dans le flou. Quand je lis qu'un viol peut être consentant, qu"Insister" est une façon sexy de faire sentir son désir et que "Non" veut dire "On ne devrait pas, mais baise moi quand même", c'est enrageant. Et ça se fait aussi en littérature jeunesse, surtout avec les bad-boy, mais aussi également avec le "bon gars" ( le personnage masculin qui croit qu'il va obtenir la fille juste en étant gentil avec elle, mais qui ne tolèrera pas le "Non"). Mais la palme revient aux films et aux séries, aux Netflix de ce monde qui produisent des divertissement au détriment du respect sexuel et du respect de la femme. L'ennui est que cette daube vend, alors qu'importe que ça envoie le mauvais message, ça paie. C'est navrant.Et ça perpétue le flou quand au consentement.
Un élément qui semble aussi ambiguë est toute la question de la justice et de la dénonciation dans les réseaux sociaux. Un élément abordé dans le roman. D'une part, on pourrait ( à tort ou à raison) croire que certaines filles se vengent en accusant les gars d'êtres agresseurs, insistants ou carrément brutaux. Néanmoins, vu la gravité de telles accusations, est-il réaliste que des filles perdent leur temps et compromettent leur réputation pour de telles allégations? Faut-il d'emblée penser que la fille en tire profit? le débat est lancé. Aussi, les réseaux sociaux, aussi utiles soient-ils pour dénoncer les abuseurs, sert de place publique pour condamner des gens. Néanmoins, ce ne devrait pas être la place pour se faire justice. Là aussi le débat est lancé. Il y a pleins d'élément intéressants qui peuvent être sujet à discutions dans ce petit roman.
Il est évident que le personnage de Tristan évolue très rapidement, la faute au format, mais dans un monde idéal, ce devrait être le cas. J'ai apprécié aussi la discussion entre les membres de la famille, où les points de vue divergeaient, mais étaient écoutés et débattus.
Bref, un bon petit roman pour lancer une piste de réflexion. Catégorisation: Fiction, roman, littérature jeunesse adolescent, second cycle secondaire, 15 ans+ Note: 8/10
Comment réagir, quand on apprend qu'un de nos proches est un violeur ? D'apparence simple, la question s'avère en vérité plus complexe lorsqu'elle vous touche de près. Par les yeux d'un adolescent dont le meilleur ami est accusé sont abordés les thèmes du consentement, de la culture du viol, des VSS, de la présomption d'innocence, du rôle des proches, des rapports fille/garçon. Une histoire moderne, avec une famille recomposée, du militantisme, des collages, des soirées, des réseaux sociaux. Une histoire criante de vérité, plus ordinaire qu'on ne le croit.
Ce format court permet une lecture rapide et facile, et rend le livre accessible à celleux qui n'aiment pas trop lire, ou veulent s'y (re)mettre. Et je trouve important d'avoir de tels outils pour ce propos fondamental, et d'actualité.
Facile à lire, court, avec des messages importants et bien écrit je pense que ce livre devrait vraiment être obligatoire pour les lycéens voir les collégiens. L'histoire est émouvante et on voit la progression de la mentalité de Tristan. Pour les filles et les garçons.
Ce devrait être une lecture obligatoire à l'école pour lancer la discussion autour du consentement. Le sujet est très bien amené et l'avoir du point de vue du garçon avec ses émotions conflictuelles rend le tout très intéressant !
Ce livre offre de bonnes pistes de réflexions, que ce soit sur le consentement que sur les excuses (le fait-on pour soi ou l'autre?), l'attitude à adopter face aux victimes et à leurs agresseurs.