Huit battements d'ailes . Elles sont huit. Parmi elles, une conductrice de poids lourd sur les routes de France, la porte-parole de la Maison Blanche, une prisonnière en Chine ou encore une orpheline en Inde. A priori, tout les sépare. Et pourtant, en l'espace de 24 heures, ce 24 avril 2020 où le monde semble s'être mis à l'arrêt, leurs destins vont se rejoindre et leurs vies irrémédiablement se lier.. Un hymne à la sororité qui traverse les âges et les frontières..
Huit battements d’ailes, c’est huit destins de femmes décrits sur une journée.
Elles viennent d’Inde, d’Angleterre, d’Espagne, d’Allemagne,… chacune d’un pays différent. Au premier abord, elles n’ont rien en commun mais il semblerait qu’en cette journée du 24 avril 2019, leur destin semble se lier.
Toutes ces femmes ont une culture bien différente mais au fil des pages, on se souvient qu’avant d’avoir diverses nationalités, elles sont avant tout des citoyennes du monde. Ce livre nous rappelle que malgré nos coutumes, nos habitudes, nous pouvons nous entraider, nous soutenir. L’œuvre de Laura Trompette délivre un véritable message d’espoir où chaque femme de cette planète peut s’identifier.
On pourrait penser que ce livre nous invite au voyage mais celui-ci est très limité dans ce monde où le confinement s’est installé dans chaque continent. Ainsi, on a très peu d’informations sur les environnements des différentes femmes. Le récit se concentre surtout sur les relations qu’elles entretiennent avec leurs proches lors de ce jour particulier.
C’est un livre qui pousse les humains à s’aider : et pour cela, il existe bons nombres de solutions. (Que cela passe par les réseaux sociaux, les lettres, les signes et la parole)
Ce roman dénonce certains faits de notre société et plus encore, il nous pousse à agir. Car c’est là que commence l’engagement. Il est certes bien utile de connaître les histoires de ces battantes mises en avant dans ce roman, mais ça l’est encore plus lorsque nous décidons de faire des actions concrètes pour protéger les victimes. Nous avons tous la capacité d’améliorer notre monde.
Laura Trompette signe un roman à la fois révoltant et poignant avec des thématiques très fortes. Elle utilise les mots justes et met en lumière ce que vivent un trop grand nombre de femmes dans le monde entier.
Quel livre choque et bouleversant. Voici un livre qui parle de portraits de femmes pendant la crise Covid, et de sororité entre elles. J’étais très émue par Kirsten et numéro 9072. À lire !
Découverte de la plume de Laura Trompette dans le cadre du prix Charleston Poche ! Elle nous offre un récit où se mêlent plusieurs voix, plusieurs histoires : celles de femmes. Elles sont d’âges et de pays différents, mais, l’espace de 24 heures, leurs destins viennent s’entrecroiser, alors que le monde est à l’arrêt.
Sahana, en Inde, attend avec impatience que sa soeur vienne la chercher à l’orphelinat. Magali est conductrice de poids lourd et elle sillonne les routes de France, seule..jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle ne l’est pas vraiment. Judy est la porte-parole de la Maison Blanche et reçoit un mail anonyme qui la dérange. Kirsten, à Berlin, ne se doute pas que sa voisine est en état d’alerte, derrière son mur…
J’avais commencé ce livre une première fois, avant d’arrêter parce que je n’arrivais pas à entrer dans l’histoire, à cause du rythme et de la période à laquelle elle se situe. Je cherchais un autre genre de lecture à ce moment là. J’ai assez vite retenté le coup, et ça a été la bonne !
J’ai globalement apprécié ma lecture, j’ai apprécié la plume de l’autrice qui nous emmène au coeur du quotidien de ces femmes.
Mais je suis ressortie mitigée de ma lecture. On suit ces femmes sur une très courte période, ce qui est assez intéressant d’un côté. De l’autre, je suis restée sur ma faim. Je n’ai pas ressenti d’attachement particulier pour les personnages, pas autant d’émotions que je le pensais, surtout au vu des thématiques abordées, souvent fortes.
En bref, malgré une lecture un peu mitigée, j’ai apprécié découvrir la plume de Laura Trompette. Je vous invite à vous faire votre propre avis, car ce roman a beaucoup plu !
Un livre à la fois sensible et brutal. Cet hymne à la solidarité m’a happée, bouleversée et terriblement émue. Un vrai coup de cœur. Un roman qui évoque les classes sociales. La pandémie a mis la vie du monde sur « pause ». Quels que soient les pays, les cultures ou les situations, les femmes ont toujours été confrontées à la violence. Parce qu’on le sait, la violence est partout et tout le temps, et elle frappe les plus faibles. Le confinement, en se voulant protecteur, a isolé, enfermé, coupé des liens, interrompu des projets…. et derrière les murs, bien à l’abri des regards, il a insidieusement exposé les femmes à davantage de violence. C’est dans les situations les plus extrêmes que naissent pourtant les plus gros élans de solidarité et d’entr’aide. Tous ne font pas la une de l’actualité mais ils existent. Laura Trompette s’est saisie du sujet pour nous offrir un roman fort et engagé au travers du destin de 8 femmes dont les vies vont se lier en seulement 24 heures.Elle raconte et dénonce sans détour des situations de violence faites aux femmes, telles les violences conjugales, la prostitution forcée, le viol, l’inceste et l’exploitation animale dans ce qu’elle a de plus monstrueux. Mais elle met en lumière avec beaucoup de sensibilité, d’humanité, et dans un tourbillon d’émotions, les actes de courage, de solidarité et d’engagement de femmes qui, au mépris des risques, ont suivi les élans de leur cœur. Elles ont combattu la violence à leur manière et avec leurs armes, sans violence.
Son récit est d’une puissance incroyable et m’a bouleversée tant les mots sont justes et percutants. Et au travers de ce récit, elle fait plus que raconter. Elle nous invite à réfléchir… et nous incite à agir. Un simple geste, une simple parole peuvent aider les victimes à sortir de leur isolement. N’attendons pas qu’il soit trop tard.Après « La révérence de l’éléphant » Laura Trompette m’a à nouveau happée dans une thématique qu’elle a magistralement bien illustrée. « Un hymne à la sororité qui traverse les âges et les frontières ».
DNF à 60% - ce livre ne m'a pas du tout captivée alors qu'il avait tant de potentiel. 2 étoiles parce que ce n'est pas un mauvais roman, mais je le trouvais plat et pas suffisamment intéressant ou captivant pour que je continue.
J’ai mis un peu de temps à m’imprégner du livre. Le temps que tout se mette en place, que je comprenne les liens entre ces 8 femmes extraordinaires, le contexte, le thème etc… mais une fois dedans, je n’ai pu arrêter ma lecture. J’ai été prise d’une empathie grandissante et d’une rage intense. Ce fameux virus et le confinement qui a suivi a rendu la vie de nombreuses personnes plus impossibles qu’elle ne l’était déjà. Suivre ces 8 femmes, leur combat quotidien, contre la violence, la maltraitance, le chantage, leur passé, leur présent, était vraiment intense. J’aurais aimé avoir plus de détails sur la fin des événements de chacune, la fin du roman est une peu trop brutale à mon sens. Cependant, l’écriture de l’auteure est fluide, intense, parfois crue. Rendant les récits encore plus réels. Merci d’avoir levé le voile sur la réalité de certaines vies durant la pandémie. Malheureusement, le confinement n’est plus mais leur vie reste inchangée..
Livre brutalement nécessaire. À la fois sombre puisque l’autrice ne prend pas de gants pour dénoncer l’exploitation animale, l’injustice, la sexualisation des ados, le racisme, l’inégalité homme/femme… Un roman chorale durant la période Covid : poignant ! Tellement d’autres thèmes difficiles sont abordés, on en a la gorge nouée durant toute la lecture. J’ai été prise dans ce tourbillon d’émotions après quelques pages seulement. Un livre aux multiples combats, chacun mis en scène avec des femmes extraordinaires. Mon seul défaut est qui se termine beaucoup trop vite. On aimerait en savoir plus sur la suite des événements, sur le destin de ces héroïnes… un livre à partager partout !
Mon avis : J’avais beaucoup apprécié La tresse de Laetitia Colombani. Du coup découvrir ce livre en lecture commune avec d'autres bookstagrammeurs, je n'ai pas hésité. Une fois n’est pas coutume je vais diviser cette partie en deux : Ce que j’ai aimé : Je trouve que l’auteure décrit avec justesse et tendresse le confinement ou plus exactement la manière dont le confinement a impacté nos vies à travers le monde. J’ai également été particulièrement touché par l’histoire d’une des personnages. (Kirsten) Ce que j’ai le moins aimé : Je suis resté sur ma faim. En effet, Je suis ressorti de ma lecture avec une impression d’inachevée. Outre la fin tragique d’une des protagonistes, le livre se termine en laissant une partie des histoires en suspens et c’est bien dommage ! Certaines histoires auraient mérité davantage de profondeur. En conclusion, je pense que le nombre d’histoires à gérer était un défi en soi. L’auteure a une belle plume. C'est avec plaisir que je découvrirai ses autres roman!
2,5 / 5 L'idée de départ du livre est intéressante ! 24h d'une journée de confinement, dzns la vie de 8 personnages, principalement des femmes. Ca traite de sujets pas mal féministes. Je ne m'y attendais pas du tout en lisant le résumé. C'était assez intéressant mais je trouve un peu dommage que ca ne soit pas davantage creusée et que ca finisse du coup un peu en queue de poisson...il me manquait quelque chose a la fin ..
Sûrement mon préféré écrit jusqu’à maintenant ayant comme fond la Covid et le confinement. Huits histoires differentes, féminines, se rejoignant et s’entrecroisant, et abordant brillamment des sujets difficiles et souvent cachées. Merci à cette auteure de nous sensibiliser sur les causes animales (comme il m’a été difficile de lire le premier chapitre portant sur les ours utilisés pour leur bile)… et merci de faire pointer l’espoir et le courage.
Je l'ai vraiment trouvé extrêmement émouvant, c'est une très bonne œuvre, très réaliste, j'ai beaucoup aimé l'écriture de l'autrice.
J'aurais aimé en savoir un peu plus sur certaines histoires mais j'imagine que c'était fait exprès étant donné que dans la vraie vie, ça prend énormément de temps aussi, donc je suis quand même très contente d'avoir pu lire ce livre.
Ce livre m’a laissé sur ma faim. Plusieurs personnages intéressants, mais l’ensemble me semble inachevé. Plutôt que cet aller-retour incessant entre les différents personnages, j’aurais préféré que l’autrice s’attarde davantage à certains d’entre eux et pousse davantage leur histoire.
Brutal et empathique. C'est un livre poignant qui nous replonge dans la dur réalité des violences sexuelles, notamment dans le contexte de la pandémie. Huit histoires entrecroisées qui appellent à la solidarité et à l'action contre ces violences encore bien trop présentes.
J’ai vraiment essayé d’aimer ce livre car j’adore les histoires en contrepoints. La sensation de vide et les platitudes, l’écriture dépourvue d’originalité et de créativité m’ont obligée à ne pas poursuivre ma lecture.
Douce et percutante lecture à ma fois. Différent de mes lectures habituelles mais je le recommande fortement.
C’est la première lecture que je fais qui traite de la pandémie, et j’ai l’impression que les sorties littérales futures en seront inspirées pour longtemps.
J'ai bien aimé le tricotage des personnages et leurs liens ou non. Les entre-chapitres avec des échanges de messages étaient de très bonnes ponctuations. Il reste beaucoup de questions en suspens, et c'est vraiment représentatif de la tranche de vie écrite, la vie continue.
Pas terminé, impossible de me mettre dedans… je n’accroche pas avec les histoires et ne m’attache pas aux personnages. Quant à l’histoire en Chine avec les ours j’ai du la passer tellement ça me faisait mal…
On s’emmerde et c’est mal écrit et c’est poussé dans les extrêmes à chaque histoire bon bref nul Puis en plus leur destins se mêlent pas du tout le résumé ment
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C'est le portrait de huit femmes originaires de différents pays.
Alors que le monde est à l'arrêt à cause du Covid, nous faisons la connaissance de ces huit personnages feminins dont les destins vont s'unir et se lier. Nous allons passer une journée avec elles et découvrir leur intimité et leur courage.
En l'espace de 24 heures, ce 24 avril 2020 où le monde semble s'être mis à l'arrêt, leurs destins vont se rejoindre et leurs vies irrémédiablement se lier.
Avril 2020 Crise sanitaire
Ida - Allemagne - confinée chez son compagnon, elle souhaite aider sa voisine qui est victime de violences conjugales - prend contact avec Anke pour expliquer la situation de sa voisine (Kirsten) - elle veut venir en aide à sa voisine - une nuit alors que les cris et les coups se font une fois de plus entendre, elle décide d'agir et allant réunir le maximum de voisin de l'immeuble - mais c'est trop tard, quelques secondes plus tôt, Kirsten a enjambée la balustrade et sauter du 6ème étage
Magali - France - conductrice de poids lourds - une femme en fuite s'est cachée dans son camion, Gloria (vient d'Afrique, trafic d'êtres humains, réseau de prostitution, esclave sexuelle) - en contact avec Alix (rencontre virtuelle) - elle va réussir à conduire Gloria en Espagne, et l'aider à retrouver Rafaella qu'elle a pû contacter via son blog et se propose de l'héberger
Lucia - Italie - 91 ans - son époux Giovanni a eu une éducation stricte tout comme son petit frère Ernesto - elle a quitté Giovanni, mais elle avait fait de son mieux pour supporter ses emportements, son intransigeance, ses accusations et sa froideur - 2 enfants (1 fils Aldo qui a 3 garçons et une fille Alessandra qui a 3 filles) - elle chante sur son balcon avec sa jeune voisine, elle sont filmées et la vidéo diffusée sur internet rencontre un grand succès - Alessandra sa fille lui explique comment elle peut suivre le concert de sa petite fille Guistina en live (son nom d'artiste est Hayley Davis)
Judy - États-Unis - attachée de presse de la Maison Banche - 35 ans, mariée à une star du base-ball (Clayton) et elle a un fils de 2 ans (Liam) - la fureur médiatique contre le président sert ses intérêts et permet son ascension professionnelle - mail anonyme, menaces : Abby Carter serait morte à cause d'elle et de ses mensonges, elle a été poussée au suicide, en réfutant ses accusations d'agression sexuelle contre un professeur de l'université - Addison Carter , la maman de Abby Carter décédée le 2 juillet 2013 souhaite que la vérité éclate au grand jour
Rafaella - Espagne - 25 ans infirmière et militante - crée un compte Instagram intitulé WSY WBY WLY avec Anke et Poppy et se font connaître pour leurs engagements en ligne (elle tient également un blog mais elle souhaite rester anonyme) - elle accepte d'héberger Gloria chez elle et de lui venir en aide
Sahana - Inde - 9 ans, orpheline - vit depuis 2 ans dans un foyer de 40 enfants avec 2 gardiennes: Shobha et Anita - confinement : arrêt brutal de l'école, des activités, des sorties et des déplacements - sera bientôt séparée de son meilleur ami Ilango (en attente d'adoption par une famille anglaise, procédure en pause lié au confinement) - père violent responsable de la mort de sa mère - une grande soeur nommée Pinky qui est actuellement chez son oncle, elle devait la rejoindre mais la situation actuelle ne le permet plus
Hayley - Angleterre - artiste, star : rigueur sportive et musicale - 10 ans de mariage avec Jamie (salon de tatouage) - 2 filles : Milla (sportive) et Willow (cuisinière) - soutien et don à l'association Moon Bear Hope - elle a deux soeurs : Chiara et Odetta - dénonce les attouchements de son oncle Ernesto dans sa chanson, et elle reversera les bénéfices aux victimes de viols
Kirsten - Allemagne - femme battue par son conjoint Roddrick, un monstre incapable de se contrôler - son mari est manager d'un bar, il est révolté et exaspéré par les restrictions liées au confinement et ses manifestations de colères sont plus fréquentes - son fils Levin est mort, mort subite du nourrisson, il n'existe plus que dans sa tête, elle l'a imaginé grandir
Jill - Chine - elle a créé l'association Moon Bear Hope - ils ont réussi à sauver une 20aine d'Ours Lune en Chine, qui sont à présent dans un sanctuaire au Vietnam où l'on va prendre soin d'eux avant qu'ils puissent regagner leur liberté - volonté de changer les mentalités
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Huit femmes proches de nous, aux destins bien différents se retrouvent liées dans un récit émouvant, puissant, révoltant qui dénonce avec justesse et intelligence les discriminations ainsi les injustices tout en mettant en lumière la vie que certaines d'entre nous ont pu avoir et dû surmonter dans une période inhabituelle et difficile.
Grâce à une alternance de points de vue, entrecoupée de lettres qui viennent apporter du dynamisme et du lien entre les personnages que nous suivons et pour lesquels nous nous prenons rapidement d'affection, les pages se tournent avec fluidité. Prenante et touchante, cette histoire, centrée sur les violences conjugales, l'immigration et la défense des droits des femmes nous fait passer par des émotions fortes, ne nous laissant pas ressortir indemne de notre lecture.
A l’heure où le confinement paralyse l’Europe entière, le monde est mis sous cloche et tous les sons deviennent plus intenses. Huit battements d’ailes est un joli titre pour évoquer les vies de ces femmes qui, à leur manière, s’engagent pour un monde meilleur. A priori, elles n’ont rien à voir les unes avec les autres : une conductrice de poids lourds, une artiste confinée, une orpheline indienne, une infirmière, une grand-mère surfant sur internet…. Chacune d’elle vit intensément cette période inédite occasionnée par l’épidémie fulgurante du COVID. Elles nous livrent leur quotidien, leurs joies et leurs peines et nous plongent dans des problématiques parfois difficiles : cause féminine, animaux maltraités, enfermement, solidarité et engagement. Autant de problématiques pour réfléchir au sens des priorités comme chacun a pu le faire en confinement ! Organisé selon les différents points de vue des personnages, ce roman nous laisse peu à peu entrevoir le destin de ces femmes. Des échanges de mails ou de SMS ponctuent les récits pour faire le lien entre certaines. Le titre, à l’image du style délicat de L. Trompette, nous conte la journée de chacune d’elles et nous fait ressentir le besoin de solidarité qui unit au-delà des barrières imposées par la société ou le confinement. Un livre qui fait du bien, un retour sur une période marquée par de beaux gestes mais aussi des douleurs insoupçonnées…J’ai découvert cette auteure, j’aurai plaisir à la relire.
Huit battements d'ailes comme huit destins croisés au fil des chapitres. 24 heures et huit pays séparent les protagonistes, en plein confinement 2020, au moment où le covid planait sur le monde comme une menace et où chacun se repliait chez soi. Quand on a la chance de vivre dans un foyer aimant et respectueux, ce confinement a pu être traversé sans heurts, comme un espace hors du temps dans l'attente d'une nouvelle ère. Il était long, parfois angoissant mais traversé en équipe soudée face à l'inconnu.
Dans ce livre, les protagonistes le vivent différemment. L'une, sous les coups de son mari, dépassée et résignée. L'autre, la voisine, cherchant plus que tout à aider celle dont elle perçoit les cris. La troisième, dans son camion, transportant des vivres et aussi une clandestine. La suivante, au sein un hôpital et oeuvrant en silence pour aider les femmes en détresse. Et tant d'autres encore, qu'elles soient chanteuse, grand-mère ou encore bras-droit d'un président.
De l'Europe à l'Asie, en passant par l'Amérique, Laura Trompette nous livre les réflexions qui traversent ces femmes, ces élans de solidarité, ces vérités qu'il est nécessaire de faire éclater au grand jour.
Huit battements d'ailes pour faire changer les choses, huit personnages reliées les unes aux autres par la sororité.
J’étais déjà séduit par la plume de Laura Trompette grâce à son précédent roman, je le suis désormais d’autant plus suite à ma lecture de ces huit battements d’ailes.
Brillamment écrit avec énormément de délicatesse et de pudeur, ce roman lie et fait s’entrecroiser, sur une seule et même journée, les destins de huit protagonistes féminines de tous âges et de diverses origines et conditions sociales, sur différents points du globe.
Les thèmes ici abordés sont difficiles et compassionnels, mais l’auteure les traite tous avec beaucoup d’humanité. Cet hymne à la solidarité est finalement un vibrant hommage rendu à ces héroïnes du quotidien qui s’évertuent à tendre la main à leur prochain, peu importe la cause que chacune défend à son échelle.
C’est avec un frisson d’émotion me parcourant tout le corps que j’ai tourné la dernière page et lu les dernières lignes de ce roman profondément juste, qui réaffirme la nécessité d’agir pour rendre la vie d’autrui meilleure lorsque notre coeur nous l’intime.
Très grand enthousiasme, donc, autour de ce roman, certes dur, mais qui transpire in fine la bienveillance qui caractérise tant Laura Trompette, une auteure fondamentalement solaire !