Morguélen. Un nom funèbre pour une île bretonne giflée par les vents. Un terrain idéal pour la lieutenante Chen, lancée dans une traque sans merci. Dans son viseur : des tueurs à gages insaisissables, les Furies, déesses du châtiment. Mais à l’heure de la rencontre, la partie pourrait bien compter plus de joueurs qu’il n’y paraît. Et quand le prêtre de cette île du bout du monde entre à son tour dans la danse, une seule certitude demeure : quelqu’un va mourir.
Jeu de miroirs à huis clos, le nouveau roman de Nicolas Lebel entraîne le lecteur dans une course échevelée où tout n’est qu’ombres et reflets. Porté par l’humour et l’ingéniosité inégalables du lauréat du Prix des lecteurs du Livre de Poche, La Capture impose Nicolas Lebel comme l’une des voix les plus brillantes du thriller français.
This is the 2nd book in Les Furies serie and I really like it. It is very well written. It is very suspenseful and gripping. I could not put it down and always continued to read. Can't wait to read next book in this great serie.
L’intrigue nous fait assister aux funérailles de Jules Meunier. Sa nièce, Mae, est de passage pour régler les détails de la succession et par un concours de circonstances, notre cher prêtre s’y retrouve mêlé, avant que cela ne devienne une chasse au trésor.
Ce que j’ai aimé: encore une fois, l’auteur montre son talent pour nous immerger dans une histoire à multiples miroirs. Si, certaines facettes ont pu être décryptées, ce dont j’étais fière, d’autres se révèlent encore plus riches en surprises. Nicolas Lebel nous sert une action prenante en mâtinant les scènes d’un humour imparable. Il mêle malheureuses circonstances et danse des Furies si bien qu’on ne sait plus où est le hasard et où est le script. C’est génial!
De plus, j’ai aimé le fait que les personnages soient multi dimensionnels. Il n’y a pas de manichéisme. Ils font des choix bons et mauvais mais on comprend leurs raisons et a partir de là , on ne peut pas les juger. Au contraire, ils acquièrent tous un capital sympathie. Même les méchants attirent notre empathie. Enfin, pas tous. Faut quand même garder un méchant qui mérite ce qu’il va vivre.
4,25 ⭐️ Tout comme le premier tome, j'ai passé ici un super moment de lecture. Je dois quand même avouer ma préférence pour Le Gibier mais La Capture reste un très bon second tome. La première partie était assez lente : on ne croise pas forcément Yvonne, même constatation pour les Furies. Ce que j'aime dans ces romans c'est suivre la danse des Furies, la mise en place de leur plan, suivre Yvonne dans sa traque acharnée, sa quête de revanche. Tout ça commence à partir de la deuxième partie et c'est à ce moment que je suis rentré à 1000% dans l'histoire et que je n'ai pas pu lâcher le roman jusqu'à son dénouement. Encore une fois, cette nouvelle danse des Furies était passionnante et je suis bluffé par sa construction, son développement et son dénouement.
J'attends toujours chaque nouveau roman de Nicolas Lebel avec une impatience mâtinée de gourmandise, tant il sait créer des ambiances uniques, peuplées de personnages hauts en couleurs. Ici, on retrouve l'impayable Yvonne Chen de l'opus précédent, "Le gibier". Flic un tantinet névrosée, misanthrope, imbuvable et agressive, la jeune femme est un des personnages les plus réjouissants que j'aie croisés ces derniers mois. Pour mieux l'apprécier, il faut impérativement lire les deux romans dans leur ordre de parution, sous peine de se spoiler la fin du Gibier et de rater l'évolution d'Yvonne. Délaissant Paris et ses environs pour une fois, Nicolas Lebel nous entraîne dans une sorte de huit-clos oppressant sur une île bretonne quelque peu inhospitalière. Peuplée de locaux pittoresques, Morguélen devient l'épicentre d'une intrigue palpitante, vers lequel convergent les passions plus ou moins immorales des uns et des autres. Rythmée par les apparitions tonitruantes de Johnny (un clin d'oeil à Merlicht ?), l'enquête/vengeance d'Yvonne avance par à-coups souvent violents. Chaque fois qu'on pense avoir compris, Lebel nous retourne comme des crêpes (normal, pour la Bretagne) et atomise nos certitudes. J'avoue être tombée dans tous les chausse-trappes, avoir gobé toutes les fausses informations distillées au fil des pages. Encore une fois, je ressors de ma lecture enchantée, amusée et pressée d'avoir son prochain entre les mains.
* ATTENTION : DIVULGÂCHAGE DU « GIBIER » DU MÊME AUTEUR * Un enterrement, sur la petite île bretonne de Morguélen, c’est déjà un événement en soi : ils ne sont plus, hors saison, qu’une grosse trentaine d’habitants sur ce caillou de la Manche à peine plus haut que Sein et plus étendu que Bréhat. C’est cependant le seul événement probable car la moyenne d’âge de soixante-cinq ans ne laisse guère espérer de mariages ni encore moins de naissances. Si je vous dis pourtant que sur cette île un duo d’enquêteurs de l’Office de Lutte contre les Crimes contre l’Humanité traque un criminel de guerre croate, cependant qu’une policière vaguement sociopathe, la lieutenante Yvonne Chen, fait son apparition à Morguélen le jour même de l’enterrement, à la recherche de l’organisation criminelle responsable de la mort de son supérieur et presque ami Paul Starski dans le précédent roman de Nicolas Lebel, « Le Gibier », vous admettrez que cela fait beaucoup. Ce qui prouve bien que des personnages peu recommandables sont à la manœuvre. Donner une suite au « Gibier » était difficile même si la fin de ce dernier s’ouvrait sur la possibilité d’une telle suite. En effet la construction virtuose du précédent récit, qui fonctionnait sur deux degrés de lecture en même temps, en faisait une sorte de petit diamant ; Nicolas Lebel allait avoir du mal à faire aussi fort. De fait il a un peu de mal, même si en soi cette « Capture » se tient tout à fait. Ici, le déroulement d’une partie d’échecs sert de métaphore organisant l’intrigue, comme c’était le cas d’une partie de chasse pour « Le Gibier », mais avec moins de conséquences, me semble-t-il, sur l’expérience du lecteur — ou alors c’est que je suis un peu fatigué. Mais sans vouloir révéler la fin, avec ses multiples rebondissements, disons que « La Capture » se présente comme une transition, le volet central d’une trilogie en formation. Ce n’est pas toujours le volet le moins réussi (« Le Parrain 2 » et « L’Empire contre-attaque », au cinéma, en sont bien la preuve) mais on peut comprendre un moment plus discret entre deux feux d’artifice. On retrouve donc Nicolas Lebel sur des terrains qui lui sont familiers et on peut profiter avec grand plaisir de son art de conteur. À nouveau l’intrigue policière donne un écho local (et même ici archi-local puisqu’on ne quittera pratiquement pas l’île) aux grandes souffrances de l’époque : ici la guerre civile en ex-Yougoslavie, dont le début est rappelé de façon parfaitement claire, et en donnant les noms, sans jamais que Lebel ne délaisse son intrigue principale (comme cela arrive à tant d’auteurs de romans policiers, parfois du premier rayon comme Henning Mankell, désireux de faire écho aux grandes crises mondiales, ou plus généralement au passé). On retrouve aussi la générosité d’un récit palpitant et volontiers humoristique (je recommande un début de chapitre délicieux sur le problème des sonneries de cloches dans les petits villages du vingt-et-unième siècle), qui retrouve parfois la saveur des anciens romans-feuilletons. Lorsque surgit le premier MacGuffin du roman (la notion est employée dans le texte lui-même) on se surprend même à s’ébahir : Nicolas Lebel semble un instant se rendre sur les terres de Fred Vargas voire de Maurice Leblanc, son voisin alphabétique dans le rayon polar de votre bibliothèque, avant dans un virage à quatre-vingt-dix degrés d’ironiser d’un sur le peu de crédibilité dudit MacGuffin, tout en le maintenant comme objectif d’un personnage à la fois détestable et, de par la naïveté qui nous est alors révélée, un peu touchant, tout de même. Car on retrouve enfin l’art de dessiner des personnages de l’auteur de « De cauchemar et de feu » et du « Jour des morts ». Ceux de « La Capture » sont vite et bien caractérisés avant de nous réserver des surprises qui jamais n’abusent de notre bonne volonté ; et surtout Lebel sait nous attacher à des personnages qui sur le papier sont pénibles : sans même évoquer son désormais célèbre capitaine Mehrlicht (absent de ce cycle-ci pour l’instant), Yvonne Chen, au second plan dans le roman précédent, est d’autant plus attachante que violente, cynique, apparemment dénuée d’empathie, subtilement dotée de caractéristiques habituellement réservées à des personnages de machos, elle ne semble faire aucun effort pour être sympathique à quiconque. Bref, lisez « La Capture », soit dans la perspective du « Gibier », soit juste pour passer un moment qui ne manquera pas d’être bon.
Quel plaisir (ou non, mais n’allons pas plus vite que la musique) que de poursuivre ma découverte et de l’auteur, et de cette série consacrée aux Furies, déesses chthoniennes vengeresses : Alecto, l’Implacable, Mégère, la Haine, et Tisiphone, la Vengeance. Pop, pop, pop ! Ne partez pas, ce n’est pas un livre sur la mythologie. Ce sont les pseudonymes des trois tueurs à gages dont nous avons fait la connaissance dans le tome précédent. Enfin « nous », moi, car vous êtes nombreuses et nombreux à avoir déjà lu les quatre tomes…
Dans ce tome, nous sommes propulsés à Morguélen, une île bretonne, comme son nom l’indique, où la lieutenante Chen poursuit sa traque, seule. Seule, vraiment ? Pas tout à fait ! Elle croise le chemin de deux membres de l’OCLCH (Organisme de contrôle des loutres, des cachalots et des albatros ? alors ça pourrait, mais non ! il s’agit du sigle de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine), aux trousses d’un criminel de guerre de l’ex-Yougoslavie, et tous trois finissent pas se serrer les coudes et mener, ensemble, une battue pour faire sortir les prédateurs de leur cachette et les capturer.
Le premier tome se terminant sur un 𝒸𝓁𝒾𝒻𝒻𝒽𝒶𝓃𝑔𝑒𝓇 à vous couper le souffle, j’ai pris une grande inspiration et j’ai plongé immédiatement dans celui-ci. Et plouf, j’ai bu la tasse ! L’histoire prend son temps à se mettre en place et il faut s’armer de patience jusqu’à ce que la narration s’accélère et que l’on rentre vraiment dans le vif du sujet. Ce que j’ai aimé, par contre, c’est de retrouver l’humour de l’auteur : décrire les faits et gestes de l’un des personnages, fan de Johnny Hallyday, au rythme des paroles de quelques-unes des chansons du 𝓇𝑜𝒸𝓀𝑒𝓇, alors là, je dis chapeau. Ça ne change peut-être pas un homme mais, là, pardon, Nicolas Lebel a allumé le feu.
Bref, s’il s’agissait d’une partie de cartes, le premier tome aurait raflé la mise haut la main ; ce deuxième volet ne m’a pas convaincue mais je ne vais pas m’arrêter là, je lirai le troisième tome (𝓈𝓅𝑜𝒾𝓁𝑒𝓇 𝒶𝓁𝑒𝓇𝓉 : je l’ai déjà lu, mais chaque chose en son temps), tout en espérant retrouver le dynamisme du premier tome.
ℙ𝕊 : J’ai glissé le titre de ⑤ chansons de l’idole des jeunes (devenus vieux) dans mon retour, saurez-vous les retrouver ?
Une île bretonne, un prêtre soupçonné d’être un criminel de guerre en cavale, des flics chargés de l’arrêter, Yvonne Chen de retour pour traquer les Furies, ce groupe d’assassins internationaux apparus dans Le Gibier… Avec tous ces éléments pour le moins disparates, il offre non pas une partie minutieuse de Mikado mais un tournoi d’échecs dont il maîtrise tous les aspects.
Engagez un pion… et l’auteur l’a déjà prévu.
Lancez votre cavalier… et considérez-le comme déjà tombé aux mains de l’ennemi.
Dans sa tête, la partie est jouée : vous aurez beau vous accrocher à votre Fou, Lebel est déjà de retour dans sa chambre, desserrant sa cravate tout en se servant un Bourbon des familles et réfléchissant à la manière d’orchestrer encore plus efficacement son récit.
le lieutenant Yvonne Chen, déjà froide dans la première enquête mais encore plus déterminée ici depuis la mort de son coéquipier. Après Paris, on la suit sur l’île de Morguélen, un lieu plutôt hostile giflé par les vents. Chen est lancée à la poursuite des « Furies », des tueurs à gages qui ont emprunté leur nom aux furies grecques de la mythologie et qui désignaient des créatures avides de venger tout acte répréhensible.
Mon avis :
Autant j'ai adoré son roman precedent (Le gibier), autant pour celui-ci j'ai eu beaucoup de mal a entrer dedans. Peut-etre etait-il tout simplement pas fait pour moi, trop d'allusion aux criminels de guerre et avec des noms de personnages pas vraiment que je qualifierais d'assez particuliers mais qui semblent bien se marier avec l'ambiance de l'histoire malgré tout.
C'est le premier roman de Nicolas Lebel que je lisais et ce ne sera pas le dernier ! L'auteur nous embarque sur une île bretonne pour assister à des funérailles. Le disparu était un homme solitaire, qui vivait chichement. Seule sa nièce a fait le déplacement et s'en remet au prêtre du coin pour régler ses affaires. Mais sous ses apparences amorphes, la vie à Morguélen réserve son lot de surprises en abritant, entre autres, un criminel de guerre, des agents infiltrés et des tueurs à gages. Débarque aussi un lieutenant de police avide de vengeance (personnage présenté dans Le Gibier). Et vous obtenez une lecture au rythme effréné, avec ses pièges et ses rebondissements inattendus, son ton mordant, son humour décapant et son cadre insulaire qui rend la sensation d'urgence encore plus palpable. Vrai de vrai, ce roman est palpitant ! L'intrigue est ingénieuse. Habile et rusée. Je m'attendais peut-être à un final sanglant, au lieu de quoi j'ai été prise de court mais pas déçue par cette porte de sortie.
Très belle voix du comédien Michelangelo Marchese pour nous plonger dans cette ambiance. Le roman est court donc l'écoute est rapide. C'est sans fausse note. Et puis j'aime quand l'histoire joue des tours de passe-passe et nous tient sans cesse en haleine.
Pour certains lecteurs c'est le retour d'Yvonne Chen, nouvelle héroïne pour moi, des polars de l'auteur. J'ai loupé le coche avec "Le gibier" qui précède ce titre, mais je vous rassure car il se lit très bien sans connaître les débuts d'Yvonne… je vais remédier à cette bavure prochainement!
Un grand merci à NetGalleyFrance et aux éditions JC Lattès pour m'avoir permis de lire "La Capture : Qui sème les coups récolte la vengeance", un excellent polar où l'auteur met à mal trois protagonistes sur une enquête à double fond. La lieutenante Chen court après une vengeance, elle fera la rencontre inopinée de deux agents de l'OCLCH, l'un en fin de carrière, le second dépressif et larmoyant. S'en suit une partie d'échec qui fera écho à l'enquête. Que de mystères!
Ayant suivi les aventures du capitaine Merlicht avec grand plaisir, ici l'auteur et la lieutenante Chen de son prénom Yvonne nous entrainent à Morguélen, île bretonne, sous les intempéries climatiques. Cette femme au tempérament de feu va retourner la situation, l'objectif que s'était fixé les deux agents sera bouleversé, ensuite advienne que pourra! À vous de le découvrir.
Avec son humour décapant, et malgré un roman noir, le fou rire n'est jamais loin dans les récits de Nicolas Lebel, et c'est ce que j'apprécie grandement avec cet auteur. Des romans noirs qui font du bien, et oui ça existe!
Enfin voici le final de ce diptyque de Nicolas Lebel qui succède au Gibier que j'avais particulièrement aimé pour sa dynamique et son originalité.
Si l'on retrouve les mêmes personnages, l'auteur a quant à lui prit un petit virage. Autant le premier tome était orienté thritller, autant La capture est un roman policier humoristique dans la lignée des Mamie Luger de Benoît Philippon ou du Serpent majuscule de Pierre Lemaitre.
Si ce n'est pas désagréable, la tension et le suspense maintenues tout au long du premier roman ne figurent pas dans ce second volée. On a presque l'impression que les personnages sont en dilettante.
En dehors de cela, il y a la même inventivité, le plaisir des personnages que l'on pourrait croire caricaturaux mais qui se révèlent endosser un rôle précis.
Un bon moment de lecture mais une série qui aurait mérité un meilleur final.
J'aime vraiment beaucoup cette trilogie franchement originale... Intrigue bien ficelée, piège et manipulation, une île battue par les vents... On se laisse emporter par ce nouveau piège concocté avec délectation par les Furies. Avec un ton ludique et sardonique, Nicolas Lebel s'est amusé à tisser une toile d'araignée dont on ne peut s'échapper, mais c'est sans compter deux agents de la DGSI, et bien évidemment Yvonne Chen, toujours aussi ivre de revanche. Sans compter vraiment ?
Sympa, divertissant et dépaysant, que ce soit le lieu choisi, ou même les personnages. Un bon petit (absolument pas péjoratif, écrit avec sérieux sans se prendre au sérieux) tout à fait sympathique. J'ai hâte de découvrir le troisième tome !
Un an après avoir écouté Le gibier, il était temps que je découvre enfin la suite de cette histoire, dont la fin m'avait étonnée. Si l'enquête avait su me happer, celle de La capture m'a moins attirée. J'ai eu plus de mal à rentrer dans l'histoire, j'ai trouvé que le début était long à se mettre en place. Même si l'enquête devient intéressante au fur et à mesure, elle m'a moins plu, sans parler des personnages que j'ai trouvé peu attachants. Pour autant, l'enquête est bien ficelée et la fin surprenante, laissant présager un tome 3 des plus prenant. A voir si la suite de cette série saura me captiver !
Segundo livro da Lieutenant Chen (me parece ser uma genérica da sueca Lisbeth), em fundo de captura de um criminoso da guerra da Yugoslavia. Cenário que se desenvolve em uma ilha (presque ile) tipo Bretanha. Jogo de gato e rato até o final. Aguardando o terceiro tomo, que sem duvida sera interessante tambem.
Une histoire extrêmement bien ficelée, avec quelques trouvailles stylistiques en prime, qui donne envie de se précipiter sur le troisième tome de la trilogie!