Pour Hugo Séguin, le mouvement environnemental a perdu ses repères. Devant l’urgence climatique, plusieurs s’accrochent à des solutions qui livrent trop peu, trop tard, alors que d’autres délaissent les instances de décision et se replient sur eux-mêmes. En montrant combien plusieurs idées radicales d’hier nous apparaissent tout à fait banales aujourd’hui, l’auteur identifie les mécanismes qui étouffent leur diffusion en tant qu’innovations bénéfiques. Se définissant comme un environnementaliste plutôt conservateur, il lance un appel au rapprochement entre environnementalistes réformateurs, qu’il invite à s’ouvrir aux idées nouvelles, et radicaux, à qui il propose le beau risque de réinvestir les structures de pouvoir. Prônant un renforcement du dialogue social, il interpelle finalement décideurs et influenceurs à s’ouvrir aux porteurs de solutions innovantes qui frappent aujourd’hui à leurs portes. Nous ne pourrons confronter la crise environnementale, nous dit-il, que si nous facilitons collectivement la diffusion et l’adoption d’une toute nouvelle génération d’idées radicales.
Merci Hugo, je crois que tous oeuvrant dans le mouvement devraient lire cet ouvrage.
L’expérience de l’auteur au sein de différents paliers de la société civile québécoise offre au lecteur un “insider view” dans plusieurs débats importants: la genèse des idées, qui était autour de la table, et les décisions qui en sont sorties.
Me trouvant parfois dans le penchant radical mais plus souvent chez les réformateurs, je me suis retrouvée autant validée que confrontée à travers ma lecture. J’en comprends que c’était le but.
Réflexions intéressantes sur les différents factions du mouvement écologiste. Le fait que l'auteur admet d'entrée de jeu l'échec de sa propre approche nous rend définitivement plus réceptif à son message. Contrairement à la majorité des essais, ce livre ne se contente pas de dire ce qu'il faudrait faire, mais le soutient avec une théorie de comment le changement social survient, ce qui est pour le moins rafraîchissant.
Quelques passages superflus (la cancel culture, vraiment?), mais qui ne viennent pas trop diluer le propos.
Le propos est intéressant. Je trouve que la lettre aurait très bien pu être beaucoup plus courte et concise pour servir adéquatement le sujet. Je l'ai quand même lu "en entier" sauf l'introduction beaucoup trop longue (qui répète le même discours du corps du texte).
L'auteur a une proposition intéressante et des bons arguments, mais son livre traîne parfois en longueur et rend la lecture un peu ennuyeuse. + avait-on encore besoin d'une tirade contre les "wokes"?
Ce livre s'adresse à tous, peu importe vos allégeances politiques. Il n'est pas seulement question d'écologie et de changements climatiques. La société québécoise (et le monde entier d'ailleurs) s'est engagée dans un terrain glissant, de bien des façons et c'est à nous de nous y en sortir.
"Évitons de périr emmitouflés dans le chaud sentiment d'avoir eu raison jusqu'au bout."