Avez-vous déjà eu l’envie de vous perdre dans une forêt ? D’y passer l’hiver ?
Avez-vous déjà rêvé de partir en pension ?
Dans ce récit qui frise parfois l’horreur, on ne peut faire confiance à aucune de ces fillettes. Chacune a ses obsessions, sa voix, ses blocages, chacune ment, ou dit la vérité de travers, omet, perd le lecteur.
On entend au loin les échos d’un décès, dont on n’est pas sûr de la véracité. On en soupçonne certaines de faire de la sorcellerie, mais rien n’est sûr.
Avec ce livre, rien n’est sûr.
La lecture peut frustrer, car l’on est sans cesse en train de combler les vides entre les micro-chapitres, où chacune à leur tour les fillettes prennent la parole. Puis on comprend qu’il faut accepter de se perdre dans ce récit fragmentaire, étrange, presque surréel, un rêve ou un cauchemar, où l’abandon, la violence et la psychose règnent.
Ce qui est sûr cependant, c’est ce que la lecture de ce livre laisse sa marque (on y pense souvent, après).