Appel à l’insurrection, poème en poche, ce manifeste de 48 porte déjà en germe l’intuition des ravages du libéralisme triomphant d’aujourd’hui.En 1948 sont publiés secrètement au Québec quatre cents exemplaires d’un manifeste explosif. Pamphlet et poème, Refus global brosse un portrait au scalpel de la société québécoise, bigote et renfermée, et appelle, dans une langue virtuose, à une révolution poétique. Dans la lignée d’un Lautréamont, Borduas dénonce un clergé à la fois puissant et castrateur. Voulant faire naître un « nouvel espoir collectif », il appelle à une révolte poétique. La combinaison du rejet proclamé de l’Église et du rendement marchand donne toute sa saveur et son actualité au texte. Qui plus est, cet appel à l’insurrection ne saurait être coulé dans une langue sage et policée. Certains passages glissent vers le poème en prose. Le « refus de servir » s’exprime dans la spontanéité et la libération de l’écriture.
le refus global est un manifeste tellement important dans l'histoire du québec. c'est le manifesto qui a été premièrement imprimer illégalement sous le règne ultraconservateur de maurice duplessis en partenariat avec l'église, une période de l'histoire qu'on surnomme maintenant "la grand noiceur". ce manifeste fut le déclencheur indirecte de la révolution tranquille à venir.
borduas et les signataires expriment un voeux de refus de s'abaisser au règne de duplessis, au pouvoir de l'église et promets de jamais se taire contre eux. il croit et développe que l'église à la tête de l'état sera la cause de la chute de la société québecoise, car il la trouve son éthique extrêmement fautive. donc très pour la séparation de l'état et de l'église. borduas pensait qu'une révolution est inévitable car 'les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes" et que le peuple québecois éventuellement va avoir la nausée de cette noirceur et de la petitesse intellectuel, artistique, religieuse et politique. la raison triomphera la religion et c'est sa conviction - heureusement, il avait raison. la manifeste contient un voeux fervant pour la société québecoise. il la demande de s'ouvrir au monde, de rejeter l'église en entier et ses idéaux de la terre, anéantir la peur de l'ailleurs, se moderniser finalement avec le reste du monde, de briser cette mentalité pour rejoindre le potentiel complet du québec.
le refus globale est ouvertement l'un des plus importants textes gauchistes québecois. alors d'un autre part du texte, par le sens d'un devoir profond, borduas et les signataires s'inquiètent avec la classe et font la promotion de la décentralisation du pouvoir au sein du gouvernement de maurice duplessis et la libération des classes, plus spécifiquement l'anarchie, pour l'épanouissement complet et réponds indirectement aux critiques de droite avec ce manifeste aussi. borduas prône la transformation et non le changement, au nouveau au coeur de la source, à la demande d'un meilleur bien-être -très clairemement ici:
"au terme imaginable, nous entrevoyons l’homme libéré de ses chaînes inutiles, réaliser dans l’ordre imprévu, nécessaire de la spontanéité, dans l’anarchie resplendissante, la plénitude de ses dons individuels. "
le texte est très stylistique. peut-être c'est le niveau du français mais il y a, à mon avis, un air solennel. la manifeste sonne un peu comme un sermon qui dure un peu trop long temps alors qu'il a très court. l'écriture est romantique. des fois, c'est très passionné, sinon drmaatique. il y a une langue très animé et je l'apprécie beaucoup. je crois que c'est cet élément qui a vraiment interpellé le peuple québecois.
La moitié des phrases du texte pourraient servir de slogan à un parti politique voulant changer les choses, à un groupe aspirant à mieux, même en 2019. Borduas et son groupe ont fait preuve d'un immense courage contextuel en publiant ce pamphlet coup de poing et c'est notre responsabilité de le garder vivant et, surtout, en tirer sans cesse les leçons du passé. Un texte à lire et relire.