Featuring full-colour illustrations, Scenes from the Underground is the fully uninhibited field notes of the club scene.
Our narrator travels from Montreal to Berlin, with stops in New York, Miami, and Paris, exploring the sex, drugs, and club music that define the gay nightlife. His journey leads him out from under his studies in Medieval Literature and through the bathrooms and dark rooms of clubs and raves, where dubious decisions and intimate connections go hand in hand.
In writing provocative and contemporary, Scenes from the Underground is a stunning portrait of the Instagram generation.
C'est mon moins pref de la collection Queer jusqu'à maintenant (Y me reste à lire La minotaure). Je sais pas exactement pourquoi, mais j'ai quelques pistes de réponse, mais avant de les aborder je voudrais juste dire que y'a aussi que Désormais, ma demeure et Cette blessure est un territoire sont des livres vraiment incroyablement puissants.
Bon, donc les attentes sont toujours très élevées pour moi quand je lis un livre de cette collection. J'ai trouvé Les carnets de l'underground vraiment plus léger que les autres livres que j'ai lu dans la collection, un vent de fraicheur qui me semblait pas s'adresser tant que ça à moi parce que je suis un.e boomer qui est vraiment poche avec Instagram, son mode d'expression et ses cultures et aussi parce que mon expérience de tapette est vraiment loin de la vie fif des grandes villes qui me semblait dans ce livre être un monde fabuleux près de la science-fiction (mais je suis aussi loin du milieu de la consommation de drogues alors c'est peut-être pour ça que je saisi pas tout)
Ceci dit, comme criss, y'est tu temps aussi qu'il y en ait des livres fifs-queers, qui existent, qui soient agréables à lire, à regarder (les illustrations de Jacob Pyne sont superbes pis les couleurs sortent vraiment bien, j'aime particulièrement comment est utilisé le jaune dans les dessins - même si je trouve que le jaune c'est une couleur laide). On peut tu avoir des livres fun et dur à la fois sans qu'on ait besoin de révolutionner le monde à chaque fois qu'on veut prendre la parole dans ce monde tellement hétérocispatriarcal qu'il se rend même pas compte qu'il publie littéralement plein de navets que jamais les communautés queers pourraient se permettre de publier.
Aussi j'ai aimé ma lecture pis c'était doux pis ça m'a fait tellement de bien en ce temps de pandémie pis quand j'en suis ressorti.e pis que toutes les fictions hétéro-cis se sont remises à m'envahir j'ai réalisé tout le bien que cette micropause a faite sur moi, comme une brèche dans le tissu d'une réalité qui ne veut pas de moi.
Merci aux artistes, aux éditeurices et aux bénévoles
Les Carnets de L’underground, c’est des tranches de vie se passant dans les raves et les nightlifes auxquels le narrateur a participé. On plonge tête première dans son univers trash baigner d’érotisme, d’alcool et de drogue en tout genre. Le langage est cru, parfois vulgaire. On assiste à des scènes intense. Il n’y a pas de place pour la censure. C’est un livre qui m’a fait découvrir un univers que je ne connaissais pas. J’en aurais pris plus de ces aventures. Une livre que je suggère à ceux et celles qui souhaitent sortie de leur zone de confort avec une lecture Queer. J’ai adoré ! Mention spéciale aux illustrations magnifiquement explicite. • « Les années m’ont appris que je tombe amoureux de chaque personne avec qui je couche — c’est systématique, je suis trop sensible. »
Les parcours nocturnes que ces pages nous offrent sont sincères, impudiques. Un rythme s'impose à la lecture, pulse. Contre les descentes qu'on attribue aux raves dans le discours médiatique, l'auteur nous parle d'élévation par des chemins divergents. Il creuse en lui comme il parcourt les non-lieux des raves. C'est sinueux, c'est sans jugement. Je me sentais avec lui à travers les pages. Le travail formel rejoint le discours. Instagram s'invite partout, et ce n'est jamais kitsch.
Auteur à surveiller! Le texte est brillant. L'auteur nous fait entrer dans le bouillonnement de ses pensées, dans les aléas de ses nuits dans l'envers du monde. C'est impudique, c'est sans jugement moral. Les images les plus fortes surgissent toujours là où on ne les attend pas. La friction des corps nous apparait d'autant plus subversive que ce livre sort en pleine pandémie mondiale où nous sommes privés du hasard, de l'ivresse, des rencontres fortuites et des corps qui s'entrechoquent. Espérons que ce livre trouve son chemin hors des milieux queer qu'il dépeint sans jugement, avec bienveillance, avec nuance. L'auteur se commet de corps, se commet de coeur.
Je me suis reconnu dans ce livre, surtout les bouts dans les toilettes du Berghain et dans les afters rocambolesques au Durocher! Puisque ça fait quasiment 1 an que je suis pas sortie, c'est plaisant à lire! Vivement un 2e carnet post pandémie ;)
This book was simply fantastic. A series of short snippets into the life of Gabriel between different cities and their queer scenes and nightlife. The drawings from the artist Jacob Pyne were gorgeously illustrated, even with their somewhat spicy nature. Maybe not the best book to read on the subway, but a stunning masterpiece nonetheless.
« À Berlin pour la troisième fois. Partout où je vais, j’ai l’impression de courir après les autres, de courir après moi-même. Les années m’ont appris que je tombe amoureux de chaque personne avec qui je couche ― c’est systématique, je suis trop sensible. »
(4/5, I really liked it) La lecture permet à celui.celle qui s’y adonne d’aller dans des milieux qu’il ne connait pas. C’est ce que LES CARNETS DE L’UNDERGROUND ont fait. Rattaché à la collection Queer (Triptyque), cet ouvrage de Gabriel Cholette trace le parcours d’un jeune homme pour qui l’amalgame fête/cul/drogue semble la seule cible donnant sens à son univers; toutes décisions convergent vers la prochaine baise.
Les carnets amènent le lecteur à Montréal, à Berlin, à Miami, à Paris. Toujours le même setup : Tinder, Grindr, les bars, les clubs, les boums privées. La faune est la même, les outils de chasse également.
Tous les ingrédients pour choquer sont là, pourtant ça ne l’est pas. Ce n’est jamais trash. La provocation n’est pas au rendez-vous. Le langage est souvent cru, mais on apprend rapidement à saisir et à se prêter au lexique lié au mode de vie.
« …mais quand tu m’as trainé vers la cuisine sous prétexte que t’avais faim et qu’on s’est sucés sur le comptoir, c’était ma deuxième pipe de la soirée. »
Bien que marginal aux yeux de plusieurs, ce mode de vie n’est en fait que le véhicule à la quête d’un certain bonheur. Qui sommes-nous pour juger? Jamais l’auteur n’apparaît dégénéré à outrance, affligé ou misérable. Tout s’inscrit dans une certaine normalité. Oui, certaines scènes ne sont pas édifiantes, mais le sort du jeune homme n’est pas pour autant entaché. Les gardes du lecteur tombent à mesure qu’avance la lecture.
« Plus tard dans la journée, le dude de Grindr m’a envoyé sur Snapchat des photos de moi couché par terre sur le trottoir à côté du bar avec la caption Current situation. Les photos me gênent pas parce que par miracle, j’ai quand même l’air cute dans mon vomi. »
Dans sa définition, la collection annonce la célébration du « spasme de vivre ». C’est effectivement ce que livre ce bouquin. Peut-être que ce style de vie cache une tristesse latente, mais au moment où sont vécus les évènements relatés, la tristesse n’y est pas. Parfois la déception sonne ― lorsque la chasse a été moins bonne ―, mais le regret n’est pas au rendez-vous.
Il sera intéressant de suivre les aventures du garçon, lorsque la fête ne sera plus au cœur de son parcours et qu’autre chose enveloppera son quotidien.
LES CARNETS DE L’UNDERGROUND : Une étonnante exploration! En bonus, de piquantes et graphiques illustrations de Jacob Pyne découpent les chapitres.
Allez ! hop ! une petite critique, ça faisait longtemps.
Ça craint…
La dernière était en plein confinement. Depuis, on en est sortis. On a tous repris le chemin vers nos vies professionnelles et sociales. Tous satisfait notre appétence culturelle en arpentant les galeries d'art, en applaudissant frénétiquement les comédiens d'une pièce de théâtre. Tous trémoussé nos corps brûlants et moulés dans nos plus beaux justaucorps au son des années 90 — « Freed from desire, mind and senses purified » — sitôt la réouverture des édens noctambules. On s'est tous expatriés vers des terres plus exotiques et ensoleillées, après avoir affiné nos silhouettes dans les salles de sport. En résumé, on a tous été bien occupés.
Nan, je déconne. J'ai rien fait de tout ça. À dire vrai, j'ai pas mal roupillé depuis. Lambiné, aussi. Bouquiné, un peu. Et surtout eu la flemme. Bon, à priori, j'ai quand même eu l'énergie de me rendre en librairie, puisque je me suis payé ces Carnets de l'Underground. Et quelle lecture ! J'en vibre encore. Enfin, j'en vibre encore allongé et alangui sur mon canapé, ça va sans dire.
Je crains…
Ça méritait donc bien une petite critique élogieuse qui, comme les précédentes, ne vaudra pas grand chose. Parce que, primo, on s'en cogne quand même pas mal de mon avis. Et parce que, deuzio, je débagoule des fadaises pour escamoter mon embarras quand il s'agit d'expliquer les raisons de mes rares enthousiasmes. Parce que, oui, Les Carnets, j'ai aimé. Les Carnets, c'était cool. Mais ça reste un truc impalpable, insaisissable par mon esprit demeuré trop longtemps allongé et alangui sur son canapé immatériel à lui. Vous comprenez ?
S'il est utile d'argumenter, je peux vous amadouer en disant que les notes de Gabriel Cholette sont agrémentées d'illustrations assez chouettes, culottées et déculottées à la fois, un peu trashouilles aussi, que l'on doit à Jacob Pyne. Le hic, c'est qu'aux éditions Le Gospel, ils ont préféré s'en dépouiller pour ne conserver que la magnifique couverture. C'est fantastique de donner une seconde vie aux Carnets dans l'hexagone — c'est grâce à vous que je suis tombé sur ces écrits, merci — mais pourquoi, putain ? Soit dit en passant, je m'étais rendu au Monte en l'Air le 28 juin pour acquérir un tout autre bouquin (Bras Coupé de Bernard Assiniwi). C'est là, dans l'étalage, que je suis tombé sur la pile de Carnets de l'Underground édités par votre maison. Juste avant que l'affiche d'une rencontre avec Gabriel Cholette en date du 13 juin me fasse la nique. Et avec quelle arrogance ! Dire que si le timing n'était pas si pourri, j'aurais pu faire dédicacer mon exemplaire ! Ça me fout les glandes !
Du coup, ma petite astuce perso, c'est de se rabattre sur la version proposée par les éditions Triptyque du Groupe Nota Bene. C'est un peu plus ardu de mettre la main dessus dans nos librairies, je vous l'accorde. Mais sans vous teaser, en page 12, on retrouve l'illustration de couverture dans son intégralité. Pour avoir vu le bas, ça vaut bien les 29 euros !
Mais au-delà de l'image, il y a la plume. Je retiens surtout le talent de Gabriel Cholette pour capter le psychédélisme et les fulgurances de la vie nocturne et queer, pour les restituer tels des clichés à développement instantané. Normal me direz-vous, puisque tout part d'une page instagram. Des tranches de vie, donc, dans lesquelles on devine encore les conventions de la plateforme : iconographie, concision du verbe, et géolocalisation. C'est que j'en viendrais presque à revoir mon jugement sur les réseaux sociaux, dont le ramassis absolument effroyable de crétinisme humain a si souvent ulcéré ma conscience. Comme quoi… En même temps, je dis ça après m'être empressé de follow le fil insta de l'auteur sitôt Les Carnets refermés. Et surtout après ne plus me sentir pisser depuis qu'il a liké trois de mes publications en retour et commenté d'un « Magnifique ! » le cliché de ma peluche à l'effigie de Jessica Rabbit devant la forteresse de Modlin.
Quand je parlais de crétinisme humain, je m'incluais bien évidemment dans le ramassis…
Mais venons-en à ce qui fait tout l'intérêt, selon moi, des Carnets de l'Underground : ils font la part belle à cette jeunesse flamboyante. Celle qui irradie tellement qu'elle en devient presque aveuglante de beauté. Bien sûr, des romans sur la jeunesse éclatante, y en a eu d'autres avant. Y en aura d'autres après. Mais Gabriel Cholette ne se contente pas seulement de la décrire. Il la vie. Et ça sonne vrai. Et ça fait tilt. Et ils sont nombreux, les gobelins, à s'être engouffrés dans les galeries souterraines en sa compagnie :
« C'est l'une des dernières journées chaudes de l'été qui se termine alors que j'ai la tête sur Sean qui a la tête sur Aubrey qui a la tête sur Bobby qui est en train de dire que les afters, ça a pas vraiment d'utilité, sinon celle de passer des moments couché·e·s les un·e·s sur les autres entre ami·e·s. »
Cette jeunesse qui brûle la chandelle par les deux bouts. Celle qui veut tout vivre avec intensité. Toujours plus loin, plus fort, plus vite — le premier qui répond « jusqu'au bout de l'extrême limite », je l'éclate. L'allégresse. Le désir. L'amour… La douleur aussi. Parce qu'une fois sortie du k hole, quand la fièvre des afters retombe, lorsque les portes des dark rooms se referment et que les « loads » sont perdus, on sent bien qu'elle pourrait s'embraser, cette jeunesse. Qu'à trop brûler de mille feux, elle pourrait se consumer toute entière.
Je crois que c'est avec ça que Gabriel Cholette est venu me cueillir dans la paume de ses mains. C'est ça le truc insondable qui fait que j'ai aimé ses Carnets. Parce que l'espace d'un instant, tout en sirotant mon caramel machiatto entre deux mioches qui chialaient leur race pour une raison ignorée d'eux-mêmes, j'avais l'impression d'en être. De ceux qui flamboient… De ceux qui pourraient se répandre en braises…
« Mmmm well nothing, nothing, nothing's gonna save us now. »
Relativement impertinent. L'auteur aborde ses débauches vécues à Berlin et à Montréal sous l'effet de millions de drogues. Il aborde aussi le sexe dans les clubs sous toutes ses formes. Je suis tannée on dirait qu'on dépeigne la communauté queer par ces thèmes vulgaires qui représentent zéro notre belle communauté colorée. Il avait aucun fil conducteur dans ce livre, aucun sujet pertinent traité à part les deux thèmes nommés ci haut. On a aucune idée quel message l'auteur veut partager mis à part "les hommes gays sont réputés pour fourrer et faire des blackouts sur la kétamine"?? Le récit est dautant plus répétitif et tourne en rond
I won a copy of this book in a pride day giveaway at a localish to me bookstore and I was so excited. I’m trying to read my queer books and bonus points because it’s also Canlit. This was a super interesting story about our main character travelling back and forth from Montreal to Berlin and surrounding areas looking at the club scene as a queer person and experimenting with drugs and sex. Now I don’t know if this is a true story but my eyes were opened, I’m not sure if these things didn’t happen where I grew up or if I’m just sheltered ahha. I also didn’t realize drugs were so prominent in the queer club scene. It was fascinating read. And my fave part were the illustrations at the beginning of each chapter, some were a bit risqué as in a naked pic but I enjoyed them. I would recommend this read.
maybe more like a 2.5? I was lured in by the cover on this digital ARC, and while I did enjoy many of Jacob Pyne's illustrations, the vignettes here were basically a giant k-hole of nothing. Horniness interspersed with glimpses of voyeurism without any broader story, context, insight, or intrigue.
"Question of all time: Should we go do a bump in the toilets?"
"Is he gay because he's looking at me or is he looking at me because I'm gay?"
"I was just pleased to enter the network of sluts."
Une œuvre qui confirme l’importance de la littérature, rien de moins. On plonge dans des nuits sans fin acides et électrisantes qui nous ramènent à une époque pré-Covid-19 plus insouciante et légère.
Des réalités très communes qu’on ne voit malheureusement pas assez souvent dans la culture populaire, portrayant des queers allumé·es, vivant·es et unapologetic, jusqu’aux références à Miley Cyrus et à Koltès, tout y était.
Un récit très réalist de la vie des boîtes gai, à Montréal et à Berlin surtout. Ce livre est bien écrit, mais un très petit secteur de la population s'y intéresserait - les jeunes hommes gais qui fréquentent les clubs gais et qui se droguent avec abandon. Mais, pour ces mecs, c'est une lecture divertissante, surtout s'ils sont déjà sortis au Berghain!
Adoré cette lecture, qui permet de se plonger dans l'expérience du nightlife avec l'auteur. Dans mon cas, ça a particulièrement résonné avec plusieurs expériences personnelles et ça m'a permis de m'y replonger rétrospectivement. Considérant qu'il y a très peu de littérature queer francophone du québec qui aborde ces réalités, c'est une petite perle !
I read the English translation of this book. It really did feel like I was reading someone’s Tumblr blog, from back in its prime. It was a really interesting glimpse into a life very different from my own. If you have an interest in reading about personal experiences within queer culture, particularly cruising and clubbing, this is a fantastic read.
I can totally understand that this book is not for everyone due to the explicit descriptions (and illustrations, sort of) of sex and drug use, but both the writing and illustrations in this short book were engaging and well done. The narratives were all short and sweet, both a little disorienting and yet to the point, and, honestly, I really did love the style of the illustrations, so no notes.
Queer et un peu trash : bien entendu j'achète. Ça rafraîchit, ça change. C'est quand même un peu répétitif, en soi. Mais rien d'étonnant : il s'agit bien d'une collection de souvenirs de soirée. En gros... C'est pas révolutionnaire mais ça fait du bien ? Point bonus pour certaines formulations particulièrement délectables.
C’était super intéressant de découvrir un monde qui m’est si inconnu. Je trouve pas que ça soit particulièrement bien écrit mais on s’en fiche parce que l’histoire est bien plus importante que la forme en elle même. En tant que francophone j’ai trouvé l’écriture canadienne intéressante : une écriture orale mélangeant anglais et français
This was an interesting account of the author’s experiences in nightclubs in New York, Montreal, and Berlin. At times the stories grew a bit tiresome (how much drugs and sex can you really read about before it starts to sound the same?), but there were moments that felt more inward and cerebral and yearning. I wish there had been more.
Vapid, navel-gazey, and, worst of all, pointless. An assortment of hedonistic escapades across buzzwordy queer culture capitals, mashed together with little rhyme or reason. At least there were fun, punchy illustrations sprinkled throughout, and bravo truly for all the brave baring of soul (sex) despite how vapid it comes across.