Quel magnifique roman, un énorme coup de cœur, j’en suis encore estomaqué.
Un roman plein d’émotions, d’empathie pour sa famille, mais traversé d’une analyse dure, presque cruelle envers soi-même, qui nous replonge sans merci dans nos propres réflexions, nos propres hontes.
J’espère que ce roman a été cathartique pour elle, parce que son histoire est d’une énorme tristesse. En tout cas, la fin du récit, surtout la discussion avec Elena est vraiment cathartique pour le lecteur.
Passages coup de poing pour moi, pour différentes raisons:
“J’ai une nouvelle amie colombienne qui sait cuisiner des empanadas. Elle était choquée que j’ignore comment faire. J’ai demandé à papa pourquoi il ne me l’avait jamais appris. Il a dit que c’était moi qui avais refusé. Personne a l’école n’en mangeait, alors je ne voulais pas en manger non plus. Je demandais plutôt à ce qu’il me fasse un sandwich au baloney avec de la moutarde baseball.”
“Être adulte, c’est accepter de ne pas corriger ses parents en travaillant très fort pour ne pas devenir comme eux.”
Ce ne sont que deux passages qui m’ont marqué au moment de la lecture, mais l’entièreté de l’écriture est d’une grande beauté, universelle mais toute québécoise, moderne et belle. J’ai définitivement versé quelques larmes.
Merci énormément à Léanne pour la recommandation.
Lu sur Prêtnumérique.
Shinkansen Hiroshima-Tokyo