À mi-chemin entre le récit et le guide pratique, La méthode Y est un essai qui explore la consommation, la surconsommation et la déconsommation. Que symbolisent tous ces objets dont on choisit de s’entourer ? Et que camouflent-ils ? Pourquoi continuons-nous à consommer à un rythme fou, même si nous sommes conscients des conséquences pour l’environnement ?La méthode Y invite le lecteur à prendre un pas de recul, à se questionner sur ses manières de consommer et à poser des gestes concrets afin de mener une vie un peu moins encombrée, un peu plus verticale.« La réduction a besoin qu’on fasse son design. On doit l’imaginer, on doit la brainstormer, on doit jouer avec elle pour la comprendre et l’intégrer dans nos pratiques. Elle se doit d’être bien élaborée si on veut qu’elle fonctionne et qu’on y adhère, car les véritables occasions ne sont plus nécessairement là où on a l’habitude de les voir. La croissance a fait son temps. »
C’est un essai qui, après coup, semble plutôt s’intéresser à des préoccupations petites-bourgeoises en matière d’environnement. L’auteur nous invite à réduire notre train de vie (comme en réduisant notre nombre de vols en avion ?) afin d’atteindre la « verticalité », concept qu’il tente, en vain, de vulgariser. Le livre critique sans grande poigne le pouvoir entretenu par les entreprises, en faisant le pari de la bonne foi de celles-ci en ce qui concerne leur empreinte écologique. Par le fait même, il ramène cette idée que d’acheter, c’est voter, mais, bien évidemment, en ne proposant aucune mesure étatique ou systémique qui permettrait d’enrayer le problème.
De trop nombreux passages creux sont écrits dans cet essai, qui nous répète que petit-train-va-loin ou que la-révolution-passe-par-chaque-petits-gestes. Bien sincèrement, ça fait longtemps qu’on essaie, puis il va falloir que ça vienne de plus haut, parce que la majorité de la populace n’a pas à se faire dire de moins aller au chalet (parce qu’elle n’en a pas).
Le point positif de ce document réside dans le fait que l’auteur, spécialiste en design, met des mots justes pour décrire exactement tout ce qui cloche avec le monde du marketing et de la (sur)consommation. Il a bien raison de s’insurger; ça aurait été simplement plaisant que l’auteur propose des solutions plus mobilisantes.
Janvier 2024. C’est pertinent mais j’avais une impression de déjà-vu. Quiconque s’intéresse au minimalisme, à la décroissance, à la simplicité volontaire, au zéro déchet, à l’écologie, a eu (lu, entendu) ces réflexions ou à peu près. Ce n’est pas inintéressant d’avoir la vision d’un designer.
Intéressant, parfois un peu long, mais pertinent. À lire et à partager avec un ami qui n’a aucune idée comment adresser les enjeux climatiques, mais qui souhaite faire partie de la solution.
Un ouvrage empreint de belles réflexions humaines écrites et vulgarisées par une voix humaine. Un ouvrage d’inspirations pour une vie qui fait davantage sens.