C’est un essai qui, après coup, semble plutôt s’intéresser à des préoccupations petites-bourgeoises en matière d’environnement. L’auteur nous invite à réduire notre train de vie (comme en réduisant notre nombre de vols en avion ?) afin d’atteindre la « verticalité », concept qu’il tente, en vain, de vulgariser. Le livre critique sans grande poigne le pouvoir entretenu par les entreprises, en faisant le pari de la bonne foi de celles-ci en ce qui concerne leur empreinte écologique. Par le fait même, il ramène cette idée que d’acheter, c’est voter, mais, bien évidemment, en ne proposant aucune mesure étatique ou systémique qui permettrait d’enrayer le problème.
De trop nombreux passages creux sont écrits dans cet essai, qui nous répète que petit-train-va-loin ou que la-révolution-passe-par-chaque-petits-gestes. Bien sincèrement, ça fait longtemps qu’on essaie, puis il va falloir que ça vienne de plus haut, parce que la majorité de la populace n’a pas à se faire dire de moins aller au chalet (parce qu’elle n’en a pas).
Le point positif de ce document réside dans le fait que l’auteur, spécialiste en design, met des mots justes pour décrire exactement tout ce qui cloche avec le monde du marketing et de la (sur)consommation. Il a bien raison de s’insurger; ça aurait été simplement plaisant que l’auteur propose des solutions plus mobilisantes.