Le 12 octobre 539 avant notre ère, l'antique et splendide ville de Babylone tombe aux mains du roi perse Cyrus le Grand en à peine une nuit. Capitale déchue d'un empire qui s'étendait des rives de l'Euphrate à la Méditerranée et des monts du Taurus aux confins de l'Arabie, Babylone va devenir une cité de second rang pour le restant de son histoire. Le nom et la localisation de Babylone, cité vieille de 4 000 ans, sont universellement connus. Mais qu'en est-il des événements souvent dramatiques qui jalonnent son histoire ? Sait-on que son magnifique empire n'était qu'un colosse aux pieds d'argile ? Et que le roi Nabonide, dernier souverain du pays "entre les fleuves" , s'est révélé l'antithèse de son prédécesseur, le grand Nabuchodonosor ? Usurpateur, conquérant perdu dans les sables de l'Arabie, partisan du dieu de la Lune au détriment de Bêl-Marduk, le roi des dieux, chef du panthéon babylonien, Nabonide n'a sans doute pas bénéficié du soutien inconditionnel de ses sujets. Francis Joannès, spécialiste de l'histoire de la Mésopotamie antique, mène l'enquête pour dénouer les fils de l'effondrement soudain de Babylone. Ce faisant, il nous décrit toute une civilisation, sa géographie, sa société et sa culture. Il fait revivre le roi Nabonide lui-même, tout comme ses sujets, notables urbains, hommes d'affaires, esclaves domestiques ou simples travailleurs au service des grands temples.
Das Buch untersucht den Untergang des Babylonischen Reiches im Jahr 539 v. Chr. und rückt dabei die rätselhafte Figur des Königs Nabonide in den Mittelpunkt. Nabonide, der letzte Herrscher Babylons, wurde oft als inkompetent, ketzerisch oder gar wahnsinnig dargestellt – obwohl sein Leben erstaunlich gut dokumentiert ist. Die Arbeit zeigt, dass diese Zuschreibungen vielschichtiger sind, als es die populäre Geschichtsschreibung suggeriert. Der Text nimmt die Lesenden mit auf eine faszinierende Reise in eine Welt, in der Verträge noch in Ton geritzt wurden und Könige sich lieber spielerisch im Sand übten, als gegen die anrückenden Perser zu kämpfen. So entsteht ein lebendiges Bild eines Reiches im Wandel und einer Herrscherfigur, die zwischen politischem Kalkül, religiöser Eigenständigkeit und persönlicher Exzentrik oszillierte.