Traduction d'Étienne Dobenesque · Coédition La Fabrique «Ce livre, qui revient sur certains des thèmes de Caliban et la sorcière et sur leur rapport avec le déferlement de violence contre les femmes auquel on assiste actuellement, tente de répondre à des questions fondamentales pour tout mouvement social. Comment se fait-il que les femmes, des corps desquelles toute personne qui ait jamais vécu est venue en ce monde, qui non seulement procréent mais nourrissent les enfants et reproduisent jour après jour leur famille, soient la cible de tant de violence, jusqu’à ces nouvelles chasses aux sorcières ? »
Silvia Federici is an Italian and American scholar, teacher, and activist from the radical autonomist feminist Marxist and anarchist tradition. She is a professor emerita and Teaching Fellow at Hofstra University, where she was a social science professor. She worked as a teacher in Nigeria for many years, is also the co-founder of the Committee for Academic Freedom in Africa, and is a member of the Midnight Notes Collective.
Puisque ce livre est composé de différents article que Federici avait déjà publiés individuellement, il y avait quelques arguments qui se répétaient pratiquement mot pour mot. À part de ça, par contre, le contenu était très intéressant et j'ai beaucoup appris sur le lien entre chasse aux sorcières et structure libérale capitaliste. J'ai beaucoup aimé l'article sur l'origine du "gossip".
Malgré des faits réels et choquants, quelques explications plus poussés, je trouve ce livre un simple résumé simplifié de Caliban et la sorcière. C'est des références à ce lives tout du long.
J’ai dévoré le livre. Je n’avais jamais lu une oeuvre de Federici auparavant et c’est un excellent récit du féminisme. Les sources sont présentes, les articles intéressants et même frustrants en tant que femme lectrice. Je recommande! Le livre est maintenant déposé sur la table de chevet de mon conjoint qui à son tour en fera la lecture 😉
Une lecture rapide, pointue, pertinente, qui met en lumière des liens parfois invisibles dans la trame d'une violence dangereusement légitimée. Très intéressant.
J'ai adoré comment le sujet est abordé et mis en relation avec la privatisation des terres et la paupérisation. Je vais assurément lire d'autres ouvrages de cette auteure, qui fait un travail de recherche très profond.
« Une leçon qu’on peut tirer du retour des chasses aux sorcières est que cette forme de persécution n’est plus liée à un moment historique spécifique. Elle s’est autonomiste, et les mêmes mécanismes peuvent à présent s’appliquer à des sociétés différentes, chaque fois qu’il y a des gens à ostracisé et à déshumaniser en leur sein. De fait, les accusations de sorcellerie sont le mécanisme d’aliénation et de bannissement suprême puisqu’elles font des accusé.es - toujours principalement des femmes - des êtres monstrueux vouées à la destruction de leur communauté, et donc indignes de toute compassion et de toute solidarité »
ARGHHH! Cette lecture m’a laissée (TRÈS) mitigée, au point où j’ai eu de la difficulté à lui attribuer une note. Certes, le contenu est intéressant et nuancé, mais lorsque l’ouvrage est lu d’un trait, son caractère répétitif devient particulièrement irritant. Le fait qu’il s’agisse d’une compilation d’articles distincts, mais portant sur des thématiques étroitement liées, entraîne une forte redondance, ce qui a nui à la fluidité de ma lecture. J’avais littéralement l’impression de lire les mêmes phrases en boucle!
J’ai appris plusieurs choses, notamment sur le phénomène des encolures, mais j’ai aussi eu l’impression que les propos de l’autrice restaient trop en surface. De ce fait, ce livre me paraît surtout pertinent pour un public novice qui s’initie à ces enjeux, plutôt que pour des lecteur.ice.s déjà familiers avec les approches écoféministes et féministes marxistes. Ça m'a surtout donné envie de me plonger éventuellement dans Caliban et la sorcière, où j’espère approfondir ces questions à un niveau qui correspond davantage à mes attentes
"Loin de diminuer, la violence contre les femmes s'est intensifiée partout dans le monde. (...) Quels sont les facteurs de cette évolution?... Il est de plus en plus évident que les causes premières de ce déferlement de violence sont les nouvelles formes d'accumulation du capital, qui impliquent l'expropriation des terres, la destruction des liens communautaires et l'exploitation du corps et du travail des femmes. ... Il ne faut pas oublier la violence perpétrée par les politiques économiques et sociales, et par la marchandisation de la production. La pauvreté provoquée par les coupes dans les aides sociales et les pertes d'emploi devrait être considéré comme de la violence."
Une entrée accessible dans les théories de Federici autour des liens entre la violence faite aux femmes, la chasse aux sorcières et les bouleversements sociaux provoqués par l’enclosure et l’accumulation du capital depuis l’époque féodale et se poursuivant encore aujourd’hui (particulièrement en Inde et dans certains pays d’Afrique) sous l’hégémonie économique encouragée par le capitalisme et la Banque Mondiale en sapant le pouvoir des économies communautaires… À lire.
C'est ma première incursion dans l'univers de Federici et je considère que c'est une excellente entrée en la matière. J'ai hâte de lire d'autres de ses écrits.