"Souviens-toi. Reste toujours un pas derrière elle. Si je vois une seule égratignure sur elle, tu seras fouetté."
L'année de ses quinze ans, Auroq est vendu comme esclave à la Maison.
La Maison, cet édifice gigantesque... Ce lieu d'où on ne revient pas. Là-bas, on dit que tout n'est qu'or, soie et bijoux précieux. Là-bas vivent les Renardes, ces dames mystérieuses qui règnent sur son peuple.
Auroq refuse de courber l'échine. Il est prêt à tout pour retrouver son frère, perdu dans les entrailles de la Maison. Mais lorsqu'on lui confie une petite Renarde boiteuse, leur vie à tous les deux s'en retrouve bouleversée...
Mêlée d'amour et de trahison, leur histoire risque de mettre leurs deux peuples en danger.
Presque 900 pages en 6 jours, je crois que tout est dit.
Je sais même pas comment écrire cette review tellement cette dilogie est une pépite.
J'avais archi peur, au départ : j'ai craqué parce que matriarcat + autrice indé FR, mais "fantasy animalière" ça me refroidissait sérieusement. Je craignais que ce soit enfantin ou au contraire super cringe, et ce n'est ni l'un ni l'autre parce qu'en fait c'est juste une MASTERCLASS.
J'ai été embarquée très vite dans l'histoire et j'étais tellement absorbée que j'y pensais même quand je ne lisais pas ET CA M'A EMPÊCHÉE DE DORMIR (je crois que jamais ça ne s'était produit). L'écriture est très accessible mais elle est pleine de charme, les personnages sont creusés et crédibles, on n'a aucun mal à comprendre ce qui se passe et l'ambiance japonisante m'a semblée très réussie pour moi qui n'y connais rien.
J'ai ri à certaines répliques d'Auroq, mais genre vraiment RI, pas un p'tit gloussement poli qui dure 3 secondes – et c'est rare qu'un livre me fasse rire comme ça alors qu'à côté, tout est si révoltant. Sans surprise, j'ai pleuré, aussi, bref ce livre m'a complètement fait vibrer.
Je saurais pas comment vous le conseiller, j'ai l'impression de pas être capable d'argumenter correctement pour défendre cette pépite mais là-dessus, faut juste me faire confiance et foncer. Moi maintenant ma vie me semble vide sans cette histoire, voilà.
Un incontournable de la fantasy francophone, rien de moins.
Il faut qu’on parle de ce livre. Déjà rendez-vous service et achetez directement l’intégrale, parce que à la fin du tome 1 c’est physiquement impossible de s’arrêter. J’ai tout dévoré en moins d’une semaine tellement c’était prenant.
Cette histoire est juste si belle. Si triste. J’avais l’impression d’y être, dans la Maison, avec Auroq et Picta. Je me suis attachée à eux en un clin d’oeil et j’ai le cœur serré de devoir les quitter, eux et tous les autres. C’est une histoire forte, une histoire qui parle d’esclavage, de handicap, d’amour, de trahison, de domination, de matriarcat, de sexisme, de parentalité, de loyauté, de conditionnement… le tout en mélangeant des influences esthétiques d’Asie et d’ailleurs. Une histoire où deux clans irréconciliables s’affrontent, deux visions du monde, avec au milieu de tout ça nos deux merveilleux personnages qui cherchent désespérément à être heureux.
La plume est magnifique. Je ne compte pas le nombre de passages que j’ai surlignés parce qu’ils m’avaient fait rire, rêver, réfléchir ou pleurer. Et pourtant, vraiment, c’est très très rare qu’un livre me fasse pleurer.
Bref. Lisez L’Ours et la Renarde, c’est un des plus beaux romans de fantasy francophone que j’aie jamais lus.
Beaucoup, beaucoup, Beaucoup de choses à dire……. J’ai absolument dévoré ce livre que j’ai lu en trois traites. 1ère partie, j’ai lu jusqu’au chapitre 21, soit 341 pages d'un coup. Le lendemain, j’ai lu jusqu’au chapitre 37, soit 221 pages. Deux jours après, aujourd’hui, j’ai fini les 250 pages restantes de ces 812 pages.
Ca faisait perpett que je n’avais pas lu de roman aussi long. J’ai absolument adoré la premiere partie. La mise en forme du monde, la dose de détails donnés, et la part de mystère qui restait. J’adorais que l’autrice prenne son temps, tout en nous donnant tout juste assez pour nous garder accrochés. L’humour de Auroq, son aspect grincheux hyper attachant… J’avais du mal avec l’énorme différence d’âge des deux protagonistes, même si le fait que ce n’ai pas été l’esclave qui soit plus jeune qui m’a rassurée. Ca aurait rendu le truc encore plus malsain que ça ne l’était déjà.
Finalement, j’ai été très contente de voir qu’il ne se passait rien entre les deux malgré le fait que la petite Picta était full love, et que Auroq, malgré tout l’était aussi.
La deuxième partie était aussi intéressante. Bien différente, et très stressante. J’ai compris vraiment là que ce livre allait me laisser un goût amer. J’ai senti que l’autrice n’allait pas réussir pour moi à aller au max du potentiel qu’elle avait donné à l’histoire. Car les personnages ne changeaient pas, au fond. La dynamique restait de même, juste beaucoup plus pernicieuse.
La troisième partie a achevé de me donner raison. Je ne sais comment expliquer ça parfaitement, mais je trouve qu’on sent que ce roman a été écrit par un Blanc. Et je suis Blanche, donc je reconnais. C’était finalement quand même assez remplis d’idées néo-colonialistes. Maya en était l’exemple parfait, bien que je comprenne qu’elle représentait un cliché. Dès le début, je ne l’appréciais pas trop. Mais alors à la fin… « C’est qu’ils ont le sang chaud ces rebelles, pas comme nos domestiques » (p.734) elle ne cesse de les appeler comme ça, alors même qu’elle est en couple avec un. alors même qu’elle prétend l’aimer, et finalement, ce n’est jamais vraiment vraiment remis en cause, que c’est malsain. On a toujours relativisé sur ce qu’ont fait les renardes.
En fait j’ai trouvé que en faisant mener aux ours une révolution aussi sanguinaire et extrême, l’autrice avait fait perdre son poids à ce que ce livre aurait pu être.
Puisque ducoup a la fin on se dit « les deux camps avaient tords » Alors que le système oppressif a été créé par les renardes, et que sans ça, jamais elles n’auraient fini ainsi. Et à la fin, le sort qui leur est réservé est tellement cruel qu’on ne peut même plus leur en vouloir….
Alors que la moitié d’entre elles continuent de se croire supérieures. Même Picta, surtout Picta. Alors même qu’elle avait l’ours rebelle. L’ours qui a essayé TELLEMENt de fois de lui expliquer pourquoi il devait partir, pourquoi leur relation n’était pas saine, pourquoi cette société était injuste, Picta ne l’écoutait jamais !!!! Elle l’entendait, oui, mais l’information n’allait jamais jusque son cerveau. Elle trouvait toujours a redire, à le trouver égoïste…. Alors qu’elle l’a acheté. Alors qu’elle savait qu’il n’avait pas le droit d’aller à l’école, que tous les matins il ramassait sa chiasse et allait preparer son feu. Alors qu’elle savait qu’il n’avait pas le choix, que l’alternative était le fouet, l’exclusion, ou la mort. Elle le savait pertinemment, et pourtant, elle continuait à le traiter comme une brute.
C’était violence sur violence, si bien que on était presque désensibilisé à la fin, plus surpris, ça n’avait même plus aucun véritable sens d’en faire autant (pour ne même pas les punir, ou les raisonner, ou qu’on en tire une leçon…)
Les réactions démesurées de Auroq qui ne lui ressemblent pas du tout (brûler LES PUTAINS DE TRUCS GÉNÉALOGIQUES !!! J’ai crié littéralement en lisant la scène).
La partie qui m’a vraiment débectée, et ou j’ai vraiment compris que ce n’était pas que l’autrice qui essayait de nous montrer plusieurs points de vues, c’est quand j’ai vu comment tous ses personnages réagissaient au viol. Ici, prenons l’exemple de Raffe. On nous dit qu’il a grandit dans la haine des Renardes, et que globalement, pour lui, c’est une race à part, comme les singes le serait pour nous. Similaire, mais on ne peut se reproduire avec. A 14ans, il viole les renardes en prenant exemple sur Paz. Puis, qu’il continue, pendant 15 ans, de « violer plus de renardes que de gibier » ou une connerie du genre. Pourtant, Auroq le supplie de venir avec eux. Pourtant Picta a pitié de lui Pitié de quoi expliquez moi ? Qu’il meurt, qu’il brule, qu’il soit torturé. D’où tu proposes qu’il vous rejoigne ? Pourquoi l’autrice nous montre son personnage principal, celui qu’on suit depuis 700 pages, qu’on aime, qu’on a l’impression connaître, et nous le fait supplier un violeur de venir avec 30 renardes construire un nouveau village safe ??? comment l’autrice peut briser notre confiance comme ça. Non on a pas a pardonner l’opresseur. Non, tous les monstres ne méritent pas le pardon.
Il n’y a pas de pardon pour certaines personnes. Je suis désolée, mais telle est la vérité. Et pareil quand on nous fait prendre pitié pour Paz, celui qui a mené le massacre et les viols, et continué à perpétrer les viols pendant une décennie en esclavagisant à son tour les femmes. Encore une fois, ça aurait été tellement plus puissant si elle n’avait pas poussé tout ça autant dans l’extrême. Et surtout, si elle ne nous faisait pas vouloir nous dire « oh mais les pauvres quand même, tout le monde mérite le pardon » Le seul a avoir eu raison c’est Asteior. Mais même ce personnage était trop bizarre. Amoureux de Pali alors que Pali était une énorme pute a le traiter littéralement en esclave, a le menacer de les faire fouetter toutes les 3 secondes… Je sais ps si c’était sensé être de l’humour, mais c’est pas drôle. Quand tu tiens le baton, et quand tu es en positivions de force, tu ne peux pas te permettre de faire ce genre de blagues pour « rire », et c’est ce qui ma mise mal à l’aise dans les deux dernières parties du roman. Car si dans la premiere, je pensais que l’autrice parlait ainsi seulement pour démanteler bien à la fin le système oppressif, ou du moins bien le montrer dans ces travers, ca n’a pas été le cas. On s’y est perdu. J’attendais plus d’infos sur les pères des protagonistes. Sur la daronne, le père aux yeux rouges. J’étais sure que ca allait etre le mec qui surveillait les mines. Ca aurait été super interessant çà voir ! Et le frère de Auroq, a quoi sert-il sincèrement ? Et Agapi ??? Pourquoi tous ces perso si ce nest pas pour leur donner une fin ?
Même la mort de Pali est lamentable… On a 800 pages c’est pas pour sauter ce genre de moment et ensuite nous décrire comment la poulie descend et remonte d’étage en étages…
C’est trop dommage parce que c’était vraiment prometteur, y’avait énormément de points interessant. Comment la haine était décrite, et même si j’ai critiqué tous ces viols dans la réception et dans ce que l’autrice en montre au lecteur, c’est interessant tout de meme de sa véracité. Dans tous les conflits, les premières touchées sont les femmes, qui sont SYSTÉMATIQUEMENT violées. Et que par la suite, il faut continuer de vivre avec ses oppresseurs. Mais surtout que ces oppresseurs sont parfois des voisins, des pères, des gentils frères. Mais ils ont aussi été les plus gros bourreaux de la vie de quelqu’un. Cette dualité est cruelle mais réelle. Mais elle m’a rendue folle.
Bref, j’ai aussi beaucoup aimé suivre les deux personnages. J’ai bien aimé les sauts dans le temps, même si je trouve qu’ils auraient pu être moins espacés, ou mieux coupés. Parfois l’autrice coupait pile au moment ou on voulait savoir… et finalement nous mettait ensuite des histoires dont on en avait pas grand chose à faire.
Bon, et puis je me suis tout de même énormément attachée aux deux protagonistes. J’ai adoré Auroq particulièrement, très très attachant, et avant la 3ème partie, j’adorais le retrouver avec Picta. J’ai particulièrement aimé le fait qu’ils n’aient jamais couché ensemble avant qu’il soit libre, et qu’ils soient tous deux vieux. « C’est le cas, dis-je d’une voix rauque, je te le jure. Picta, je … je t’ai aimée plus que quiconque » (p549) ils m’ont brisé le cœur à leurs retrouvailles. Je pouvais mourir pour eux. C’est pour ça que j’ai été d’autant plus déçue. Parce que j’avais de hautes attentes par rapport a tout le début du bouquin. J’aurais mis un 19/20 facile les 500 premières pages.
Bref… et cette fin, qui ne m’a pas satisfaite non plus… je reste sur ma faim, alors que je viens de m’avaler 800 pages en 4j…
Mes bébés à la fin ne l’était plus. Je ne les reconnaissais plus, et leur alchimie ne me faisait plus aucun effet. Dommage
Note : 15/20
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Un roman inoubliable et magnifique qui m’a complètement transportée.
Plongez dans un univers d’une immense originalité où l’autrice dépeint une société de castes où les renardes réduisent en esclavage les ours et les utilisent toute leur vie. Nous suivons deux personnages liés depuis leurs 8 et 15 ans, Picta et Auroq, une renarde et son ours.🦊🐻
La plume de l’autrice est d’une poésie et d’une finesse rare, mettant en avant des thèmes comme l’esclavage, le harcèlement, la morale, la liberté, et évidemment l’amour. Tout est décrit à la perfection : les personnages sont immensément complexes et réalistes, avec des défauts comme des qualités. Je me suis profondément attachée à Picta, une héroïne que je n’oublierai jamais.🤍👘
La maison où vivent les renardes est minutieusement décrite, me plongeant dans une atmosphère digne d’un film de Ghibli. Il en ressort aussi une ambiance asiatique extrêmement agréable. J’ai été touchée et bouleversée par ce que j’ai lu. En un tome, l’autrice réussit à non seulement aborder des thèmes difficiles, mais surtout à les exploiter et à nous faire réfléchir sur notre propre société😊
Roncedor explore avec brio les rouages de cette société dystopique, nous faisant réfléchir sur la nature humaine et les injustices sociales. L’évolution de la relation entre Picta et Auroq est poignante, marquée par des moments de tendresse et de douleur, reflétant les complexités de l’existence et des liens qui nous unissent.💞
En somme, L’ours et la renarde est une œuvre magistrale que je recommande chaudement. C’est une lecture qui ne laisse pas indifférent, une véritable odyssée émotionnelle et intellectuelle. Un chef-d'œuvre à découvrir sans tarder.😍
J'ai suivi le parcours de l'autrice sur l'écriture tumultueuse de ce roman. Et le thème me laissait plutôt de marbre. J'ai finalement participé à la campagne Ulule parce que j'adore le travail graphique et éditorial que Roncedor nous propose. Toujours magnifique et impeccable. Et comme j'avais ses ouvrages précédents...
Puis un jour je me suis dit : Pourquoi pas, pour finir le mois. J'ai adoré sa plume sur "Par le Fer et le Feu" qui avait été une excellente lecture alors nous y voilà.
Deux jours plus tard, j'ai terminé.
Je n'aimais pas l'idée de l'anthropomorphisme et pourtant, au bout de 40 pages, c'était validé. Ça a juste donné du poids à toute l'histoire, ça a permis d'illustrer le propos de la différence avec force et pertinence.
Que dire des descriptions ? Immersives, prenantes. Les lieux, les protagonistes pouvaient être visualisés aisément. D'autant plus avec les illustrations annexes.
C'est une fresque fantastique. Un véritable conte, très sombre, parcouru de moments d'espoir et de félicité. D'une saison à l'autre, on retombe de charybde en scylla. Le vieillissement des personnages accompagne très bien les sentiments du lecture à mesure que l'histoire se déroule.
Attention c'est très violent, il y a beaucoup de TW potentiels. Et aussi beaucoup de pistes de réflexion. On ne peut pas prendre parti pour les Ours ou les Renardes et j'ai trouvé ça génial.
L'épilogue m'a laissée un petit arrière goût d'amertume, qui finalement va très bien avec tout ce que Picta et Aurocq ont vécu. J'ai refermé le roman en soupirant.
Vous l'aurez peut être compris mais cette histoire est un énorme coup de coeur. Je me sens vidée après autant de montagnes russes et j'ai eu beaucoup de mal à poser le livre lors de ma lecture (ce qui pouvait être problématique quand on a des impératifs !).
813 pages. Deux vies. Une Maison. Une formidable réussite. Félicitations. Et merci.
Les gars, ce livre est INCROYABLE. Sans déconner, ça fait longtemps (peut-être depuis la passe-miroir) que j’ai pas ressenti ce que j’ai ressenti en lisant ce livre. Livre qui a traîné des mois durant dans ma PAL, effrayée que j’étais par ses 800 pages. Et au final je regrette qu’il n’y en ai pas plus ! J’en veux encore, je me sens tellement vide après avoir fini.
Que dire pour exprimer ce que j’ai ressentir ? Comment rendre justice à cet énorme coup de cœur que j’ai eu?
Il y a tout dans ce livre. Des gros morally grey characters, personnages et société super nuancés, dans laquelle on commence par croire qu’on sait qui sont les gentils et qui sont les méchants, puis où on finit par réaliser qu’on ne sait plus rien du tout. La complexité du système politique, des relations et des comportements est GÉNIALE et j’ai adoré ça.
De l’amour, de la haine, de l’esclavagisme, de la discrimination, de la tendresse… une maison de 93 étages où vivent des milliers d’ours et de renardes, le tout se déroulant sur 46 ans. C’est tout simplement le mastodonte de l’Ours et la Renarde, le chef-d’œuvre aux 800 pages qui semble représenter une grande saga dans laquelle on grandit auprès des personnages sans jamais s’ennuyer une seule seconde.
Ce livre m’a fait rire (non vraiment Auroq est super drôle??), m’a fait ressentir de la colère, de la tristesse, du désespoir, de l’espoir, de l’amour, de la passion, C’ÉTAIT TELLEMENT IMMERSIF. Je ne pouvais pas m’arrêter de lire, l’écriture était fluide, addictive, mais aussi riche et poétique.
Je pourrais vous parler pendant des heures de ce livre mais mes mots ne suffisent pas à transmettre à quel point j’ai aimé ce livre, à quel point c’est un coup de cœur dantesque, alors je ne peux que vous supplier de le lire. J’ai tout aimé. Merci R. Oncedor d’avoir écrit cette pépite.
Que dire hormis le fait que ce livre a tout bonnement était ce que je peux appeler une pépite. Une fantasy animalière qui m’a fait réfléchir sur la condition humaine. Un voyage dans une maison au milles et un secret. Je n’ai absolument pas était déçu et compte bien lire le tome 2 pour finir mon périple en beauté.
Je pense que ça serra une très longue chronique, mais j’ai envie de la détailler tellement, j’ai aimé le livre. Il y aura du spoile.. Mais vraiment, je vous conseille d’y aller les yeux fermés , c’est justement, car je ne savais rien que j’ai adorée.
T1
Les deux tomes sont vraiment très différents. Je pense que mon préférée reste le 1 même si la fin, j’ai beaucoup aimé.
Déjà la duologie se passe sur quasiment toute la vie de nos personnages, ce qui est assez rare. Et avec deux visions. On commence avec celle d’Auroq et je ne vais pas mentir au début ça n’as pas été le coup de cœur avec lui. Alors oui on découvre très vite que la maison est problématique, mais tout le monde a l’air d’être heureux comme ça , et y a que le petit Auroq pour faire son rebelle. Et du coup, vraiment, j’avais l’impression qui brassait du vent pour rien x)
J’ai adoré la deuxième partie, c’est ma préférée et c’est la vraiment qu’on se rend compte du système ultra malsain de la maison. De la pression sur les dames, et de l’injustice face au ours. Et on se rend compte aussi que jamais Picta ne pourra adhérer aux idées de son ours. Et en soit cela ne m’a pas dérangée, alors oui, j’ai rêvée qu’elle lui dise »ok t’as raison mon peuple est un peu psycho je vais changer les choses » mais c’est pas réaliste. Picta grandis dans ce monde de luxe et de soie, et même si elle reste ouverte, elle ne l’a pas totalement. Elle ne veut pas l'égalité , non elle ne comprend même pas pourquoi souhaite quitter la maison. Elle vient même à lui demander de rester quatre pauvres petits mois de plus pour être envoyée au entresol par la suite. D’ailleurs, j’ai trouvé ce système tellement horrible, le fait de grandir avec ton « amoureux » et une fois l’acte fait bof ça dégage. Et on voit la souffrance de certaines Dames… bref un passage déchirant.
Et puis la fin du T1 la scène avec Picta m’a tellement choquée (Attention d'ailleurs scène très violente) J’ai trouvé que le tome 2 était beaucoup plus violent. Enfin oui et non il est plus explicite, on va dire. Le tome 1 tout ce fait discrètement, en fait on est quasiment autant aveugle que les dames face à la violence (la scène d’Auroq à la fin de la première partie ou celle de Picta à la fin de la deuxième sont coupée. ). Le tome 2, c’est une nouvelle ambiance avec des personnages très adultes pour le coup. Auroq souhaite renverser la maison, bref encore une fois, j’ai préféré les parties de Picta (peut-être, car je trouve que c’est vraiment le personnage, fais de gris, par rapport à Auroq que je trouvais très tranché sur ses décisions.) la scène des retrouvailles et vraiment belle. Même si on le sait, leur couple est voué à l’échec. Puis arrive la quatrième partie et laquelle claque. Enfin, Picta se réveille ! Et tout prend sens. On se rend bien compte que oui, elle avait un filtre devant ses yeux et vraiment plusieurs fois, j’ai eu envie de la secouer ! Picta se rend compte que ce que sont peuples subis, c’est exactement ce qu’elles faisaient subir au ours ! C’est violent, mais contrairement à la dame, c’est n’est pas cachée ! Et c’est ça la seule différence. J’étais tellement contente qu’elle ouvre enfin les yeux. Et puis l’épilogue m’a complètement conquise. Ce n’est pas à 100% une happy end (en-tout-cas pas pour notre couple) mais la conclusion est belle et touchante. Bref y a plein de chose que j’ai aimée et noté, la moral de l’histoire, le fais que ça va de pire en pire, on voit que tout est bien travaillé. Et nos personnages. Je les ai autant aimées que détester ! J’ai tellement étaient transportée dans cet univers que je ne peux pas dire autre chose qu’un coup de cœur.
Voici une autrice que j'avais envie de découvrir depuis quelque temps, et quand j'ai vu la beauté de cette intégrale, je me suis dit que c'était le moment ou jamais x)
Et je regrette pas, parce que d'abord, ça fait un super beau bouquin dans ma bibliothèque (et je déconne pas, le jaspage, les dorures etc. il est magnifique) et en plus il est vraiment bon.
Ceux qui me connaissent un peu savent que j'ai des difficultés avec la fantasy animalière parce que j'ai un problème au niveau de l'animal qui se comporte comme un humain. Je ne parviens pas à le projeter dans ma tête et ça bloque tout. Eh bien je n'ai pas eu ce souci une seule seconde avec ce livre. Un truc assez fou, en fait. Directement, j'ai été dedans, j'ai projeté ces ours et ces renardes anthropomorphes sans AUCUN souci. Rien que pour ça, je dis chapeau.
Cette histoire est vraiment bien construite, à commencer par l'univers que j'ai trouvé très bien monté, très riche et complexe en plus d'être crédible. Tout colle, tout s'imbrique et on se retrouve dans une société esclavagiste assez impressionnante au système bien rodé - et carrément révoltant.
Et le vrai tour de force, c'est de nous mettre dans la tête d'Auroq comme de Picta, et donc de nous montrer les deux points de vues. Les deux façons de penser. Impossible d'aimer l'un et détester l'autre, on est forcé de se mettre à leur place et d'accepter les deux, leurs choix. On est obligé de les comprendre. Et en prolongation, on est contraint de se plonger dans le système et de déterrer avec eux toutes ses horreurs. De tous les côtés. J'ai vraiment apprécié les suivre tout au long de leur vie (même si les ellipse ont eu le don de me frustrer à mort à chaque fois xD)
C'est pas un texte très joyeux, autant vous le dire tout de suite. Même s'il y a des pointes d'humour via la relation des deux protagonistes (que j'ai adorée, d'ailleurs, surtout dans la première partie). Des tonnes de sujets sont évoqués (je salue au passage celui de la grossophobie et la présence du perso intersexe, ainsi que le racisme et le sexisme inversé - vraiment bien joué !) et ils le sont toujours de façon à nous faire réfléchir.
Franchement, c'est un très bon bouquin, même si je n'ai pas toujours trouvé les parties équilibrées (j'ai préféré la première moitié que j'ai trouvée plus intéressante - ça reste un sentiment bien personnel) le fait est qu'il est bourré de qualités, et je vous le recommande vraiment très fort !
Le livre nous amène dans un monde imaginaire à tendance dystopique où règne les renardes dans ce qu'ils appellent ‘La Maison' et les ours qui sont leurs esclaves. La narration se compose du point de vue d’Auroq, l’ours esclave, qui aspire à retrouver son frère et surtout la liberté. Et celle de Picta, la jeune renarde qui aura la protection d’Auroq dès ses 8 ans. Chaque narration s’alterne et change avec le temps qui passe dans l’histoire.
Auroq est un personnage impulsif et bourru qui n'acceptera jamais sa situation en bravant souvent les interdits. A travers ses yeux, on a envie de se révolter avec lui aux règles impensables qu’il subit. Je m’y suis beaucoup attaché dès le départ. Il m’a souvent ��tonné et parfois j’ai eu envie de le secouer, mais on ne reste pas insensible à lui quoi qu’il fasse.
Picta, la jeune renarde, j’ai appris à la connaitre et à aimer cette ‘femme' qui veut pouvoir assumer son handicap, être aimée et faire évoluer les mentalités. J'ai adoré sa sensibilité, son évolution, son obstination et la force qu’elle aura petit à petit.
La construction psychologique des personnages est clairement la force du livre. Ils sont pleins de nuances, ni gentils, ni méchants. Tout du long, ils m’ont fait réagir. Je ne savais pas sur quel camps me positionner et quoi penser de leur décisions. Qui a raison ou tort dans ce combat qui semble trouver aucune issue possible ?
La relation entre Auroq et Picta est aussi très complexe. J'ai espéré et craint pour eux, de cet amour impossible qui va au-delà de l’aspect Maître/Esclave, semblant se former mais qui n'arrive pas à avancer à cause de cette haine, de cette rancœur tenace entre leur peuple et les torts de chacun qui progressivement vont les hanter.
L’ensemble des parties de cette intégrale m’a serré le cœur. L’auteure n’épargne pas les personnages. Les thématiques sont abordés de façon dures, terriblement injustes et prennent aux tripes mais c’est très loin d'être gratuits dans sa forme. L’histoire est maitrisée, défilant à travers plusieurs âge des protagonistes et de leurs point de vue et amène à chaque fois à la réflexion. J’ai vraiment réussi à m’attacher et à m’émouvoir pour ces héros imparfaits qui combattent, à leur façon, l'injustice qu’ils subissent.
R. Oncedor est une auteure auto-éditée qui n’a pas à rougir de ceux en ME tellement sa plume est envoûtante, riche, cruelle et poétique à la fois. Elle a su, avec ce livre, me marquer et me procurer toutes sortes d’émotions au fil des pages tournées. Je n’ai pas vu le temps passer.
Le premier coup de cœur de l'année 🦊🐻 encore une masterpiece de R. Oncedor. 🔸🔸🔸 Parlons de l'univers tout d'abord. Il est riche en détails, travaillé, et cohérent. J'adore l'histoire de la Maison, cet édifice grandiose au décor japonisant, qui tutoie le ciel, aussi belle qu'étouffante. Celle de la Mine, aussi sombre que dangereuse. L'histoire de ces deux peuples, les Ours et les Renardes, qui se déchirent comme un vieux couple, n'arrivent plus à se regarder en face et à se faire confiance. Mais derrière cette rancœur, se cachent des sentiments et des désirs tout autre. Auroq et Picta sont à l'image de leur peuple respectif. Un ennemies to lovers to ennemies to lovers to... Bref. Vous avez compris. J'ai beaucoup apprécié les échos à notre propre société. 🔸🔸🔸 Les personnages principaux et secondaires sont d'une justesse incroyable. Je les ai détestés et adorés dans le même temps. Ce sont tous des marionnettes de cette société finement décrite et de la Maison. Ce sont des victimes et des bourreaux. Et c'est très bien amené par l'autrice au fil du récit. 🔸🔸🔸 Quand je lis, je cherche avant tout des émotions et je n'ai pas été déçue. Ce roman m'a brisé le cœur, ce duo de personnages m'a émue autant qu'il m'a agacée. J'avais envie de les secouer et de les prendre dans mes bras pour les protéger. L'intrigue défile avec ses sous-intrigues qui donnent vie aux personnages secondaires de la Maison et de la Mine. Le lecteurice est entraîné dans ces récits de vie aussi touchants que difficiles, parce que, oui, cette duologie malmène ses lecteurices comme elle le fait avec ses personnages. Les thématiques évoquées dans cette duologie (matriarcat, domination, sexisme, handicap, esclavage...) sont très bien exploitées et nourrissent très justement le récit. 🔸🔸🔸 Enfin, la plume de R. Oncedor est une fois de plus un sans faute. Accessible et fluide, belle et imagée. Le langage cru d'Auroq contraste avec celui de Picta, plus raffiné. Deux langages qui s'affrontent, s'amadouent, essayent de se comprendre. L'humour et le sarcasme d'Auroq, la retenue et le sérieux de Picta, cachant leur tendresse profonde. Ce récit était frustrant mais si beau 🤯.
🐻🦊Préparez vos mouchoirs et votre séance chez le psy car vous ne sortirez pas indemne de cette lecture, croyez-moi 💔 Ce roman nous transporte dans un univers inoubliable et original, peuplé d'animaux anthropomorphes où les Renardes vivent dans le luxe d'une société matriarcale qui réduit en esclavage les Ours, considérés bêtes, trop violents et donc inférieurs à leurs maîtresses. Un système avilissant que voudra détruire Auroq, jeune Ours vendu pour servir une petite renarde infirme nommée Picta. Et pourtant les apparences sont trompeuses.
🐻🦊 Au fil des chapitres, on découvre que les Renardes ne sont pas toutes mauvaises et les Ours ne sont pas tous bons. Le problème, c'est le système. Le problème, c'est cette Maison qui hiérarchise chaque être vivant. Un reflet de notre société actuelle
🦊🐻 Ce qui est magnifique dans ce livre, c'est la plume si poétique de l'autrice, une plume bouleversante à travers des thèmes difficiles comme le racisme, la grossophobie, le 🟣, le harcèlement, l'esclavage, les luttes de classes, les trahisons... et nous avons aussi une belle romance entre Auroq et Picta, un amour impossible, poignant, beau et douloureux à la fois, entre deux clans opposés : l'opresseur et l'opressé. Pourtant, même ces rôles semblent s'inverser avec le temps. Le livre est découpé en plusieurs parties avec une chronologie différente à chaque fois, et sur les POV d'Auroq et Picta. C'est ultra addictif ! Sachez que j'ai ADORÉ Picta 🖤 Best perso ever !!! Elle et sa famille, leur sororité 🫶🏻
🦊🐻 Ce livre est une pépite magistrale !! J'arrivais plus à dormir tellement j'étais absorbée; j'ai ri, j'ai pleuré, hurlé de rage aussi durant les passages révoltants et injustes (mais c'est la dure réalité de la vie aussi, on ne peut pas tout prédire) C'est une histoire si triste et si belle en même temps... 💔 Un livre qui fait réfléchir sur nos différences sociétales et raciales, qui remet en question nos propres jugements. Foncez vraiment !!
C'est un livre pour lequel j'ai craqué d'un point de vue totalement esthétique, pas forcément certaine d'accrocher à une fantasy animalière, car n'ayant pas retenté l'aventure depuis un certain temps.
Ce fut une lecture magnifique, hyper prenante, révoltante, du genre qui vous tient et ne vous lâche pas, dont les héros semblent avoir élu domicile dans un coin de votre cerveau, tant que vous n'êtes pas arrivé à la fin du livre.Et même une fois celui-ci refermé, ils sont désormais une petite part de vous.
Tout au long de l'histoire, du fait de l'alternance des points de vue, il est impossible de prendre parti pour les deux camps qui y prennent place, chacun avec ses différences, ses croyances, son fonctionnement et ses convictions.
J'ai adoré le principe de découpage des parties, voir les personnages grandir, vieillir, évoluer au fur et à mesure des révélations et des trahisons. C'est un des gros points forts du livre, ces deux vies qui s'affrontent tout en restant entrelacées, alors que rien ne devrait pouvoir exister entre elles.
C'est un livre tragique sur bien des points et j'ai ressenti les déchirements de Picta et Auroq comme s'il s'agissait des miens, ces héros qui, sous leur fourrure, sont tellement humains et imparfaits. C'est beau, c'est dur, c'est vivant et c'est une lecture qui vous marquera, c'est certain. Je ne veux pas trop en dire, pour que vous puissiez vivre cette aventure comme je l'ai vécue, belle, émouvante, tellement forte.
En bref: Une histoire riche, que ce soit pas ses personnages comme par les sujets qu'elle aborde, du handicap, au racisme ordinaire en passant par le sexisme, le tout teinté d'une pointe d'humour et entortillé de tension, prenant aux tripes, bouleversant et impossible à lâcher. Pour ma part c'est un énorme coup de cœur qu'il faudra que je relise.
J’avoue avoir acheté ce livre avant tout pour sa beauté. Oui, je suis le genre de personne qui juge un livre à sa couverture et j’ai bien fait ! Je connaissais déjà R.Oncedor pour “Masques et Monstres” et je suis heureuse d’avoir pu lire un autre de ses livres, parce que sa plume est un coup de cœur total. Avec l’Ours et la Renarde, on plonge dans un monde fantasque régi par la Maison. Cet édifice immense abrite les Renardes et leurs serviteurs, les Ours. Quand Auroq, enfant de la mine, se confronte à l’intérieur de cette immense maison pour suivre son frère, c’est tout l’univers qui se met à trembler. Parce que, contrairement à son frère, Auroq n’a pas été élevé pour la Maison : c’est un enfant de la liberté. Et il ferait tout pour ne pas la perdre. Ce roman m’a coupé le souffle. Réellement. J’ai dévoré le début du roman et sa fin. Le milieu ? J’avais si peur pour les personnages que je n’osais plus tourner les pages. Je crois que ça en dit long sur la puissance de l’autrice. Ce roman est un chef d'œuvre et un coup de cœur incommensurable. Cet ouvrage est également à placer sous le signe de la diversité, avec des personnages gros, bègues, boiteux, intersexes… Un arc-en-ciel de couleurs dans un monde qui menace d’exploser. Et c’est sans aucun doute ce qui fait sa force : cette capacité à nous maintenir dans la réalité et dans son univers tout à la fois. L’Ours et la Renarde, c’est un portail. Une porte vers un univers immense et incroyable, des personnages auxquels il est impossible de ne pas s’attacher et des réflexions sur notre propre monde. Si vous hésitez encore, ne réfléchissez plus et lisez le ❤️
Wow ! Je ne m'attendais pas à ça en ouvrant ce roman. Certes c'est un beau bébé de 800 pages. Dystopique, luttes des castes traitant de l'esclavage , la lutte des genres sous fond d'une romance impossible avec des personnages anthropomorphiques et un titre qui évoque un conte. Ça promettait déjà beaucoup. Et pourtant c'est encore beaucoup plus que ça. Ce roman va loin, pousse le concept à son maximum et nous offre une profondeur dans la psychologie des personnages. Impossible de deviner comment les choses vont se terminer. Je me suis laissée complètement emporter par cette histoire, ses choix scénaristiques qui m'ont surprises, choqués, touchés, par la profondeur de ce récit et surtout la qualité de son texte. Sous ses airs de contes pour enfant, L'ours et la renarde est pourtant un conte pour adulte avec tout ce que ça comporte de révolte, de cruauté, et de réalisme. Les personnages sont gris, on s'attache et on leur en veut parfois. Je n'ai pas eu beaucoup d'intérêt pour la romance mais ça a su me toucher et surtout l'univers, sa conception, ses codes m'a vraiment convaincu. C'est une lecture atypique qui sort du code de fantasy habituel, c'est brillant ! Une découverte génial.
En fait j’aime TOUT : la couverture, les illustrations, l’histoire, les personnages, les métaphores, l’univers, la plume de l’auteure. Elle met en avant les différences sociales, sociétales, raciales mais aussi l’esclavage, l’handicap, un bouleversement de la parité hommes/femmes, une normalisation de l’homosexualité… tout ça dans une histoire qui n’en a pas l’air avec une subtilité incroyable. Les rôles sont inversés. Les renardes règnent et les ours obéissent. Mais le déséquilibre présent dans le couple Picta - Auroq est troublant, attachant. Elle on a envie de la secouer parfois, de lui enlever ses œillères, de lui dire de se battre. Et lui, il mérite souvent des gifles et on a envie de le remettre à sa place par son insolence parfois. Mais tous iron un rôle important, une petite touche qui apporte un plus à l’histoire. Les inégalités sont bien présentes : homme/femme - blanc/noir - maître/esclave - riche/pauvre. Sous fond d’animaux humanisés, l’univers est adoucit. Si l’auteure avait raconté cette histoire avec des humains, l’impact et l’attraction n’aurait pas été aussi fort. La maison semblable à une ville et la forêt pour servitude. Un univers de conte pour enfants pour une histoire d’adultes bouleversante.
A peine reçu que je le lisais déjà en lecture commune. Énorme coup de cœur, je l'aurais lu d'une traite si il n'y avait pas eu le partage journalier. L'auteure à une plume si addictive, une écriture fluide qu'on ne s'ennuie pas pendant la lecture, avec chacun de ses livres elle m'entraîne dans des univers aussi addictifs les uns des autres.
On y retrouve l'ours Auroq qui se trouve être vendu à la mystérieuse Maison.
C'est un grand et mystérieux édifice, on en revient jamais une fois là-haut. Bijoux, soies et or sont au rendez-vous car y vivent les Renardes, des dames étranges qui règnent sur la fameuse Maison. Auroq refuse de se laisser faire, il veux à tout prix retrouver son frère vendu lui aussi. Sauf qu'il va avoir tout le temps avec lui une petite Renarde boiteuse et leurs vies vont êtres bouleversées au fils des années.
Entre l'amour et la trahison leur histoire pourrait mettre les deux peuples en danger.
Une magnifique intégrale que j'ai eu la chance de lire en relié avec des histoires courtes à lire après celle ci, énorme coup de cœur, si vous aimez les trahisons, les peuples mystérieux, la dystopie, la romance, la fantaisie je ne peux que vous recommander cette intégrale.
Mon coup de cœur. J’y ai laissé mon âme, et mes larmes au fil des pages. Dans cette histoire, nous suivrons Picta Et Auroq, l’ours et la renarde d’une profondeur et d’une complexité remarquable, comme le sont la plupart des personnages. Aucun des personnages, protagonistes ou secondaires, n’est purement mauvais. Chacun possède des motivations selon leurs passifs et leurs valeurs, parfaitement compréhensibles, qui remette constamment notre jugement en cause. Tous sans aucune exception peuvent être compris. L’autrice décrit tellement de phénomènes de société, de manière subtile et implicite, c’est époustouflant. J’ai souffert avec les personnages, et l’amour que je ressens pour eux est indescriptible. Le worldbuilding est si bien construit et amené. La plume est envoûtante et fluide, presque enchanteresse. J’ai lu l’intégrale en 6 jours, alors que je suis une terrible slow reader. Ce roman ne comprend aucun longueur, ni aucun moment d’ennui en plus de 800 pages. Lisez l’ours et la renarde, une lecture dont on ne ressort pas indemne.
Cela faisait très longtemps que je n’avais pas été marquée par une histoire de cette manière. La vie et les combats de Picta et Aurocq m’ont profondément touché. J’ai beaucoup pleuré, ri aussi parfois. Mais plus que tout, je les ai aimé dès les premières pages. Aussitôt j’ai su que ce récit ne me laisserait pas indifférente, que je n’en ressortirais pas indemne. Cette relation, cet amour retranscrit dans ce roman sont si forts que ça en devient douloureux même pour le lecteur. Certains passages sont très durs à lire notamment dans le second tome où l’autrice décrit des scène d’une violence inouïe mais toujours avec cette plume délicate et fluide. Un vrai bijou. Je garderai Aurocq et Picta très longtemps dans mon cœur. Ils ont bouleversé quelque chose en moi et c’est avec le cœur lourd et la gorge nouée que j’ai terminé cette duologie magique et impitoyable.
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J’ai adoré le thème, la façon dont il est traité avec l’alternance de points de vue, la pluralité des personnages, leur évolution (ou non-évolution). Je n’avais pas d’appréhensions quant à la fantasy animalière, mais plutôt sur le fait de suivre des personnages sur leur vie entière. J’ai trouvé ça très bien maîtrisé, bien dosé, et finalement assez savoureux. Mon coeur a battu fort, saigné un peu, parfois, et pas un seul instant je n’ai été capable de prédire les pages suivantes. Enfin, la plume de l’autrice est immersive, j’ai adoré l’ambiance fourmillante de la maison et japonisante de l’univers. C’est maitrisé, je le relirai volontiers dans quelques années, quand j’en aurai suffisamment oublié pour le savourer à nouveau.
Je crois que c'est ma meilleure lecture de l'année ! J'ai été emprise des personnages. Auroq m'a conquise avec sa franchise, ses fautes, ses peurs et sa fidélité. J'ai tout de suite su quil était unique. Puis, Picta aussi, tellement rare comme être. J'ai été hypnotisée par l'histoire d'opposition entre les renardes et les ours et par les visions uniques de chaque personnage. Ce livre, cette histoire, aurait pu avoir 800 pages de plus que j'en lirai encore avec autant d'envie. L'auteur a su créer et développer son univers ainsi que tous les personnages secondaires. J'ai ri et souffert avec chacun d'entre eux. C'est dur quand l'histoire se finit, on a envie de plus.
Une claque ! Ce roman nous remet en question pendant plus de 800 pages, que ce soit dans les décisions de nos personnages, les problèmes qu’ils rencontrent (écologie, société, …) Tout ce livre est une véritable remise en question Les personnages sont attachants, déchirants et il y a beaucoup de représentations. Même si j’ai pu avoir du mal à accroché au début, j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher et je regrette de ne pas l’avoir sorti de ma PAL plus tôt.
J'ai passé un super moment à lire ce livre. Je n'avais pas lu un livre entier depuis des années et je l'ai dévoré en à peine quelques jours. L'univers est très élaboré, les personnages attachants et complexes. Les questionnements soulevait dans le livre le sont toujours au service de l'intrigue. Trop fort.
Est-ce que c'est possible d'être aussi addictif même ? D'aimer autant les personnages ? Les réflexions sont intéressantes, on ressent plein d'émotions. On rit. J'ai dévoré les 800 pages en 4 jours. Sans être parfait c'était génial de le lire. Ma première découverte dans le roman auto édité et franchement bravo 👏🏻
En lisant les commentaires, je me doutais que j'allais adorer ce roman et je ne me suis pas trompée. Faîtes vous une faveur, vraiment, et plongez dans cette histoire bouleversante et complexe, où personne n'est innocent et tous portent un monstre sur leurs épaules.