Une traque au coeur d’une nature en émoi, qui nous rappelle que la terre, lorsqu’elle est en colère, peut gronder sous les pas des hommes. Un premier roman intense et poétique.
Dans la forêt, une partie de chasse s’engage, menée par Gérald, la gâchette du coin. Devant lui, son chien Olaf piste la trace, et Linda, son vieil amour, guide les traqueurs qui rabattent le gibier. Alan le garde forestier a le coeur en morceaux. Ce soir, il le sait, les biches seront en deuil.
Mais en ce dimanche plus gris que les autres, une tempête approche. La forêt aligne ses bataillons, les animaux s’organisent. Les cerfs luttent sous l’orage. Et une biche refuse la loi des hommes.
Je n’ai pas réussi à terminer ce livre. J’avais envie pourtant, le sujet m’intéressait. J’ai tenu péniblement jusqu’à 140 pages. Je me suis ennuyée et le style d’écriture « prof de français faisant une démonstration de dissertation » est assez pénible à la longue.
Premier roman sympa. Lien avec le féminisme et la nature. Ce livre ne m'a pas embarqué dans la lecture, mais le lire entre deux grosses lectures permet de faire une petite pause.
J’ai participé à la campagne ulule de cette maison d’édition dédiée aux primo romancières. Un peu décevant (un livre où les biches sont innocentes et les chasseurs bourrins), un peu lent, fin très attendue mais qui fait quand même plaisir. Au final j’étais contente de l’avoir lu.
Un dimanche matin comme beaucoup d'autres, dans la forêt une partie de chasse s'organise. Les participants sont nombreux a espérer revenir avec un cerf majestueux. Un groupe non armé jouera le rôle des rabatteurs, permettant aux chasseurs armés, de prendre en tenaille le gibier. Gérald chasseur expérimenté et tireur sans faille, est à la tête du groupe, accompagné de son chien Olaf. Linda dirige les rabatteurs. Pour Alan le garde chasse la journée est sombre, lui qui protège de son mieux la harde. Lorsque le temps se couvre et que la tempête arrive, la tragédie peut alors commencer et si pour une fois tout n'était pas écrit d'avance. Un livre court à la belle couverture, je suis tombée sous le charme de l'écriture de Mona Messine. Les chapitres ont un côté immersif et on entre facilement dans ce conte dit écologique. La prose parfois poétique explore le ressentit des hommes et des animaux. On entre en résonance avec la nature, la forêt, la vie, la mort tout semble lié. On pourrait faire quelques reproches, un penchant pour le lyrisme qui peut lasser ou encore une certaine tendance à l'anthropomorphisme. Les pensées, les émotions et le comportement de la biche comportent à mon goût bien trop de caractéristiques humaines. Pourtant, je me suis laissée prendre par le côté sensible de cette écriture, l’exacerbation des sens y est tellement bien décrite. Qui n'a jamais voulu savoir ce qui se cachait dans la tête des animaux. On entre ainsi dans un huis clos sylvestre avec un petit côté Natural Writing où l'odeur de la pluie, de l'humus et des champignons vous prend au nez. Un premier roman au scénario original et un dénouement surprenant inimaginable. Bonne lecture.
C'est avec un grand plaisir que j'ai découvert et lu ce livre dans le cadre d'un Service presse que les Editions Livres agités m'ont demandé. Un style fluide et poétique à souligner pour Mona Messine. Un conte écologiste, féministe, avec comme personnage principal la biche et face à elle, Gérald à la tête des chasseurs, un dimanche de chasse qui commence de façon classique, mais qui va déboucher, après un suspense fort bien tenu, sur une fin très étonnante. L'alternance des chapitres entre la vision de la biche et celle des chasseurs est très bien construite. Un roman court mais fort, un manifeste clair en faveur des animaux, et aussi de l'égalité homme-femme. Un bon moment de lecture.
It is with great pleasure that I discovered and read this book as part of a press service that Editions Livres agités asked me. A fluid and poetic style to underline for Mona Messine. An ecological and feminist tale, with the doe as the main character and Gerald, the head of the hunters, a hunting Sunday that starts in a classical way, but that will lead, after a very well held suspense, to a very surprising end. The alternation of chapters between the vision of the doe and that of the hunters is very well constructed. A short but strong novel, a clear manifesto in favor of animals, and also of man-woman equality. A good moment of reading.
Qu'on se le dise la chasse est ouverte.. L'automne est là , les chasseurs et les rabatteurs sont arrivés convaincus d'être au bon endroit au bon moment. Alan, le garde forestier , n'a pu que s'incliner devant la loi, ils ont le droit .. La Biche est là aussi protégeant les faons, la harde est dans la clairière à priori à l'abri , les mâles approchent ils sont en rut .. Gerald est un chasseur hors-pair, solitaire dans l'âme mais il a choisi de suivre le groupe . Il veut être le meilleur et laver aux yeux de tous l'affront que sa femme lui a fait subir en le quittant. Commence la traque, la forêt est belle, les tirs vont bientôt retentir, le carnage est imminent. Car la ou plutôt les bêtes vont mourir . ..
Militante écologique, féministe engagée, Mona Messine signe un "conte allégorique" Vous aurez vite compris que les proies- biches-femmes et les prédateurs-chasseurs-hommes s'affrontent dans un combat sans merci. Puisque conte il y a , l'animal raisonne et pense comme un humain , en fait Madame la femme n'est elle à vos yeux qu'une proie ? laissez moi en douter, la femme vaut mieux que cela !!
Biche est à présent disponible dans la collection Mon poche des éditions De Borée
Un face-à-face haletant, au cœur de la forêt. L’écriture ciselée compose une mélodie qui m’a accompagnée tantôt près du chasseur, tantôt près de la biche.
« Maintenant, les chemins et les feuilles luisaient, promesse d’un renouveau porté tout entier par la forêt qui, à la fin, seule, décidait. »
Chasse, biches et cerfs, foret fantastique, cerf homosexuels, peut etre un peu de feminisme, peut etre un peu de Chantal Goya. Ca accélère un peu a la fin apres un debut bucolique (assez agréable)
j'ai adoré lire ce livre, il m'a complètement captivée. il se lit très bien et la fin est surprenante, quoique l'on peut s'y attendre (je ne m'y était pas attendue mdr).
Écriture vive, ciselée, un conte organique où la nature reprend ses droits. Des chapitres courts qui tiennent le lecteur en haleine. Un premier roman prometteur.