Le matin de l’ouverture du huitième congrès de futurologie à Costaricana, le consul des États-Unis est enlevé. À peine la première s éance du congrès engagée, une révolution prend vie dans la rue et le gouvernement réplique à grands coups de substances chimiques annihilant toute violence chez ceux qui les inhalent. Réfugié dans les égouts, le Pr Ijon Tichy reprend ses esprits quarante ans plus tard, en 2039, dans une société où la psychimie règne sur le monde...
« Si le médecin ment pour le bien de son malade, est-ce là une ruse diabolique? Puisqu’il nous faut habiter, vivre, manger, dans ces conditions, ne vaut-il pas mieux que tout cela nous soit présenté dans un emballage attrayant? »
Ce livre me fâche. Cette dystopie est fascinante et révèle la capacité de l’humain à se laisser endormir par les apparences.
Mais de finir avec une forme de « ce n’était qu’un rêve »? C’est bien dommage…
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~ Tsé ton premier gros trip de drogue où tu as remis en question le fonctionnement de l’univers au complet? Stanislas Lem a réussi à transcrire ça avec succès. ~
Lecture inégale, mais qui vaut définitivement la peine en bout de ligne.
« Si le médecin ment pour le bien de son malade, est-ce là une ruse diabolique? Puisqu’il nous faut habiter, vivre, manger, dans ces conditions, ne vaut-il pas mieux que tout cela nous soit présenté dans un emballage attrayant? »
Dystopie satirique de notre aveuglement volontaire, mais aussi de la corruption. C’est l’allégorie de la caverne, la Matrix et Severance et bien plus.
Le Congrès de futurologie s’amuse à questionner les concepts de vérité et de réalité.
Écrit en 1971 dans le contexte bien différent de la Pologne communiste, on peut quand même appliquer les réflexions de Stanislas Lem à notre rapport à la consommation, nos chambres d’échos, le sensationnalisme et notre servitude à la technologie.