À la grande surprise de ses parents, quand il est né, Michel n'a pas pleuré. Incarnation vivante du cafard, mélancolique pur spleen, il s'est ensuite bien rattrapé et n'a plus cessé de pleurer. Tous les jours. Heureusement, il y a des remèdes à la neurasthénie. Le Lexomil, d'abord, dont il fait grand usage. La lecture de Michel Houellebecq, ensuite, son idole et modèle. Et puis tous ces bouquins de développement personnel que lui a laissés Bérénice, son grand amour, après trois semaines d'idylle molle. Avec tout ça, ce serait bien le diable s'il ne trouvait pas le bonheur au bout du couloir... À gauche, on t'a dit, Michel... À gauche !
La parution d’un roman de cet auteur est pour moi toujours une petite fête (même si j’en conserve toujours un ou deux dans ma PAL en cas de panne de lecture). Cette fois, le sujet et le résumé m’attiraient particulièrement car j’adore l’humour absurde et avec ce titre, j’ai été servie ! Michel est encore un personnage haut en couleurs tel que l’auteur les affectionne : il est d’humeur mélancolique, voire déprimé, hypocondriaque, souvent angoissé, indécis et surtout, il ne voit les choses qu’à travers son propre filtre bricolé à son goût (et autant dire que la mauvaise fois y est bien développée avec un superbe déni de la réalité ... comme une façon de s’en protéger). Il y a des moments qui m’ont fait pleurer de rire (le coup des pauses pub sur les chaines d’info en continu par exemple car qui n’a pas vécu ces pauses publicitaires interminables en attente d’un sujet précis, genre la météo ou le début d’un programme). J’ai aussi adoré la création des titres de livres de développement personnel, où on voit que tout est prétexte au bonheur. Tous les défauts et les actions de Michel mettent en lumière les défauts de nos sociétés : l’injonction d’être heureux, de réussir sa vie, sa carrière, son couple, sa famile, de consommer, de rentrer dans un moule mais cela n’épargne pas non plus des sujets plus spécifiques comme les discours politiques de campagne électorale, le tout s’appuyant sur de nombreuses références littéraires et citations excellentes. L’humour noir est très présent et bien dosé et l’ensemble se lit tellement vite que j’ai presque été frustrée d’être déjà à la fin tellement cette lecture est jubilatoire dans la critique de notre société actuelle. En plus, la fin est étonnante et particulièrement bien trouvée. Un sans faute pour moi qui suis fan de cet auteur ! Je pense le relire dans quelque temps, juste pour le plaisir et pour encore mieux le savourer !
Michel H. a rencontré « sa femme », Bérénice, il y a 3 semaines dans un stage de développement personnel. Malheureusement, elle vient de le quitter ! Selon lui, il doit tout tenter pour la reconquérir : il se plonge dans les sites et les livres de développement personnel pour trouver le bonheur qu’il n’a encore jamais trouvé….et réussir à la séduire quand elle reviendra. Le problème, c’est que Michel H. est un dépressif né, shooté aux anxiolytiques, incapable de tenir une résolution plus d’une heure…et surtout qui perçoit la réalité à travers un prisme étrangement déformé !
Un court récit à lire d’une traite pour en apprécier toute la saveur ! Une fiction teintée de cynisme et d’ironie désabusée qui m’a réjouie à la lecture. Michel H. est un anti-héros, un personnage irrésistiblement agaçant, un portrait qui nous donne à penser sur nos excès et nos lubies personnelles… J’ai souvent souri en imaginant Michel H. liker le dernier livre de développement personnel qui l’a convaincu avant de se raviser pour écrire une critique acerbe après réflexion ! J’ai ri à chaque arrivée de M. Patusse, le voisin qui s’agace poliment des incivilités renouvelées de cet excentrique habitant ! Merci à NetGalley et aux Editions Buchet-Castel pour l’envoi de cette lecture divertissante.
Bérénice - au nom prédestiné - nous entraîne dans une tragi-comédie lorsqu'elle decide de quitter Michel H. (eh oui, il ne la répudie pas) avec ces mots...
"Michel , je te laisse mes bouquins."
"C’est grâce à eux que j’ai trouvé la force de te quitter. Ils pourront t’être utiles, espèce de taré."
Mais quid de la réaction du sus-nommé ?
Eh bien, la voilà, dans toute sa splendeur :
Quand l’Amour s’en va, on ne réfléchit pas, on agit. Pas une seconde d’hésitation : je prends un Lexomil. Notre Michel, truculent anti héros, dépressif de naissance, incapable de comprendre les messages les plus simples (pour notre plus grand plaisir), prenant des décisions en se basant sur les citations les plus diverses de penseurs et écrivains célèbres, classiques ou moins classiques..., nous offre une plongée en apnée dans son monde intérieur farfelu.
J’hésite à me lever, car Pascal a écrit : "Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Notre protagoniste va sur YouTube regarder des vidéos de campagnes électorales... Si, si !
Nous le suivons donc dans une aventure étonnante, nous sommes fascinés par ses déductions fantaisistes et par les lectures étonnantes de sa dulcinée (ayant presque toutes trait au bonheur), et pour terminer : nous en redemandons !
L'auteur nous embarque dans une histoire folle et en profite pour nous proposer des réflexions sur la littérature de divers styles et époques, sur les ouvrages de développement personnel, sur la crédulité de certains, sur la vie de couple, et bien sûr sur ce bonheur qui semble si élusif en France !
J.M. Erre nous a habitués à un humour décapant et nous ne sommes pas déçus par ce nouveau roman surréaliste ! ( En tout cas au protagoniste extraordinaire et effectivement complètement "taré"... - anagramme de "raté" ? -).
Un hommage affectueux à Michel Houellebecq, grand dépressif célèbre...
Ce petit livre m’a amusé, essentiellement grâce au traitement que fait l’auteur à partir d’une banale situation de rupture. Le personnage principal se décrit en des termes peu élogieux : « j’ai été un enfant triste et un adolescent cafardeux avant de devenir un adulte neurasthénique ». Il ne semble pas bien comprendre pourquoi sa copine est partie et veut la reconquérir.
C’est le début d’une journée qu’il va passer chez lui dans son appartement, dérangé régulièrement par un voisin qui aura un rôle important dans cette histoire qui sur la fin vire à l’humour noir.
En quête de solution pour faire revenir cette fille, il va d’écran en écran, de smartphone, d’ordinateur ou de télévision et passe en revue tous les excès de la modernité : les sondages, les forums, les sites de rencontre, Google, Amazon, la publicité, les messages culpabilisants dont nous sommes inondés, l’information en continu, les régimes à la mode (gluten free,…), sans oublier l’usage des psychotropes, ou les discours des candidats à la présidentielle, particulièrement ceux du président en exercice.
Il s’attarde surtout sur les nombreux ouvrages de développement personnel que son amie lui a laissés : ils font l’objet de nombreuses pages assez caustiques, pas seulement pour leurs titres (comme par exemple « le développement personnel éco-malin – s’ouvrir à la joie d’être au monde pour pas cher »), montrant les limites de la permanente injonction au bonheur et des thérapies du bien être.
Le bonheur est au fond du couloir à gauche... ou dans cette lecture jouissive et loufoque à souhait, bien caractéristique de son auteur, J.M. Erre ! Michel H. vient de se faire plaquer par sa petite amie, Bérénice... Nullement atterré, il décide de la reconquérir et ceci dans la journée ! Notre héros va donc faire appel à de multiples remèdes et de nombreux stratagèmes, en conjuguant les interruptions répétées de son voisin M. Patusse, avec ses anecdotes, réflexions et souvenirs. Réussira-t-il à récupérer son amour et son bonheur ? Par le détour d'une intrigue légère et d'un divertissement hautement drôle, l'auteur aborde tous les sujets d'actualité voire d'ultra-contemporanéité avec un style simple, facile mais efficace, sur un ton caustique et ironique délectable. Jouant sur les mots pour dénoncer les maux de la société, il multiplie ainsi les références et allusions au grand plaisir de la fan absolue que je suis. Enfin, ce court roman s"achève avec un bouleversement de situation parfaitement tordu et imprévu, laissant une fois de plus le lecteur dans un élan de rire... à en mourir ! Ainsi, je remercie vivement les éditions Buchet Chastel pour ce nouvel opus extravagant qui nous régale, ainsi que NetGalley pour son heureuse existence durable !
J'ai adoré ce livre qui m'a fait rire à haute voix ce qui arrive rarement pour un livre. Je trouvais les phrases tellement bien pensées que je les lisais mes préférées au fur et à mesure à mon compagnon qui a du entendre 80% du livre de cette manière.
De mon expérience d'avoir proposé ce livre à mes proches il y a deux visions : soit on adore, soit on déteste. Cette vision très absurde et qui ne respecte rien n'est pas pour tout le monde mais si on accroche, on est conquis.
Premier livre de J.M. Erre, j'en ai acheté deux autres depuis.
J’abandonne rarement un livre. Mais après quelques pages, j’en ai voulu énormément au libraire qui m’avait conseillé ce livre tant je suis resté totalement insensible à l’humour soi de l’auteur. J’envie les lecteurs qui auront su trouver du plaisir à cette lecture.