De Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques - son discours devenu viral - à ses articles sur Stephen King, Terry Pratchett, Dave McKean ou encore Lou Reed, en passant par Batman ou Frankenstein, Neil Gaiman nous convie à un grand voyage à travers la littérature et les pop cultures qui nous donne les clés de son inspiration. Dans la filiation de ses précédents recueils, de Miroirs et fumées à Signal d'alerte, Vu des pop cultures a intégré la liste des meilleures ventes du New York Times, qui salue le style flamboyant, drôle et atypique de l'un des plus brillants auteurs de fantasy contemporaine.
Des textes, pleins de textes. Des longs, des courts, des essais engagés et des réflexions qui perdent le fil d'elles-mêmes. J'ai encore peu lu Neil Gaiman et je ne suis pas sûr que commencer (ou presque) par ces écrits qui ne sont pas des histoires soit la meilleure chose à faire car visiblement, Neil adore les histoires. Il adore en écrire autant qu'il adore en lire. Il en parle beaucoup ici. Il aime aussi la musique et le cinéma et il en parle un peu aussi. Comme Neil le dit dans l'intro, ces textes, "vous n'êtes absolument pas tenus de tous les lire, ni de les lire dans un ordre particulier". Je les ai tous lu, et dans l'ordre. Eh oui madame. Certains m'ont marqué, d'autres moins, mais ils m'ont tous donné envie de me plonger un peu plus dans le(s) monde(s) de ce monsieur passionné et passionnant.
"Nous avons l'obligation d'embellir le monde. Ne laissons pas le monde plus laid que nous ne l'avons trouvé."
Rassemblements de préfaces et de discours rédigés par Gaiman himself. Si son amour pour de nombreux auteurs et œuvres est communicatif, le livre fini malheureusement par lasser. La faute à de nombreuses répétitions. Les textes sont courts, ce qui les rend facile à picorer mais empêche aussi Gaiman de proposer une réelle réflexion sur la pop-culture. Un livre de passionnée plus qu'un véritable essai.