« On habite ce que l’on peut : la faïence, la baignoire, le hlm, le trottoir, on construit une cabane. Du début à la fin on utilise l’amoure comme survie collective. » Fiévreuse plébéienne est un texte qui interroge la façon d’habiter son corps, le monde, ses désirs. Ça parle d’amoure, de précarité, de joie punk et émo, de sexualité. Ça emmêle directement le corps au politique, ça prône haut et fort l’expérimentation et la satire, ça précise une volonté très forte de faire la révolution.
Fiévreuse Plébéienne révèle ce que Élodie Petit nomme la Langue Bâtarde : une littérature prolétaire, proche du réel, expérientielle, menaçante et gouine. Surtout, ça rappelle tout ce que l'écriture peut être : libre, tellement libre, à l'infini. Fiévreuse plébéienne est un livre nouveau de poésie, une recherche durable dans l’écriture sexuelle, une expérience intime.
les homosexuelles avaient raison : ceci est véritablement la nouvelle Bible, en tout cas la mienne, et je la veux tatouer sur ton mon corps, les parois extérieures, les recoins intérieurs, non vraiment c'était trop beau, je pense que je m'en séparerai jamais, sachez que le livre est actuellement sous mon oreiller parce que je l'aime comme on aime une amante bref je m'égare, il est tard, merci les lesbiennes, comme d'habitude je vous aime
j'avais peur de cette lecture - comme une relation d'attirance et de répulsion - je me suis laissée voguer au cours de ce(s) texte(s) et que dire ??? j'en suis encore bouleversée et je sens que je vais y revenir souvent ces phrases-évangiles m'ont un peu sauvées
je savais pas à quoi m’attendre avant de commencer, mais j’étais remplie d’espoir pcq c’était queer : verdict je pense pas être là bonne cible pcq y’a à peu près tout ce que j’aime pas lire réuni dans un seul ouvrage oups bravo les lesbiennes cependant
Brillant, lu en parallèle de l’affreux Bukowski, très ressourçant. Queer, parfois étrange, très lubrique, politique aussi, vraiment super intense, sorte d’épopée qui rentre bien dans le corps et qui remue avec des personnages et des sentences et des maxis poèmes.
côté édition c'est un bien bel ouvrage à tous points de vue ; personnellement je suis pas fan de la couverture brute et non pelliculée, mais je comprends le choix, l'effet visuel sans protection, l'objet qui s'abîme, ça parle du texte aussi
j'aime beaucoup l'écriture d’Élodie Petit. travaillée pour être sincère et vraie et simple d'accès tout en étant profonde et riche. je suis tellement contente qu'on écrive des poèmes sexuels pleins de vulgaire et de fluides et qu'ils soient lesbiens.
je me suis heurté aux choix d'accords, entre inclusif, féminisation ou pas, ça m'a parfois sorti du texte, mais je salue quand même l'expérimentation, je pense que c'est nécessaire à faire et à tenir
par contre, j'ai lâché un peu après la moitié du livre et j'ai eu ensuite beaucoup de mal à me remettre dedans pour finir (d'où le très long temps de lecture), le fil rouge ne m'a pas assez tenu. je pense que c'est à lire d'un trait (ou peut-être deux maximum), puis à garder sur son étagère pour s'y replonger quand l'envie est là
Un des meilleurs livres que j’ai pu lire ces 5 dernières années. Poignant, beau parce que vrai. Des personnages géniales, motifs d’empathie contagieuse. Des pages s’échappent une sensualité très bien travaillée. J’ajoute à cela que c’est un livre rempli de revendications essentielles.
trop trop bien à lire, hyper diversifié comme écriture un mélange de différents textes et des supers persos j'adore bravo les lesbiennes encore et tjrs