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La petite menteuse

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A quinze ans, Lisa est une adolescente en vrac, à la spontanéité déroutante. Elle a eu des seins avant les autres filles. Des seins qui excitent les garçons.
Mais Lisa change et devient sombre. Elle semble en permanence au bord des larmes. Acculée par ses professeurs, elle finit par avouer. Un homme a abusé d'elle, plusieurs fois.

Les soupçons se portent sur Marco, un ouvrier venu faire des travaux chez ses parents. Marco n'a jamais été longtemps avec une femme. Il a essayé les hommes. Il boit trop. Il écrit des lettres rageuses pour sa défense, pleines de points d'exclamation. Sans hésitation, Marco est condamné à dix ans de prison.
Lors du procès en appel, Lisa est majeure. Elle débarque dans le bureau d'Alice, une avocate de la petite ville de province. "Je préfère être défendue par une femme."

C'est comme cela que tout a commencé.

234 pages, Paperback

Published August 18, 2022

22 people are currently reading
565 people want to read

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Pascale Robert-Diard

9 books10 followers

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5 stars
199 (12%)
4 stars
582 (36%)
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2 stars
173 (10%)
1 star
56 (3%)
Displaying 1 - 30 of 146 reviews
Profile Image for Julia.
82 reviews18 followers
September 2, 2022
Le problème vient peut-être de moi mais je n'arrive pas à comprendre les intentions de ce livre. J'ai du le lire pour le travail, et son sujet me mettait déjà sur mes gardes. Et j'y suis restée durant toute ma lecture. Je ne comprends pas ce que le livre veut nous dire, quelles positions il prend vis à vis de son sujet. Beaucoup de propos m'ont mis très mal à l'aise et j'ai été impressionnée par l'absence total d'émotions tout du long. C'est comme si nous restions toujours en surface des choses, aucun personnage ne semble réel.

Profile Image for Izzy readeuse.
174 reviews7 followers
September 3, 2022
Dans la petite menteuse, Pascale Robert-Diard met la culture du viol sur le bancs des accusés.

Lisa Charvet n’a pas eu de chance, elle n’a pas eu un « bon viol » comme le dit si bien Giulia Foïs dans « Je suis une sur deux ». L’idée qu’on se fait d’un « bon viol », c’est un inconnu qui vous coince dans une ruelle sombre et dans le cas de Lisa, c’est un ouvrier qui sonne à votre porte pour récupérer un outil oublié.
Alors Lisa n’a pas eu le choix, elle a menti. Elle a menti pour coller au mieux à cette idée que les gens se font d’un viol alors que dans la réalité ce cliché ne représente qu’un cas sur 10. Elle a menti pour dissimuler la trop horrible vérité, celle qu’on préfère occulter à savoir que généralement l’agresseur est un proche. Ce n’est un loup qui nous guette au coin du bois, ce n’est pas un déséquilibré incapable de contrôler ses pulsions, c’est monsieur tout le monde, un frère, un père, un ami ou trois copains de classe qu'on côtoie tous les jours.
Pendant que tous conspuent la « petite menteuse » qui a jeté un homme innocent en prison, que les féministes s’offusquent que ses mensonges portent préjudice aux "vraies" victimes dont la parole se libère mais qu’on peine encore à croire en brandissant à tout va la présomption d’innocence en faveur de leur agresseur (surtout si ces derniers sont riches et célèbres), peu s’interrogent sur les raisons de son geste.
Lisa n’a pas eu de chance, elle n’a pas eu un bon viol, alors elle s’en est inventé un en prenant soin de coller aux clichés. Pour partager sa souffrance, pour être une victime et pas une fille facile qui n’assume pas. Alors qui sont les véritables coupables ? Ces trois jeunes qui continuent de vivre leur vie dans le déni total que les actes qu’ils ont commis étaient des viols en réunion ? Une société qui ne parvient pas à se détacher des mêmes éternels clichés ? Ou une jeune fille qui a arrangé la vérité de manière à être cru et qui vivra toujours avec le poids des horreurs qu’elle a subi ?
L'article complet sur le blog : https://izzyreadeuse.wordpress.com/20...
Profile Image for Laura.
1,284 reviews42 followers
June 21, 2022
C'était pas mal, mais là où je m'attendais à un magnifique point d'orgue à la fin, un oratoire extraordinaire, il n'y eut rien. Un peu déçue donc, mais l'histoire est intéressante de complexité malgré cela.
Profile Image for Jeanne.
108 reviews8 followers
October 29, 2025
franchement j'ai pas compris le but de ce livre (qu'attendre d'un livre encensé par Léa Salamé sur la 4eme de couv aussi MDRR)

la on parle d'une jeune fille de 15 ans qui accuse un homme de l'avoir violée.
5 ans plus tard, elle revient sur sa déposition et annonce qu'elle a menti.

et DEJA le sujet était bancal mais je me disais DAC elle va sûrement dire qu'elle a menti pck quelqu'un d'autre l'a violé, genre un truc incestueux, et donc ça va dénoncer ça.
MAIS NON. juste elle a menti, et je comprends pas ??? genre comment c'est possible en big 2025 d'écrire un livre en mode "hihihihi je vais dire que les victimes de viol peuvent mentir pck c ÇA le pb aujourd'hui"

nan c désastreux.

+ l'autrice a des takes trop sus sur le féminisme genre en créant un personnage stéréotypé au possible (une femme de 25 ans forcément) qui défend les femmes victimes de viol mais ça en devient super caricatural.

je suis sûrement trop woke pour ce livre lol
12 reviews
August 24, 2022
Difficile de savoir ce que j'en ai pensé. C'était intéressant : pour l'histoire, pour la réflexion derrière, je ne regrette pas de l'avoir lu.
Pour autant, je n'ai pas envie de le conseiller parce que comme déjà mentionné par d'autres, je m'interroge sur l'utilisation qui en sera faite.
Le personnage d'Angèle aurait pu apporter plus de nuance et de réflexion, c'était peut-être l'intention de l'autrice, mais si c'est le cas, je trouve la tentative ratée car le personnage est bien trop tourné en ridicule : on sent une profonde réprobation de l'autrice pour le militantisme féministe actuel qu'elle n'a pourtant pas l'air de connaître très bien.
Bref, l'ouvrage en lui-même et la plaidoirie finale ont certainement quelque chose de féministe, mais le livre risque surtout de plaire à ceux qui ne le sont pas. Dommage.
Profile Image for Klem.
60 reviews9 followers
December 4, 2022
J’espérais un traitement à la hauteur du choix de ce sujet. On en est loin.
Sur la forme, la narration est coupée en 4 ou 5 courtes scènes, le style est basique. C’est assez rare de se dire qu’on aurait pu écrire le bouquin qu’on est en train de lire, sans trop de difficulté.
Sur le fond, c’est pire, navrant. Aucune profondeur, sujet ô combien délicat bâclé, on enchaînés les poncifs et on ne s’attache même pas aux personnages tous plus antipathiques, caricaturés et pénibles les uns que les autres.
Il va falloir qu’on m’explique comment il est arrivé dans la sélection des 15 du Goncourt.
Profile Image for Stancyy.
67 reviews
November 26, 2025
pas convaincue par le style ni par l'idée ni par rien ; bien d'accord avec l'analyse de jeannene. On peut se dire qu'il y a des phrases qui rattrapent un peu mais jejeje bof je suis un peu d'accord avec la copine du fils de la protagoniste
En tout cas une lecture très oubliable, à part les avocats misogynes super chiants. les personnages sont complètement plats, il n'y a aucune péripétie, aucune pertinence dans les interactions des personnages secondaires. On pourrait supprimer tous les passages qui ne concernent pas le procès et ce serait pareil, ou même les changer de place dans le livre : ça ne changerait rien du tout (tout simplement pck ils ne servent à rien !!! sauf que le pb c'est que ça se ressent terriblement).
La prota a des opinions super sus sur le féminisme.
J'ai ressenti aucune émotion et seulement une impression de rester particulièrement à la surface de tous les enjeux.
Encore une fois la présence d'un commentaire de lea salamé sur un livre semble ne pas être bon signe en ce qui concerne la qualité du texte… et c'est un Goncourt des lycéens et un prix de l'academie française ? fichtre...
Profile Image for Coralie Bru.
Author 9 books121 followers
April 22, 2023
J'ai hésité à lire La petite menteuse. Je l'ai finalement écouté. Il y a des livres, comme celui-ci, pour lesquels on aimerait vraiment avoir le pourquoi de l'idée, et ce qui se cache derrière ce que disent certains personnages . En somme, les lire pour ce qu'ils sont et en même temps être informée de ce que l'auteur ou l'autrice voudrait qu'ils soient. A mon avis ce n'est pas très bon signe quand je me le demande tout le long !
Écrire un roman sur une ado qui a accusé à tort un homme de l'avoir violée, dans le contexte, c'est déjà quelque chose . Après tout pourquoi pas— raconter une histoire ne dit pas qu'elle est probable ou fréquente !
Mais tout de même c'est quelque chose.
On suit l'avocate qu'a choisie cette ado, devenue jeune adulte, quand elle se décide à avouer son mensonge à la justice, lors du procès de l'homme. C'est une femme très pro, parfois attachante, dépassée par le féminisme de la génération de sa fille et de sa collaboratrice, mais d'une manière assez tendre, du moins au début. Son ami avocat proche de la retraite, c'est autre chose, mais là aussi le texte nous le rend humain, ne serait-ce que parce qu'il a cette façon très acceptable d'assumer de dire des trucs de gros réac, et c'est bien plus facile de rassurer le lecteur si le personnage réac est bien conscient lui-même qu'il est réac. C'est ce qu'on a l'habitude de faire avec nos frères, nos tontons et nos voisins pour continuer de les voir. Ça passe. (L'air de rien la narration nous précise quand même que sa femme l'a plumé, de même qu'il sera précisé pour l'homme accusé à tort qu'il s'est fait jadis plaquer par une femme après avoir fait des travaux chez elle...)
Ainsi va cette histoire, habile, sans cesse sur un fil.
Le texte est tendu vers la plaidoirie finale du procès. Cette construction, entre révélation à l'avocate, puis à la cour, et enfin plaidoirie, ponctué de séquences dans la vie personnelle de l'avocate, est très efficace et prenante. Ne pas être d'accord avec tel ou tel propos n'est pas gênant en soi, c'est pour ça qu'on lit de la littérature.
Mais malheureusement le dernier tiers tombe du côté du mur que je redoutais : l'idée qu'un statut de victime serait en soi quelque chose de bien, qu'il serait courageux de laisser à notre époque. Ce roman parle tout le long de la place des femmes victimes (place supposément trop grande, qui fait enrager le réac au grand coeur plumé par sa femme) et je ne trouve pas que la réponse qu'il y apporte soit si fine que ça ! J'ai été vraiment déçue par cette dernière partie. Ça aurait été bien plus intéressant de rester sur le mécanisme du mensonge, le contexte de la vie de la collégienne et ce qu'elle subissait des garçons (très bien amené, et qui a l'avantage de rester sur le cas particulier du personnage). Ne pas avoir fait ce choix dit quelque chose du livre à mon avis.
Par ailleurs, s'il est dit que ce mensonge est la faillite de la justice qui a laissé un homme aller en prison sur un dossier vide, l'autrice charge bien les professeurs et les adultes qui ont cru l'adolescente (alors que bien souvent le problème est plutôt inverse on le sait bien). Ça me pose question : était-il utile de railler cette prof, de la dépeindre comme quelqu'un qui veut se sentir important, et de donner explicitement raison à ceux qui ne l'ont pas cru, sans plus d'éléments ? A la lecture, une prof pourrait tout simplement se dire qu'il lui faudra faire très très très attention si une ado vient lui dire qu'elle a subi un viol. Ce qui est vrai, mais nous nous battons actuellement pour qu'on croie un peu les femmes.
Une lecture en demi-teinte qui m'a quand même captivée, mais la finesse du début ne tient pas ses promesses tout le long.
Profile Image for m ✨.
242 reviews19 followers
April 14, 2023
Je sais que le thème de ce livre fait débat... Pour ma part, j'ai été prise par l'histoire directement et impossible de lâcher le bouquin avant d'avoir fini.
Malgré ça, c'est vrai que, pourquoi?
Profile Image for Eva Lavrikova.
941 reviews141 followers
February 5, 2025
Morálne dilemy, ktoré so sebou taká citlivá téma, akou narieknutie zo zneužívania môže byť, prináša, predkladá táto rozsahom neveľká kniha s citom, ale nekompromisne. Kto je tu vlastne obeť a kto vinník?
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,089 reviews43 followers
February 11, 2023
Le titre est sans équivoque, nous avons bien affaire à une petite menteuse. Il y a 4 ans, Lisa Charvet a menti et un homme, Marco Lange, un ouvrier a été accusé de viol, prenant une peine de 10 ans de prison.

Dans 4 mois aura lieu le procès en appel... Lisa est majeure aujourd'hui, elle décide de changer d'avocat et demande à Alice Kéridreux de la défendre, elle veut une femme pour la défendre.

Alice reprend l'affaire depuis le début. Elle décortique tous les rouages du procès, de façon méthodique et Lisa lui avoue avoir menti...

Elle avait 15 ans à l'époque, un corps de femme, de gros seins venus trop vite, ceux qui excitent les garçons. C'était la petite salope au lycée, un moment d'enfer, difficile de dire non. Un moment des professeurs se sont inquiétés, et peu à peu , Lisa s'est sentie prise au piège, elle a accusé de viol celui qui semblait être le coupable idéal.

Aujourd'hui majeure, Lisa a des remords, elle veut assumer, faire face.

Alice va entreprendre un procès difficile, défendre une victime qui a menti, essayer de la protéger, mais aussi faire éclater une erreur judiciaire, la réparer en libérant un innocent.

Les rouages judiciaires n'ont pas de secret pour Pascale Robert-Diaz, éminente chroniqueuse judiciaire au Monde. Elle va nous faire découvrir les rouages de la justice, essayer de comprendre pourquoi une ado de 15 ans a menti et envoyé un innocent en prison, nous entraînant ainsi au plus profond de l'âme humaine. Comprendre le malaise et le mal-être d'une ado qui a grandi trop vite, qui devient "la petite salope" du lycée car elle ne dit pas non de peur de ne pas être aimée.

Lisa Charvet est-elle coupable ou victime ?

Un récit qui se lit comme un thriller. La plume est fluide, alerte, directe, sans fioritures. Elle nous touche, analyse les différents témoignages des professeurs, des parents, sur l'origine et la mécanique d'un mensonge, mais aussi, on s'interroge sur l'intime conviction, sur l'éclairage d'une affaire qui fait pencher la balance dans un sens ou dans l'autre, qui sème le doute dans la présomption d'innocence ou de culpabilité.

Ma note : 9.5/10






Les jolies phrases


Ce n'est pas parce qu'on est une adolescente pleine de désirs que l'on doit se sentir fautive.

Mais c'était ça, aussi, qui lui plaisait dans ce job, l'effraction qu'il offrait dans la vie des autres. Accusés ou victimes, ils étaient finalement à égalité de détresse quand ils venaient la voir.

Les moments solennels ne sont jamais comme on les imagine. Une fille tout juste adulte jouait une part de sa vie en revenant sur les accusations qui valaient à un homme d'être emprisonné et Alice ne savait plus quoi lui dire. Elle n'avait qu'une envie : la voir prendre son sac à dos et partir. Tout s'emmêlait. Le sentiment d'urgence qu'elle éprouvait à l'idée qu'un homme avait été condamné à tort. L'exaltation de contribuer à la réparation d'une erreur judiciaire. La crainte sourde de l'épreuve qui attendait Lisa. Saurait-elle la protéger de la tempête que sa lettre allait déclencher ? Tout était si ténu. Mais l'affaire était belle. Il n'y en avait pas tant, des comme ça, dans une vie d'avocate.

Bien sûr que mon mensonge me faisait souffrir. Plus je mentais et plus je souffrais. Mais plus je souffrais et plus on me croyait.

Le collège, c'est la guerre. Héroïne un jour, paria le lendemain. On s'allie, on se trahit, on négocie, on se réconcilie. Et on recommence. Un qui-vive permanent. Aucune victoire n'est jamais acquise. Toutes les gloires sont éphémères. Celle-là même à qui on a juré une amitié, à la vie, à la mort, vous sacrifie sans états d'âme à une autre qui semble soudain mieux en cour.

Vous voyez, c'est ça qui est terrible aux assises. Au début, on ne comprend pas comment un événement aussi dramatique a pu se produire. et puis, plus on s'approche, et plus on se dit que peut-être, la même chose aurait pu arriver chez soi.

https://nathavh49.blogspot.com/2023/0...
Profile Image for Lola.
123 reviews10 followers
July 19, 2025
je savais déjà que j'allais être fâché avec ce livre grâce à cette incroyable citation sur la 4e de couverture : "Un puissant éloge de la nuance" - Léa Sallamé
du coup, ça m'intéresse, c'est quoi cette fameuse nuance apportée sur le sujet ? dois-je rappeler que seul 6% des femmes victimes portent plainte, et que parmi elles, entre 2 et 8% seraient fausse ?
des personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres, mention spéciale pour le personnage très cliché d'Adèle la féministe gen Z qui dit que "Elle ferait mieux de se taire. C'est pas le moment" eh bien elle a bien raison Pascale, c'est peut être pas le moment pour ce livre, et ça le sera sûrement jamais d'ailleurs
Profile Image for timmyh.
99 reviews2 followers
February 25, 2024
était-ce réellement le bon moment de publier ça ? (spoiler : non) (re spoiler : elle n'a pas menti sur son viol, juste sur l'accusé. qui fait l'enquête ? les flics. acab)
Profile Image for Jonathan Martin.
42 reviews3 followers
August 1, 2024
Dévoré à la plage.
« Encore » un livre sur le viol mais qui questionne différemment en suivant un procès.
Profile Image for Arthur.
116 reviews
June 14, 2024
"Au fond, dans cette affaire, il n'y a pas de coupable, il n'y a que de bonnes intentions."

Catégoriquement pas d'accord avec cette conclusion. Il y a un coupable, il y en a même trois. L'histoire est bien, mais on a parfois l'impression que l'autrice prend le mauvais parti, c'en est gênant...
Profile Image for Diana.
12 reviews
January 3, 2024
First french book I have ever loved and not read for school. It was about the course of a juridical case that has an amazing plot twist. I think it's a book everyone should read, really. I'm still thinking about it.
47 reviews
March 19, 2025
5ans plus tôt, Lisa, 15 ans, a été abusée par un ouvrier venu faire des travaux chez ses parents.
Alors que le procès en appel va s'ouvrir, Lisa débarque chez Alice, avocate, pour "être défendue par une femme".
Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire, nous invite alors à refaire l'enquête, au gré des entrevues entre Alice et sa cliente, des flash-back sur les années collège et le premier procès.
On suit l'élaboration de la plaidoirie de celle qui ne défend plus une victime mais une menteuse.
Ce récit questionne l'erreur judiciaire et le mensonge à l'heure de mee too.
Un très bon livre.
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews221 followers
September 29, 2022
Dérangeant, sans nul doute dans cette époque où la parole des femmes se libère. Lisa Charvet est mineure au moment des faits. D’un naturel enjoué, elle devient morose et mélancolique. L’entourage, ses professeurs notamment s’interrogent sur ce brusque et durable changement de comportement… jusqu’à ce que Lisa avoue : un homme l’a violée, plusieurs fois. Marco Lange était majeur au moment des faits, lors du procès, la sentence tombe : 10 ans de réclusion. Lisa est majeure au moment où débute le procès en appel. Subitement, elle décide de changer d’avocat, elle veut être défendue par une femme. Pourquoi ce revirement de situation ? Alice, la nouvelle avocate sent bien que sa cliente lui cache quelque chose, elle accepte de défendre « La petite menteuse ».

« La petite menteuse » est d’abord un récit sur l’adolescence, cet état si compliqué à gérer physiquement pour les jeunes filles qui grandissent trop vite, et mentalement lorsqu’on doit apprendre à gérer ses émotions et à interagir avec les autres. Lisa a grandi trop vite. Elle a eu de la poitrine trop vite. Dans sa famille, elle s’est toujours sentie inférieure à sa sœur trop parfaite, alors quand les garçons s’intéressent à elle, c’est un peu comme si elle prenait enfin vie. Le temps passé au collège peut être si compliqué à vivre. « Ce lieu d’humiliation et de ricanements quand la tête apprend mal ou que le corps est trop gros, ou trop maigre, ou trop petit. Ce cimetière d’espoirs pour les parents et ce lieu de déboires pour leurs enfants. Même pour les bons élèves, c’est un temps que l’on préférerait oublier. » Alors, lorsqu’on plaît, que les garçons vous regardent et que vous devenez « populaire », c’est un temps béni dont il faut savoir profiter puisque rien ne dure, et que tout est remis en jeu chaque jour. « Le collège, c’est la guerre. Héroïne un jour, paria le lendemain. On s’allie, on se trahit, on négocie, on se réconcilie. Et on recommence. Un qui-vive permanent. Aucune victoire n’est jamais acquise. Toutes les gloires sont éphémères. Celle-là même à qui on a juré une amitié, à la vie à la mort, vous sacrifie sans états d’âme à une autre qui semble soudain mieux en cour. » Mais parfois, les choses dérapent… et lorsque les nouvelles technologies deviennent les instruments d’un odieux chantage, raconter que l’on a été violée déclenche l’empathie des adultes, car même une adolescente a encore besoin d’être câlinée.

Délicat pour cette avocate de défendre une jeune fille qui a menti, quand son violeur désigné a déjà passé 5 ans en prison, que la société est en pleine mutation avec le mouvement #metoo qui permet à toutes les victimes de parler, enfin, pour guérir, se reconstruire, et faire condamner. « Si cette fille a menti, alors c’est pire. Justement parce qu’elle a eu la chance d’être crue. Contrairement à tant d’autres. Elle ferait mieux de se taire. C’est pas le moment. » Elle a eu la chance d’être crue. C’est pas le moment. Combien de femmes n’ont pas eu cette chance ? Marco Lange peut bien payer pour tous ceux qui s’en sont sortis… Car c’est bien de cela que traite le roman : avouer ou se taire, jeter l’opprobre sur la parole de toutes les femmes revient à mettre en doute la plupart d’autres témoignages, eux vrais. Oui, mais… encore faut-il pouvoir se regarder dans une glace… et en cinq ans, Lisa a eu tout le temps de réfléchir, elle ne peut plus se taire. « La société doit savoir comment un homme, qui a toujours proclamé son innocence, a été condamné sur la seule foi des accusations d’une adolescente. Ce n’est pas l’accusé ni même la plaignante qui doivent être jugés, c’est la justice. La justice aveugle qui broie les hommes dans l’indifférence et le silence, et même l’orchestre du bal des victimes. »

« La petite menteuse » est un roman à la fois désarmant et émouvant, car il vient chatouiller l’intime, il touche en profondeur nos cœurs de mère, mais aussi à nos cœurs de femme. Lisa a menti, mais pour autant, ne lui est-il réellement rien arrivé ? D’où vient la souffrance qui exsude de chaque pore de sa peau ? « Lisa dit que Marco Lange est innocent. Elle ne dit pas : « Je n’ai pas été violée. » Elle dit : « J’ai inventé une histoire parce que j’allais mal au collège. » Alors, il faut revenir au collège, à la laideur et à la violence du collège… » Ceci frappe directement notre cœur de mère qui voudrait que nos enfants soient parfaits, n’accusent pas des innocents, ne mentent pas, se confient à nous en cas de problèmes, soient droites dans leurs bottes parce que c’est nous qui les avons élevées, avec des valeurs, avec un sens de la morale et de la justice. Et notre cœur de femme, de femme libre, de femme féministe, de femme qui cherche la parité, comme réagit-il ? Celui-là a plutôt envie de s’en prendre violemment à cette ado pour avoir ouvert une brèche : une femme peut oser mentir sur ce qu’elle a subi en décrédibilisant la parole de TOUTES les femmes. Et c’est grave.

Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire, nous embarque dans les arcanes d’un procès où la vérité côtoie le mensonge, et où les émotions fluctuent en même temps que le récit. Le titre « La petite menteuse » est assez éloquent pour que le lecteur sache exactement où il met les pieds, c’est le « pourquoi » qu’il vient chercher. La plume de l’auteur acérée, précise et très éloquente, crée cette ambiguïté des émotions face au personnage de Lisa. Et puis, c’était courageux d’écrire un tel livre par les temps qui courent…
Profile Image for Mossane.
16 reviews
November 1, 2025
Bah franchement, j’ai beau vouer un culte à Pascale Robert-Diard, là je suis pas mal déçue. C’est difficile d’écrire une première fiction, surtout quand ses précédents bouquins sont inspirés de si grandes affaires comme La Déposition (banger absolu que je recommande chaudement). Et bien ici ça se confirme, avec une écriture assez faible, des personnages creux et des descriptions inutiles. J’ai trouvé ça vide, même si le propos est intéressant. Et encore, il ne va pas assez loin.
Désolée Pascale.
Profile Image for Marie Caroline.
24 reviews1 follower
August 19, 2025
Livre court et efficace. Une avocate se retrouve à défendre une jeune fille victime de viol en appel. Celle ci avoue avoir accusé à tort son agresseur.
Ce roman ouvre différentes pistes de réflexion tout du long : le féminisme d’hier et d’aujourd’hui ou encore l’ambivalence de certaines professions.
En définitive j’ai beaucoup aimé ce format.
Profile Image for Leo.
11 reviews
August 23, 2025
Un sujet si brûlant, dans les bouches de tous les hommes dans notre génération. Un livre qui démontre que le monde s'est pas simple et que tout peut basculer si vite. Un mensonge est si rapide et s'envenime si vite.
Livre qui se lis très vite et très bien.
Un livre sans fin qui questionne où ce livre veut en venir. Mais qui fait réfléchir.
Profile Image for Marine.
119 reviews1 follower
August 1, 2024
Le livre aborde un cas particulier et qui pourrait être intéressant mais conduit maladroitement. Il ne va pas assez en profondeur, pas vraiment de trame ni de déroulement. L’intention de l’auteur à travers ce récit n’est pas clair, et certains passages paraissent même accusateurs et mettent mal à l’aise dans le contexte actuel et le cas même abordé.
Profile Image for Gabrielle Blin ( book reviewer).
497 reviews26 followers
March 6, 2023
Version audio

Très bien écrit, très bien lu aussi il est impossible de cesser sa lecture ou son écoute selon la version choisie.
Émouvant,épatant…à découvrir!
2 reviews1 follower
June 29, 2023
Tout au long du livre, je n'ai pas compris l'essence de ce dernier ni le but, que dire de la fin sans fin ? Ça termine drôlement.
Profile Image for Mathiwi.
283 reviews9 followers
August 18, 2023
Un livre bien écrit et qui ne donne pas toutes les clés, ça pousse à réfléchir. J’ai bien aimé la fin, et la retranscription d’un univers judiciaire que je connais peu.
Profile Image for Clara.
116 reviews
June 25, 2025
Je ne comprends pas le sujet du livre, je me demande quel est l’intérêt de présenter une histoire comme celle là, avec ce point de vue dans une époque comme la nôtre.
Profile Image for Mouffette masquée.
433 reviews19 followers
June 22, 2023
Résumé : Lisa a quinze ans. Très rapidement, elle a eu plus de seins que les autres filles de son âge, et irrémédiablement, plus d'attentions de la part des garçons. Ils en profitent, elle n'ose pas dire non : pour une fois qu'elle est le centre de l'attention ! Elle acquiert vite la réputation de "la petite salope du collège".
Un jour, elle lâche une bombe : elle a été violée par un maçon qui travaillait chez ses parents. Enquête, procès, condamnation : dix ans de prison.
Cinq ans plus tard, procès en appel. Lisa a changé d'avocate, elle préfère être représentée par une femme. Et elle lui avoue. Elle a menti, l'homme est innocent.

Mon avis : Le synopsis de ce livre m'a immédiatement fait penser à une affaire récente, celle de Farid El Haïry qui a été accusé de viol à l'âge de dix-sept ans, puis été reconnu coupable. Il a finalement été innocenté vingt-quatre ans plus tard, après que son accusatrice ait reconnu avoir menti : elle avait bien été violée, mais par un proche.
À l'ère de #metoo et de toutes ces personnes qui osent parler - bien que peu soient écoutées ou crues -, je trouve le sujet très intéressant, même s'il peut mettre mal à l'aise. Est-ce que cette femme a bien fait d'avouer avoir menti, au risque que cela porte du discrédit à la cause entière ? La réponse est évidemment OUI pour ma part, car la vérité prime, il n'y a pas qu'elle de concernée, bien au contraire ! Imaginez, une personne accusée à tort, étant aux yeux de tous un monstre ? Quelle injustice. Même si, d'un côté, une infime partie de moi conçoit l'appel à l'aide de cette jeune femme, elle a tout de même détruit un homme, le marquant d'infamie. Une lecture qui fait sacrément réfléchir, car dans cette affaire, rien n'est tout blanc ou tout noir.
Profile Image for Kíra.
328 reviews3 followers
March 2, 2025
Sajnos nem ez volt a legjobb választás az év első könyvének. Úgy igazán semmi pozitívumot nem tudnék kiemelni, szerintem nagyon félrement a történet a mondanivaló szempontjából.
Displaying 1 - 30 of 146 reviews

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