Honnêtement, je ne sais même pas par où commencer cette review…
Depuis la sortie des jeux mobiles, j’ai toujours aimé l’univers Is it love, et les romances de la saga sont le plus souvent des lectures doudou, de celles qui font glousser et lever les yeux au ciel. Mais alors ce tome-là dédié à Daryl…
Qu’est-ce qu’il s’est passé ???
Ça n’avait juste AUCUN SENS.
Rien, ABSOLUMENT RIEN, n’avait de sens.
Ça commence avec un frère stupide qui se met la mafia à dos (??) en volant une voiture pleine de drogue (???). La protagoniste (dont j’ai oublié le nom tellement elle m’a agacée), qui apparemment adore son frère (en dépit de sa stupidité, donc), doit trouver une solution à tout prix puisque son imbécile de frère se retrouve immobilisé sur un lit d’hôpital suite à son larcin. L’enjeu est donc assez dramatique… Et pourtant l’écriture est celle d’une romcom toute en légèreté, alors que, je sais pas, essayer de sauver un proche de la mafia qui veut sa peau, c’est quand même moyennement marrant, non ???
Autant dire que côté immersion, c’est raté… Sans compter les invraisemblances et les facilités de l’intrigue : je n’ai toujours pas compris la scène de tournage de clip de rap (genre qu’est-ce que ça vient faire là-dedans ???) et je ne parle pas de la scène d’enlèvement ridicule à l’hôpital qui se finit en course-poursuite encore plus ridicule, ni de la course de voitures qui résout tout in extremis (on aurait dû commencer par ça sérieux, ça nous aurait épargner tout le reste).
Franchement, c’est pas parce qu’on lit de la romance, qu’on est prêtes à tout accepter et qu’on ne mérite pas un récit un tant soit peu solide wesh, merci de respecter UN MINIMUM notre intelligence.
Et les personnages, oh my god, ils sont juste irrécupérable, entre la protagoniste, apparemment aussi stupide que son frère, qui fait des choix absolument insensés (comme sécher le travail sans jamais prévenir personne et encore moins ses supérieurs, ou se rendre dans le repère de la mafia sola alors que y’a pas besoin d’être Einstein pour comprendre que c’est pas seulement une mauvaise idée, c’est carrément une idée suicidaire ???) et Daryl qui incarne l’archétype grotesque du mafieux beauf avec sa Lamborghini et sa villa bling bling pleine de rappeurs et de filles à moitié nues (??), et dont les crises de jalousie sont tout sauf sexy et s’apparentent davantage à des caprices d’enfant de dix ans (??)
Et l’alchimie entre eux est proche du néant, genre ils s’embrassent une première fois, puis deux, puis trois, sans que ça n’ait aucune incidence au point que j’en venais même à douter de l’existence de ces premiers baisers tellement les protagonistes n’en avaient rien à faire, alors que, je sais pas, c’est quand même censée être un moment méga important dans une romance ??? Et je ne parlerai pas de l’absence de consentement, parce que les baisers pris par surprise, c’est tellement plus sexy… NON.
L’autrice tente quand même çà et là de glisser des petites réf féministes (comme le manager qui manifeste le désir de mettre en place des congés menstruels) mais ça ne dupe personne : ce N’EST PAS un récit féministe quand on a une protagoniste incapable de prendre des initiatives qui aboutissent à autre chose qu’à des énormes bourdes que Daryl est obligé de rattraper derrière.
BREF, je mets rarement des notes aussi basses mais ce livre m’a juste énervée, j’aurais clairement dû l’abandonner plutôt que de m’infliger ça, mais je ne me doutais pas que le récit pourrait s’enliser à ce point au fil des pages…