Odile a disparu, laissant derrière elle son mari Ferment et leurs trois enfants. Privés de la présence maternelle, Béguin, Chiffon et la jeune Zizi Cabane doivent trouver un nouvel équilibre. Mais rien ne se passe comme prévu dans la maison. Une source apparaît dans le sous-sol, et veut absolument rejoindre le ruisseau du jardin. Un drôle de vent rôde. Et tandis que tante Jeanne essaie de ramener un peu de raison là dedans, Marcel Tremble, faux grand-père surgi de nulle part, accompagne avec tendresse la folie de ces êtres abandonnés. Que vont devenir les chagrins ? Sur quelles pentes vont-ils désormais rouler ?
Aïe aïe aïe. Dégringolade pour moi. J’ai complètement adoré le début. Comme un grand poème, une immersion dans l’ineffable, l’absolu, l’autre, les liens, l’absence … et puis patatras. J’ai dû mettre le livre en pause pour me concentrer sur un autre et lorsque j’ai repris Zizi Cabane, ça ne marchait plus plus moi. La magie n’operait plus, je n’étais plus immergée (🥲). La forme épistolaire/confession ne fonctionnait plus pour moi, je n’entendais plus les voix des personnages mais des artifices narratifs, une langue un peu trop sculptée, trop travaillée, les thèmes fusent, à la fois coup de poing et superficiels. Étouffée par trop de trop, dans tous les sens. La fin était néanmoins salutaire et je trouve qu’il y a m’avait beaucoup de choses bien dans le livre et un vrai talent de Berengere Cournut, notamment dans son écriture du paysage et du terrain (j’ai adoré le grand nord). Mais malheureusement je suis passée à côté de ce livre.
Un très beau livre sur le deuil en famille, et comment on se reconstruit après avoir perdu un parent. De belles métaphores qui filent le récit et en fait presque un poème.
J’ai bien aimé ce roman poétique malgré quelques réserves : des personnages féminins que je trouve un peu sacrifiés sur l’autel de l’hétérosexualité et une fin qui me laisse un peu sceptique. J’ai beaucoup aimé tous les silences qui hantent cette histoire, et les dessins. Et l’édition sublime.
Qu'est-ce que j'ai pu aimer ce roman poétique et onirique, qui raconte le deuil d'une famille tout en restant lumineux. Lu d'une traite, j'ai trouvé le rapport à ceux qui ne sont plus là et à la terre très très beau.
Une écriture d’une grande fraîcheur, portée par un ton libre et entier. Les choses sont dites avec pudeur, avec pureté, mais ponctuées de brusqueries soudaines. Très séduite par le style de Bérangère Cournut, (aux sonorités poétiques) je regrette cependant deux choses à la lecture de Zizi Cabane :
— le texte enfle sous une prodigieuse inondation narrative avec une grande régularité. Tout se tient dans une agréable alternance de points de vue, mais le ton reste le même d’une voix à une autre : du grand-père à la petite-fille de quatre ans, tous parlent une langue oscillante entre la candeur de l’enfance et des états d’âme très adultes. 0n s’attend presque à ce que le chat s’exprime aussi de la sorte. L’effet qui en résulte n’est pas sans intérêt, car il lie l’ensemble des personnages dans une identité collective, entremêlée ;
— peu avant la fin du livre, un évènement vient rompre la poche d’eau du récit si remarquablement tissée depuis le début. J’ai été larguée à ce moment-là. La rupture dans l’évolution de l’intrigue m’en a ôté le charme. Une fois la tension rompue, je n’ai plus retrouvé le courant de l’histoire. La fin s’est déroulée sans moi.
En refermant le livre, dans sa magnifique édition chez Le Tripode — la couverture, une fois déployée, nous laisse admirer une fresque d’Astrid Jourdain — j’en garde une expérience unique : c’est comme si l’autrice m’avait donné à rencontrer la dimension aquatique des mots. Cette forme est accentuée par le sujet du livre, puisque le thème de la disparition d’une femme (et d’une mère) est traité par métaphore avec l’eau. En cela, Zizi Cabane, tient lieu d’expérience inédite dans mon parcours de lectrice.
Je ne sais si j'ai aimé ce livre ou non. Il est si onirique, si particulier. Imbibé de tristesse et d'urgence de vivre. Doux et cruel comme l'enfance lumineuse qui s'efface et laisse la place à l'âge suivant. Je viens de le refermer. Je suis un peu perdue, un peu émue.
Un livre poétique et envoûtant qui aborde le thème difficile du deuil et de la perte d'un être cher.
Une nuit, Odile disparaît. Personne ne sait où elle est allée. Ferment se retrouve sans épouse, Béguin, Chiffon et Zizi sans mère. La vie se réinvente et un nouvel équilibre apparaît, entre rêves et expéditions, vie quotidienne et vie en société, cartographies et faux-espoirs. Comment grandir quand les souvenirs s'effacent ? Comment laisser s'envoler celle qu'on a aimée ?
De toutes parts, la maison familiale prend l'eau. Au sens propre: une source venue de nulle part inonde le sous-sol, fait suinter les murs et menace les fondations de la maison. Au sens figuré, la famille tente de survivre à ce deuil et garde, comme elle le peut, la tête hors de l'eau.
Année après année, la nature reprend ses droits et symbolise l'absence comme la présence, les petits signes que chacun voit autour de lui pour réinventer l'existence d'un être perdu: dans le chant d'une rivière, dans la luminosité d'un rayon de soleil, dans le frôlement d'un caillou.
Chaque personnage a sa part de folie, de poésie et tente de se reconstruire. Au milieu de tout ça, la voix d'Odile qui résonne, comme un chant, une mélodie, venue des tréfonds et pourtant du palpable.
Une ode à la vie malgré la mort, une métaphore douce et mélodique, une écriture chantante comme le ruisseau qui traverse une montagne.
Mais a-t-on vraiment tout compris ? Qu'y a-t-il vraiment à comprendre ? C'est la question qui me taraude en fermant ce petit roman poétique.
Béguin, Chiffon et Zizi cabane sont les tendres surnoms qu'Odile et son mari, surnommé lui aussi Ferment, ont donné à leurs enfants. C'est l'histoire de cette jolie famille un peu fantasque que le destin prive du jour au lendemain de maman. Odile a disparu et tandis que la perte écorche différemment chacun de ces êtres fragilisés, la maison familiale commence à se gorger d'eau. C'est l'esprit d'Odile qui revient d'abord sous forme aquatique puis comme un souffle de vent qui rappelle le vide qu'elle a laissé. Chacun tente de noyer son chagrin, le père en creusant la terre, en posant des canalisations pour recueillir sa femme-eau, mais tout en oubliant ses enfants, Béguin, en s'enrôlant dans la marine, Chiffon en cartographiant des paysages sur des bouts de tissus humides et Zizi en se perdant dans ses rêves liquides. C'est un conte, une touchante métaphore sur le deuil. Les envolées poétiques d'O, l'Odile de l'au-delà, sont bouleversantes. Comment composer avec l'absence? Magnifique histoire de fratrie, de résilience. J'ai adoré m'immerger dans l'univers mélancolique et mystérieux de l'auteure.
Les trajectoires de ces personnages face au deuil sont très joliment abordées, avec de très belles images. J'ai vraiment apprécié le début. Cependant, l'onirisme m'avait promis plus que cette fin, jai l'impression que tout tombe à plat et qu'on réutilise de mêmes ingrédients que De pierre et d'os par défaut. Surtout, elle vient finir de souligner le gros défaut de ce livre, son sexisme ambiant : des personnages féminins qui ne se définissent qu'en tant qu'adjuvantes d'hommes (bien trop hommes quant à eux), aucune mise en relief de pensées violentes et sordides (quoi de plus normal que de vouloir frapper une femme qui nous quitte ou d'explorer son corps sans elle ???), que des couples et hétérosexuels svp !, les femmes systématiquement avec des bien plus vieux y compris si elles sont mineures... Le roman semble rapidement s'essouffler et se perdre dans ses propres promesses, les étirant sans qu'on ne les comprenne plus. Édition et illustration magnifiques !
Incroyable comme tous les autres ouvrages de cette autrice. J’adore le rapport qu’a l’humain avec la nature, son environnement en général, la profondeur avec les liens familiaux etc. Ca parle de plein de sujets en poésie et j’ai trop aimé.
J’ai adoré ce livre, si poétique et rempli d’émotion, aux personnages touchants que je n’oublierai pas de sitôt, surtout la merveilleuse Zizi Cabane. Une des plus belles découvertes de l’année.
très douce et très touchante histoire où on suit une famille d'un père et de ses trois enfants qui doivent gérer la disparition de Odile, la maman.
grâce aux différents points de vues et aux ellipses, on voit la famille grandir et essayer de naviguer cette perte comme elle peut, tout ça avec beaucoup de poésie.
Odile, la mer(e) est toujours là en filigrane. on ressent toujours sa présence, son absence aussi. elle est partout et s'infiltre jusque dans la maison de la famille sous forme de petit cours d'eau. la métaphore apparaît et se developpe dans le livre du début à la fin d'une façon vraiment magnifique, sans trop en faire.
les personnages sont tous beaux à leur manière, ils ont une humanité qui saute aux yeux et qui fait chaud au cœur. c'est la beauté de leurs liens, l'amour qu'ils se portent qui me remuent tant
vraiment je recommande ce livre, on a pas envie de quitter les personnages
Voilà un roman à nul autre pareil. Fort déboussolée par le côté onirique, voir fantastique des premières pages, j'ai eu la riche idée de poursuivre ma lecture . Ma persévérance a été récompensée parce qu'il aurait été dommage de ne pas faire plus ample connaissance avec Ferment, Béguin, Chiffon et bien sur Zizi Cabane. Odile, leur mère, a disparu un matin. le temps a passé, l'eau s'est infiltrée dans la maison et chacun essaye de survivre comme il peut. Les trois enfants forment un trio soudé, Ferment le père essaye de ne pas se noyer dans le chagrin. La tonalité de ce roman m'a surprise, rêve ou réalité, mémoire ou transmission, espoir ou désespoir, envie de partir ou de rester? A chacun de faire le long chemin crée par l'absence, par le manque et de tracer sa route. Ce roman un brin déjanté, très élégamment écrit mérite le détour.
Une belle lecture, une écriture toujours soignée. Livre délicat plein d’émotion sur l’amour, la famille, les épreuves de la vie. La mère a disparu (on n’a aucun détail mais elle s’efface petit à petit pour son mari, ses fils et sa fille, comme pour nous), ses enfants et son mari apprennent à vivre sans elle, la maison est envahie d’eau… poétique, parfois un peu troublant mais c’est toujours fin. Passage à la fin sur ce qu’est une mère, très beau.
Ohlala mais incroyable ! Encore une fois, Bérengère Cournut écrit une masterclass ! C’est si poétique et puissant ! C’est un livre sur le deuil, sur l’absence, sur la puissance qu’a cette famille, la résilience… Comment on grandit avec un mère disparue. Qu’est ce que cette absence devient. Les personnages sont si bien construits, ils s’aiment et se construisent différemment autour de cette absence. C’est beau beau beau.
4.5 Une sorte de fourre-tout onirique avec une très jolie plume—j’ai ressenti quelques faiblesses dans le rythme qui m’ont ralentie dans ma lecture puis je me suis dit que c’était un peu comme suivre de l’eau (puisque c’est un peu le coeur de l’histoire) alors j’ai décidé que c’était du génie et qu’on ne pourrait pas me contredire (quelques petits trucs m’ont dérangée quand même mais très chouette)
Un livre étonnant, à la fois très simple et presque onirique. D'un côté, l'histoire d'une famille qui tente de se reconstruire, avec ses membres un peu sauvages, un peu fous, tellement solidaires. Mais aussi une double lecture à travers le regard décalé de cette mère qui n'est plus vraiment là, de ces aspects presque fantastiques. Surprenant, mais beau à lire...
L'histoire est vraiment lente. Il ne se passe pas grand chose. En revanche, j'ai été transportée par la forme et l'atmosphère de l'histoire. Les narrateurs qui s'alternent, les poèmes scriptés et tout le mystique autour des éléments.
J’ai été d’abord prise dans l’histoire : j’ai aimé l’ambiance de cette famille atypique et attachante. Ce qui ne m’a pas plus finalement c’est le ton un peu trop onirique, j’ai eu du mal à m’intéresser aux rêves et autres visions des enfants. J’ai trouvé que ça allait trop loin à mon goût
Très déçue. Je n'ai pas accroché au rythme des métaphores, qui traînent trop, jusqu'à la fin, sans une logique. Il y a pourtant des passages poétiques très jolis, et un bon début de roman, mais c'était très compliqué de tenir jusqu'au bout, tout devient vide et inintéressant.
Jai pas l’habitude de lire des romans aussi poétique \onirique et je dirais aussi géographique mais je me suis fait chopée un peu . J’aurais voulu que Zizi Cabane soit lesbienne + la relation frères sœur m’a bcp touché (j’ai pas mal pleuré vers la fin )
Ayant beaucoup aimé le précédent titre de Bérengère Cournut j'étais impatiente de découvrir ce nouveau tome lors de la rentrée littéraire 2022. L'illustration en couverture est vraiment réussie, et donne le ton à cette histoire.
Béguin, Chiffon et Zizi Cabane sont trois enfants qui vivent avec Ferment et Odile dans une maison au creux d'une vallée. Un jour, Odile disparait. Et apparait alors une source dans les fondations de la maison. Au fur et à mesure que les enfants grandissent, la source prend de l'ampleur, les forçant même à déménager. Mais Odile ne revient pas. Et chaque enfant tente de se construire sans la présence de sa mère.
Je n'ai pas été emportée par ce roman, alors que par points de détails, je l'ai aimé : j'ai aimé la poésie présente dans les textes, j'ai aimé les points de vus différents, l'opinion de chaque enfant, j'ai aimé les voir grandir, j'ai aimé l'onirisme et le grain de folie présent dans leur monde, mais je n'ai pas réussi à aimer la globalité du récit. J'ai peiné pour terminer ma lecture, et c'est bien dommage !
J’ai un peu retrouvé la manière d’écrire la perte, le chagrin et la famille que chez Max Porter, j’aime beaucoup. C’est doux, c’est gris, avec un grain de mélancolie.