[Prix des lecteurs de l'Armitière - Lecture 2/7]
Un livre poétique et envoûtant qui aborde le thème difficile du deuil et de la perte d'un être cher.
Une nuit, Odile disparaît. Personne ne sait où elle est allée. Ferment se retrouve sans épouse, Béguin, Chiffon et Zizi sans mère. La vie se réinvente et un nouvel équilibre apparaît, entre rêves et expéditions, vie quotidienne et vie en société, cartographies et faux-espoirs. Comment grandir quand les souvenirs s'effacent ? Comment laisser s'envoler celle qu'on a aimée ?
De toutes parts, la maison familiale prend l'eau. Au sens propre: une source venue de nulle part inonde le sous-sol, fait suinter les murs et menace les fondations de la maison. Au sens figuré, la famille tente de survivre à ce deuil et garde, comme elle le peut, la tête hors de l'eau.
Année après année, la nature reprend ses droits et symbolise l'absence comme la présence, les petits signes que chacun voit autour de lui pour réinventer l'existence d'un être perdu: dans le chant d'une rivière, dans la luminosité d'un rayon de soleil, dans le frôlement d'un caillou.
Chaque personnage a sa part de folie, de poésie et tente de se reconstruire. Au milieu de tout ça, la voix d'Odile qui résonne, comme un chant, une mélodie, venue des tréfonds et pourtant du palpable.
Une ode à la vie malgré la mort, une métaphore douce et mélodique, une écriture chantante comme le ruisseau qui traverse une montagne.
Mais a-t-on vraiment tout compris ? Qu'y a-t-il vraiment à comprendre ? C'est la question qui me taraude en fermant ce petit roman poétique.