Le narrateur rêvait d'être un aventurier. Pour tenter d'y parvenir, il plonge dans les entrailles de la France, entre Haute-Loire et Gard. Au creux de ces terres se niche le chemin de Stevenson, si proche mais parfumé d'imaginaire, portant en lui l'idée d'un monde différent où gambadent librement les rêves. Il y convoque les forces tutélaires : Brassens, Bashung, Manset, Thoreau, Corto Maltese, Baudelaire, Sépulvéda, Emerson et tant d'autres qui semblent attachés au paysage lui-même. Mais sous le choc régulier des pas sur la croûte terrestre s'ouvrent les plaies anciennes, enfouies sous des tonnes d'amnésie. Un frère parmi les ombres. La paix est à ce prix. De ce parcours initiatique naîtront des moments de partage et de galère, de tenace mélancolie et d'exaltation. Hymne à la nature et à la rencontre, à la musique, à la poésie, à la puissance du silence. Cette escapade sur le chemin de Stevenson n'est qu'un prétexte, le préambule d’une longue chevauchée après le temps perdu.
Merci à Didier Guillot, qui m'a gentiment proposé de l'accompagner dans sa marche, dans "J'ai appris à rêver" (sur les pas de Stevenson), publié aux éditions La Trace. Et je l'ai accompagné, suivi parfois, à petits pas, avec beaucoup de curiosité et de plaisir. Beaucoup de poésie, une bonne dose d'humour et quelques coups de gueule jalonnent ce récit, cette quête, ce parcours initiatique et cette ode au frère disparu. L'auteur fait preuve d'une grande pudeur mais sa plume est puissante, colorée, impertinente parfois, mais toujours authentique. Pas de chichis ni de blabla, Didier Guillot va droit au but. Et ça fait un bien fou! Alors laissez-vous tenter et prenez la route, un petit bout de chemin, avec lui, vous ne le regretterez pas!
Un court voyage sur les pas de Stevenson écrit avec une plume poétique qui nous fait parcourir ce chemin déjà connu de tous. Cette fois, pas d'âne mais des rencontres qui nourrissent des réflexions. j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.