Une quête de l'ordinaire passée par l'intime.
Et quoi de plus intime que le moment de donner une vie, n'est-ce pas un événement des plus ordinaires qui, pourtant, semble tenir de l'extra(ordinaire) ? Et celui, également, de la perte, celle de son père gravement malade.
Dans un récit personnel, l'autrice nous embarque dans une élégante réflexion philosophique sur l'ordinaire. Au-travers de sa quête, elle interroge également la philosophie, son histoire, son hégémonie masculine, et la façon de la penser.
L'ordinaire peut être mis en exergue par tout un tas d'éléments constitutifs d'une vie - d'éléments autant intimes qu'extérieurs. C'est à la fois un conglomérat de choix et d'actions que d'involontaire et d'aléatoire. Quelque chose qui est aussi intangible que palpable, indéfinissable et évident, réconfortant et illusoire ; hypocrite et inévitable. Mais dont l'observation pousse à revenir à soi - soi, d'esprit autant que de corps.
Probablement un texte que j'apprécierai relire plus tard, pour y avoir un regard autre que celui de la découverte.