tous les dommages doivent être évités toutes les pertes sont totales les pompiers n’ont jamais eu de cœur à l’ouvrage le monde est pyromane tassez-vous du chemin y a juste moi qui peux empêcher la mort et je n’y arrive jamais vraiment avec mes deux mains pleines de poignets cassés
Que ceux qui m’aiment me sauvent est une mise à nu lyrique et crue des physiques de la colère et de l’effondrement mental. Tu vas trouver ça bizarre, mais j’avais envie de me rappeler les secousses de ma lente noyade. C’est pas pour faire pitié : nos naufrages sont sûrement différents, mais je sais que la peur, avaler la tasse, entraîner des lifeguards dans la tourmente, ça t’arrive aussi. Entre des chevaux, des chiens, deux autruches, un vampire, des morts pis une couple de chansons d’amour, j’ai découvert que la noyade n’est parfois qu’une plongée nécessaire vers soi. Ouin, je suis rendu là.
J'ai hâte de le relire quand je ne serai pas entre deux métros et trois pintes, mais la sensibilité de Dostie ici est vraiment à fleur de peau, presque à rebrousse poils
Quand une rupture écorche. Que les idées noires flirtent un peu trop. Avec des souvenirs à oublier. Et que des vers référencent à des films ou des chansons.
Would recommend.
"Asteure je fais des rêves cagoulés que vous barrez vos portes que vous croffrez-fort votre bonheur."
J'espère que tout ceci est de la fiction et que l'auteur Alexandre Dostie va bien, mentalement et physiquement. Au cas où: je t'envoie beaucoup d'ondes positives, toujours eu de l'admiration et du respect.
<< moi, je me sens pris Voyageur interdimensionnel sur le flat Faim, froid, besoin d'espoir Un genre de Richard Desjardins Pogné dans une Cage aux Sports>>
Malgré quelques inclusions anglaises qui peuvent être dérangeantes, j’ai trouvé ce recueil très beau dans l’ensemble. Certains textes m’ont particulièrement plu.
Ce que j’essayais de dire Quand je te criais après C’est pas sauve-toé C’est sauve-moé
J’ai adoré. La première page a tout de suite donné le ton et la suite n’a pas été décevante. On suit bien l’histoire bien que ce soit de la poésie. Les mots sont justes et surprenants, le rythme est bon et les images sont poignantes. C’est le genre de recueil que tu te dis « j’aurais aimé avoir écrit ça ». Un livre réconfortant dans sa tristesse. Petit bijou.