Sur un coup de tête, Maureen Wingrove décide de s'éloigner du monde et des réseaux sociaux pour tenter de se retrouver. Direction la Bretagne, pour une semaine de retraite dans une abbaye battue par les embruns. Une semaine dense, intense. Une semaine assaillie par des vagues de souvenirs, par des émotions, par des portraits de femmes, par des rencontres insolites et inoubliables. Une semaine face à elle-même, en quête de sérénité. Ressac est le journal de cette parenthèse.
Maureen Wingrove, alias Diglee, est une illustratrice, autrice de bande dessinée et romancière française. Elle a étudié le dessin à l'école Émile-Cohl à Lyon et en est diplômée en 2009. Elle est également passionnée de poésie et de littérature.
Lors de ses études, Maureen Windgrove débute un blog BD, sous le pseudonyme Diglee. Elle y publie d'abord des travaux réalisés à Émile Cohl, des croquis et aussi des BD, inspirées pour la plupart par son quotidien. Ce sont ces dernières qui la poussent à continuer dans cette voie.
En 2010, à 22 ans, elle publie sa toute première BD À Renaud, qu’elle signe de son vrai nom. En 2011, elle publie Love Friendship & autres complications, une BD humoristique pour adolescent.e.s. La même année, une adaptation de son blog paraît chez Marabout , Autobiographie d’une fille Gaga. suivie de la suite, Confessions d’une Glitter Addict, en 2012. En 2013 sort Forever Bitch, sa première BD de fiction, chez Delcourt : une chronique douce-amère de la vie affective et sexuelle de trois jeunes femmes de 27 ans.
En 2017, Diglee écrit sa première série de romans pour adolescents. Cette même année, elle rencontre Ovidie au festival d’Angoulême, dont elle admire le travail et l’engagement politique. Deux ans plus tard, en 2017, elle publient ensemble Libre! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels chez Delcourt, un essai illustré féministe qui est aujourd’hui adapté en mini série sur Arte. En 2020, elles publient un deuxième ouvrage ensemble, Baiser après me too, chez Marabout, qui aborde la sexualité hétérosexuelle et ses nombreuses injonctions sexistes, dans le climat post Me Too.
En 2021, elle publie Ressac, un récit intime, son premier ouvrage de littérature générale, ainsi qu'une anthologie très personnelle intitulée Je serai le feu, réunissant cinquante poétesses qui ont chacune marqué leur époque.
Il y a tant de tendresse dans ce récit, j’avais le sentiment d’être enveloppée dans un cocon. Tendresse pour Christian, pour la mer, pour les femmes croisées en cours de route, pour le far breton, pour soi-même et pour les mots... Ressac regorge d’images évocatrices, de sensations finement décrites, et d’interrogations à la fois intimes et millénaires. Entre ces pages, j’ai eu tour à tour envie de poser mon téléphone loin de moi, de retourner voir la Bretagne et ses vagues qui s’écrasent sur les rochers, de serrer contre moi les personnes qui comptent, et de profiter de la solitude et du silence pour me nourrir. Évidemment, ma sensibilité d’écrivaine qui puise beaucoup dans le quotidien et les alentours a été particulièrement touchée par ce récit d’une échappée, d’un recentrage. Mais c’est aussi – et surtout – l’histoire d’une femme qui prend rendez-vous avec elle-même, un rendez-vous amoureux presque, et nous livre ses (re)découvertes. Et ça, je pense que ça peut parler à toutes.
J’ai lu la majorité de Ressac seule dans un train qui m’emmenait vers une nouvelle expérience. Je l’ai terminé sur le canapé de l’amie qui m’accueille avant que j’aille me perdre là où je ne suis jamais allée. Ce n’était pas fait exprès, et c’était parfait.
Sublime. Je me suis forcée à le lire lentement pour savourer, mais je sais déjà que je vais le relire. J’ai gardé mon petit crayon rose à la main tout au long de ma lecture pour noter mes passages préférés et mon livre est tout zébré maintenant. C’était très, très beau, et doux, et tendre, et triste, et je vais réserver ma chambre en abbaye demain voilà.
Ah ce que j'ai aimé être accompagnée des mots, des impressions de Maureen durant deux petits jours, durant ma pause lecture des transports... D'ailleurs Ressac m'a beaucoup transportée - dans l'intimité des pensées de l'autrice et évidemment aussi en Bretagne chérie, où les images décrites sont évocatrices et douces.
C'est tendre, plein de nostalgie et de mélancolie aussi, mais de force et de solitude (choisie). Je pense que je vais m'offrir le livre un de ces jours et le relire, forcément.
C'est un livre de non-fiction plein d'histoire(s) et de poésie - j'ai adoré. À lire !
Il y a de beaux moments dans ce livre, des phrases jolies, des choses vraies et qui m’ont touchées. Mais, par moment, j’ai trouvé ça un peu ampoulé, comme si les mots avaient été choisis avec la tête et non avec le cœur et l’émotion de l’auteur.
Se livrer de la façon qui fait que les mots peuvent vivre et vibrer avec l’amplitude, la légèreté, la puissance sur le papier et dans l’âme, des vagues sur l’eau. Un récit elemental, organique lu dans un bouillonnement, l’angle de l’œil mouillé. Il m’a habité et va continuer de le faire tant il y a de miroirs et d’échos.
« Je n’ai besoin de rien, l’électrique souvenir active chaque soir un fluide brûlant qui frémit et s’écoule à la moindre sollicitation, flamme blanche et souple débordant de miel » ce livre m’a énormément parlé et m’a fait l’effet d’un miroir. Bijou d’écriture contemporaine, parenthèse introspective, ce livre a été pour moi un moment suspendu.
En voyant défiler les critiques de ce livre, j’ai eu l’impression qu’il avait atteint tout le monde au bon moment. Et apparemment, je ne suis pas passée à côté de cet effet salvateur. L'ayant lu en étant peu en paix avec moi-même, avec mes émotions, et en proie à de grands sentiments de culpabilité, j’y ai puisé de l’apaisement, la force de prendre du recul et la volonté de me reconnecter avec mon moi intérieur. La prose de Diglee est d’une poésie folle, d’une élégance incroyable. Tout est symbole, ésotérisme, coïncidences qui n’en sont pas, lien au passé, au présent, au futur. Tout appelle à la contemplation, au silence, à la démolition pour mieux reconstruire. On a envie de chercher à porter le même regard qu’elle sur nos ancêtres, nos failles et d’où elles viennent, sur l’héritage familial et ce qui se transmet de mère en fille. Elle parle aussi beaucoup de son rapport à la littérature, aux autrices qu’elle a rencontrées et qui ont jalonné son parcours. J’ai eu l’impression de lire le journal intime d’une amie, il y a un sentiment de sororité très fort à la lecture. C’est très émouvant, impossible à qualifier, je pense n’avoir jamais rien lu de tel. Je l’ai lu d’une traite : moment d’immersion totale, Diglee nous offre avec ce livre un fragment de la retraite qu’elle a vécue.
Texte sublime qui invite à l'introspection, à la douceur et au songe. Diglee nous parle de blessures, d'épreuves et surtout, de rencontres. Notamment celle avec soi, que l'on délaisse si souvent. Narrant une retraite faite au printemps 2019, on parcourt les jours et les pensées qui l'accompagne, un vrai délice.
Récit lu en partie au son du ressac, sur une plage ensoleillée de la Mer du Nord. Des mots qui résonnent avec l'état d'esprit du moment, lecture puissante.
"Évidemment, les vivants, tant qu'ils sont vivants, ne semblent rien avoir de précieux. Une voix que l'on entend chaque jour n'a que peu de valeur sur le marché du souvenir. Mais on oublie bien vite qu'ils peuvent disparaître à tout instant. Qu'il faut prévoir, se tenir prêt à affronter la mort et ses ravissements. C'est un leurre, on n'y parvient jamais, ce n'est jamais assez."
Maureen se réfugie quelques jours dans une abbaye de religieuses, sur la côte bretonne. A un noeud de sa vie, elle a ressenti le besoin de créer une solitude revendiquée, de se confronter aux éléments et aux mouvements de son coeur. J'ai beaucoup aimé ce récit sincère, qui comme le ressac, opère en aller retour brutal, par épiphanies. A 33 ans, beaucoup de détails dans l'histoire de Maureen retentissent en moi : la nostalgie d'une enfance dorée, la direction à prendre dans une vie jalonnée de convenances et d'injonctions, la place de la sororité et de la littérature dans son quotidien, le désespoir qui parfois l'étreint... Un joli premier roman, et j'espère qu'il y en aura d'autres, pour explorer un peu plus sa sensibilité !
Aussitôt acheté aussitôt lu, c'est assez rare pour être mentionné 😅 malheureusement je n'ai pas accroché au style, je pense que l'autofiction n'est pas vraiment pour moi. Je suis un peu hermétique à tout ce qui est astrologie, tarot, coïncidences etc sans y être fermé mais du coup l'importance donnée à tout ça ne m'a touché, même si d'autres moments comme ceux partagés avec d'autres femmes étaient beaux
Je ne m’attendais pas à ça. Je n’ai pas pu me détacher du livre, comme prise d’une soif des mots qu’il contient. Les larmes sèchent sur mes joues. C’est si beau et gracieux, profond et pudique à la fois. Une chose est sûre, je vais offrir ce livre autour de moi.
Bon ben j’en parle depuis des années et Diglee l’a fait. Ça me conforte dans mon désir ardent de calme et de sororité. Je le ferai un jour aussi, et j’ai bien entendu, au moins une semaine.
J'ai dévore chaque page, chaque parole J'ai la sensation de m'être imprégnée de son histoire et de ses réflexions Je l'ai lu dans le train en une bouchée !
Je l'ai lu en une soirée, et c'était comme une parenthèse dans ma vie, une mini évasion depuis la chaleur de mon canapé.
Je m'attendais à être bien plus conquise par l'écriture, j'imaginais quelque chose de beaucoup plus poétique. C'était beau, mais pas transcendant. C'était surtout une écriture d'une beauté simple, faite de petits riens comme le récit qu'elle porte. Deux mots qui sonnent bien entre eux, une jolie image au détour d'une page. Une écriture qui n'a rien d'impressionnant, mais qui est douce et intime, qui enveloppe chaleureusement. Finalement, c'était peut-être la meilleure chose possible, même si ça m'a un peu déstabilisée.
Mais malgré ce doute, la magie a complètement opéré sur moi, je me suis laissée emporter dès les premiers mots. J'ai accepté sans hésiter de suivre l'autrice dans sa retraite, entre introspection et spiritualité, et je me suis imaginée vivre la même chose, être là avec elle dans cette abbaye au bord de la mer bretonne. C'est un récit qui fait beaucoup de bien, qui m'a fait beaucoup de bien en tout cas. Ce n'est pas joyeux, mais c'est à la fois mélancolique et plein d'espoir. Il y a dedans tous les inattendus qui font la vie, des plus difficiles aux plus poétiques, d'un deuil évité de peu à une rencontre qui tombe au bon moment.
Pour moi, c'est la rencontre avec ce livre qui est tombée au bon moment. C'est la lecture idéale pour s'offrir un moment de calme, de repos loin du tumulte quotidien.
Contente de voir le chemin qu'a parcouru Diglee depuis ses débuts en mode haul de fast-fashion pas très réfléchis. Je n'ai pas particulièrement apprécié le style mais, s'il y a de vraies maladresses, il y a aussi du travail et une réelle recherche stylistique, certes parfois ampoulée ou mal tournée. Il manque donc un travail de la part de la maison d'édition qui aurait permis à l'autrice de reformuler certaines idées ou de renoncer à des formules qui ne servent pas le propos. Je suis hermétique à l'ésotérisme et le genre d'association d'idées psychanalysantes qui ont l'air de faire vibrer Diglee. Toutefois, c'est intéressant à lire comme témoin de ce mysticisme 2010s &20s (les signes astrologiques, le tarot, les fantômes, les présences évanescentes, les morts qui communiquent peut-être, les références répétées aux règles comme offrant une clé de compréhension sur l'intériorité du personnage, le côté naturalisant de certaines refs à la féminité).
Ce récit est bouleversant. Je le referme le cœur plein. Et avec l’envie d’aller passer une semaine dans une abbaye en Bretagne aussi.
Diglee nous livre ici un récit d’une poésie et d’un intime que j’ai rarement lu dans ma vie. J’ai pris le parti de le lire non pas d’une traite (et j’aurai pu) mais par petits bouts, pour le grignoter, le savourer. Et quel bonheur. C’est fort, c’est beau, c’est triste. C’est un récit très introspectif mais qui ne peut que nous renvoyer à nos propres existences. L’écriture de son autrice m’a transporté. Elle nous livre une partie d’elle même et en le refermant j’ai eu l’impression de dire au revoir à une amie. Alors merci Diglee. C’est un livre que je vais offrir, lire et relire c’est indéniable.
Je viens de refermer ce livre avec des sanglots dans la gorge, ce qui m’étonne un peu car je ne pensais pas être conquise de prime abord. Je connais et apprécie le travail de Diglee depuis des années, et avais vraiment hâte de lire Ressac. Une amie devait me le prêter mais ça ne s’est jamais fait pour aucune raison particulière si ce n’est des oublis de ma part. C’est finalement ma sœur qui me l’a ramené il y a quelques mois.
Tout au début, je me suis dit que je n’arrivais pas à comprendre les réflexions de l’autrice. Trop sentimentale, trop à fond dans l’ésotérisme, trop à voir des signes partout. Et puis finalement j’ai réalisé que j’étais surtout devenue très, très cynique ces derniers temps. En fait, je crois que le fait que je me sois sentie obligée à supprimer cette sensibilité a provoqué cette déconnexion avec le livre au début, comme une forme de jalousie peut être. Aaaah oui, cet ouvrage encourage beaucoup l’introspection !
Au bout d’un tiers, j’étais happée. J’ai adoré l’écriture de Diglee, ses descriptions des femmes rencontrées pendant sa retraite ou dans sa vie, et très vite, j’ai commencé à tourner les pages avec avidité. Je me suis dit que j’aimerais être plus comme elle, ou qu’en tout cas, ce serait sûrement une expérience transcendante que de parcourir un cimetière avec elle tout en l’écoutant en raconter les histoires et les mystères.
De plus, j’ai lu ce livre en Bretagne, par une journée grise, un peu comme dans le récit. Ce serait bien d’ailleurs que ce livre reste dans la bibliothèque de cette maison bretonne, il y a tellement sa place.
Bref, ce récit ne s’étale « que » sur 5 jours théoriquement, mais en réalité il emmène dans un voyage intérieur sur plusieurs années, et je pense qu’il restera avec moi encore longtemps.
Je m'appelle Maureen, et je viens de Bretagne : ce livre semblait m'appeler ! Malheureusement, malgré une très belle plume, je n'ai pas accroché au récit de Diglee. Je l'ai trouvé trop personnel, trop intime. C'est le journal d'une personne en quête de soi, et c'est difficile pour moi d'y voir autre chose qu'un outil de thérapie.
« Je ressens physiquement ce que peut être la sororité - terme à la mode et tant mieux -, cette forme de complicité immédiate entre deux femmes inconnues, parce qu'elles sont femmes. Parce qu'une histoire secrète et commune les relie. »
Un coup de coeur monumentale ! Le premier vrai coup de coeur de 2021 ! Je me suis beaucoup retrouvée dans son écrit, ses penséés, dans cette envie de solitude. Elle aborde tout les sujets de manière subtile et poétique. J'aime ses points de vue sur la vie, ses réflexions, ses rencontres. Son avis sur les réseaux et l'impact qu'ils ont dans nos vies. C'est le genre de livre que je relirai encore et encore !
Privée de sommeil j’ai décidée de m’abandonner à la lecture. Par hasard j’ai emprunté ce livre à la bibliothèque, par hasard car je ne pensais pas tomber dessus. Il était noté sur une liste de livre à lire et j’attendais de « tomber dessus », justement.
Je l’ai dévorée d’une traite. Émue, bouleversée et touchée. Un moment de lecture magnifique, pudique, intime et doux. De la poésie, de la tristesse. Un mélange d’émotions incroyable.
Un sujet principal à sonné fort en moi — je crois que j’avais juste besoin de ce livre là.
J’ai adoré cette lecture si douce et si profonde ! J’aimerais avoir le courage de vivre une telle expérience. Elle m’a donné envie d’approfondir ma solitude et de prendre soin de moi. Que du positif ! Et quelle jolie pochette avec un dessin plein de sens :)
Abandon. Ce livre est tout ce que je déteste dans la littérature d'aujourd'hui. Je n'ai rien contre l'autrice, au contraire, j'ai adoré nombre de ses BD à une certaine époque.
En revanche, ici c'est une avalanche sirupeuse de jeune femme moderne donc ultra connectée ayant besoin de se "reconnecter" à elle-même dans une abbaye. Cliché, ennuyeux, nombriliste et surfant sur la vague du féminisme/sororité. Je n'en peux plus de ces conseils faussement bienveillants, ces réflexions élimées et surtout, cette génération ayant besoin de trouver des réponses dans des boîtes de cornflakes. Lassant...