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Le sang ne suffit pas

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1748. Dans les montagnes enneigées de l’Ouest de la Virginie, un voyageur affamé arrive près d’une cabane isolée. Reathel erre depuis des mois, flanqué d’un dogue féroce. Mais l’entrée lui est refusée par un colon hostile qu’il n’hésite pas à tuer. Il découvre alors à l’intérieur une jeune femme, Della, sur le point d’accoucher. L’enfant naît dans cette solitude glaciale. Pourtant, le froid, la faim et l’ourse qui rôde dans les parages ne sont pas les seuls dangers pour la mère et le nouveau-né. Car ce dernier a été promis à la tribu Shawnee : c’est le prix à payer pour que Blacktooth, leur chef, laisse les Blancs du village environnant en paix. Alors que les Shawnees se font de plus en plus impatients, le village envoie deux frères à la poursuite de Della, désormais prête à tout pour sauver son bébé.

Un roman d’aventures féroce, où la certitude de la mort procure une force libératoire mais impitoyable, qui guidera une nation tout entière.

320 pages, Pocket Book

First published May 28, 2020

4 people are currently reading
58 people want to read

About the author

Alex Taylor

4 books12 followers
Librarian Note: There is more than one author in the GoodReads database with this name.

This is Alex^^^^^^^^^Taylor, where ^=space. (9 spaces)

Alex Taylor lives in Rosine, Kentucky. He has worked as a day laborer on tobacco farms, as a car detailer at a used automotive lot, as a sorghum peddler, at various fast food chains, as a tender of suburban lawns, and at a cigarette lighter factory. He holds an MFA from The University of Mississippi and now teaches at Western Kentucky University. His work has appeared in Carolina Quarterly, American Short Fiction, The Greensboro Review and elsewhere.

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1 (1%)
Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for Viktorian Flint.
73 reviews11 followers
May 23, 2024
Mi sono dovuta prendere un attimo per lasciare questo romanzo.
C'è tanto da elaborare e tanto da amare. La trama non ti trasporta tanto per l'evoluzione dei personaggi, ma per la storia in cui ti immergi.
È uno stile estremamente dettagliato, nel bene e nel male. Può sembrare crudo (e lo è) o disgustoso (di nuovo, lo è) e minuzioso (indovinate?) ma tutto è volto a costruire solide basi per un qualcosa che può solo riempire. Pochi sono i protagonisti che affrontano un cambiamento significativo, ma mai per loro scelta.
Come l'autore ti dice verso alla fine, l'inferno è come la realtà ed ognuno di loro affronta un girone tutto personale.
Tensione e colpi di scena si snodano al momento giusto per far sì che l'intreccio non perda mai di attenzione.
Aleggia la magia anche durante la guerra e la sopravvivenza parla anche davanti all'urpatore, tuttavia poca gloria si trova di fronte alla Storia ma nonostante tutto c'è chi vive e chi resta e chi va avanti.
Forse non è il fine ultimo di questa storia, perché sa essere spietata quando può ma anche assolutamente reale.
Profile Image for Electra.
636 reviews53 followers
December 18, 2020
Je ne pensais pas mettre autant de temps pour lire un roman. Mais la vague de chaleur a eu raison de moi ! Décidément impossible de lire quand il fait trop chaud. Je n’ai pas encore d’avis définitif sur le roman. Je me laisse deux jours pour y réfléchir !
ENG I can’t read during a heatwave and unfortunately it happened during the time I was planning to read this book. It took me almost a whole week to finish it. I will let my opinion simmer before writing my review
Profile Image for L'atelier de Litote.
651 reviews42 followers
June 13, 2020
Après un premier chapitre fait pour vous mettre tout de suite dans l’ambiance, on plonge comme en apnée dans ce western noir et sauvage. Nous sommes en 1748, en Virginie dans les montagnes où les blancs envahissent, le mot est faible, le territoire des Shawnees qui se battent farouchement pour conserver leur terre. Ça, c’est pour la grande histoire, celle de l’Amérique. Pour ce qui est de la petite histoire nous allons suivre le parcours de Reathel qui accompagné de son chien va jouer un rôle important dans la survie de Della. L’enfant à naître de Della a été promis au grand chef shawnee Balck Tooth en échange de la paix sur le village des collons. Della s’est enfuit pour pouvoir garder son enfant alors que les frères Autry, Elijah et Bertram, missionnés par le Docteur Crabtree se lancent à sa poursuite. Ils croiseront le chemin du français Simon Cheese pour le meilleur et pour le pire enfin surtout le pire. Un style rude qui fait échos aux difficultés climatiques, le froid est pourvoyeur de mort assurée alors que partout la violence règne, dans le sang et les tripes si ce n’est pas le froid qui te prends, ce sera l’ourse ou les loups, tout n’est qu’hostilité et mort. Rien ne sous sera épargné, dépecer, scalper, accoucher, tout se fera dans les vapeurs chaudes du sang versé. L’auteur parvient à nous faire haïr cette nature grandiose tant on se rend contre qu’elle est profondément hostile à l’homme. Il y a une sorte de désaveux du comportement humain lorsqu’il est soumis à la faim, à l’ambition, c’est puissant et l’effet sur le lecteur est impactant. En à peine 300 pages, l’auteur nous livre un Natural Writing féroce, où la peur de mourir devient le moteur dévoyé de la survie. Bonne lecture.
http://latelierdelitote.canalblog.com...
126 reviews2 followers
October 22, 2025
Un western sombre et âpre, apocalyptique qui raconte la violence qui se déploie dans un fort americain abandonné à lui-même au cœur de montagnes hostiles menacé par les indiens shawnees un hiver de 1748. Les hommes se transforment en bêtes sauvages. Beaucoup de sang, de déjections, de blessures, de saleté. Les deux héros, un veuf et une prostituée indienne sont mutiques car meurtris par les souffrances endurées. Ami ou amie fleur bleu, passe encore ton chemin.
Profile Image for Bruno Menetrier.
299 reviews4 followers
December 13, 2025
Le trop rare Alex Taylor nous revient avec un nouveau roman, un western noir et sauvage. Une immersion glacée dans un univers de viande fumante et de chair pourrie où revient sans cesse l'obsédante question de la « servitude de la chair ». Âmes sensibles, s'abstenir. Amoureux des mots, plongez !

Il y a presque dix ans qu'on avait croisé Alex Taylor dans Le Verger de marbre : c'était un premier roman étonnant, un roman noir gothique à la prose riche et soignée.
Le revoici avec une autre histoire qui s'annonce tout aussi prenante, une sorte de western noir, sauvage et glacé : Le sang ne suffit pas qui a été réédité en poche en 2022.
La traduction (quel travail !) de l'américain est signée par Anatole Pons-Reumaux.

L'hiver 1748, entre Kentucky et Virginie.
Il y a là Reathel qui pleure sa femme Ruth et son fils Hatchel, emportés par un accès de diphtérie.
Les deux frères Autry, Bertram et Elijah, dont l'un est opiomane et l'autre n'a plus qu'un oeil : « Son œil gauche était un faux, sculpté à partir d’une dent de baleine, et il ballotait dans son orbite. »
Un allemand Marl Vandemeer, parti avec une métisse indienne, Della, enceinte jusqu'aux yeux.
Simon Cheese, un français, assez étrange, peut-être même dérangé, qui vit seul dans une grotte et qui, « patriote fluctuant », traficote avec tout le monde, anglais, trappeurs, français, Indiens, ...
Et bien sûr quelques féroces Indiens Shawnees derrière leur chef Black Tooth.
Attention lecteurs, « il se trame sur ces terres des choses dont vous n’avez pas idée » et tous les personnages ne resteront pas jusqu'au mot "fin".

Immersif. Voilà bien un mot trop à la mode, galvaudé et usé jusqu'à la corde. C'est pourtant bien un voyage immersif que nous propose l'américain Alex Taylor.
Voyage dans le temps puisque nous voici en 1748 et voyage dans l'espace puisqu'il nous emmène à la conquête de l'ouest.
Pendant ce rude hiver 1748, l'Europe sort à peine du Moyen-Âge et l'on n'ose imaginer les conditions de vie, ou plutôt de survie, de ces colons blancs envoyés sur un continent inconnu à l'assaut d'une nature sauvage.
Des colons qui n'ont pas appris à vivre avec et qui ne l'ont pas encore domestiquée : « le village était au bord du gouffre de la famine ». Et quand on a faim ...

Un voyage immersif car l'auteur n'y va pas avec le dos de la main morte pour nous plonger dans un univers de viande fumante et de chair pourrie. Un monde puant. Où l'on vomit, on saigne, on pète, on chique et on crache, on empeste, et même on y perd les eaux.
Telle est « la servitude de la chair ».
Un livre où le lecteur affolé pourra sentir sur son cou le souffle pestilentiel de la vieille ourse qui pue la charogne ...
« Crabtree avait beau avoir placé une pomme de senteur remplie de girofle et de sassafras au bord de son bureau, il percevait quand même les relents de la cape en peau de moufette de Bertram et de l’orifice pestilentiel de sa bouche, dont émanait une telle puanteur qu’on eût cru que l’homme venait de prodiguer une heure de fellation à un étron. Sans le froid hivernal, l’odeur aurait immanquablement attiré un essaim de mouches à viande. »

Alors oui ça secoue. Certains vont trouver cela choquant, exagéré, too much, ...
D'autres apprécieront de se faire bousculer un peu et de réaliser qu'un artiste de la langue peut manier un texte de papier jusqu'à provoquer chez le lecteur des sensations qui transcendent largement la simple lecture d'un support écrit.
Avec le froid, la neige, la faim, la chair et les odeurs, la maladie et les blessures, la richesse du vocabulaire fait de ce livre un véritable voyage au pays des mots : la prose très viscérale d'Alex Taylor peut rappeler celle de Benjamin Myers (Le prêtre et le braconnier) ou celle de Bénédicte Dupré la Tour (Terres promises).
Avec ce texte exalté, organique, Alex Taylor emporte son lecteur dans une avalanche puissante.

Au fil des chapitres, l'obsédante « servitude de la chair » se pose comme une question presque mystique ou philosophique.
Sinon pour le lecteur, au moins pour les personnages :
« J’ai toujours su que l’Enfer existait, dit Bertram.
[...] L’aumônier plissa les yeux dans la fumée de la pipe.
— L’Enfer et la vie ne sont pas si différents. »

Alors le sang ne suffit donc pas ?
« — Ce n’est que du sang. Vous en avez dû en voir en quantité, dans ce pays ?
Reathel regarda le bandage du Français s’assombrir.
— J’en ai vu un peu, admit-il.
Le Français lissa son pantalon comme s’il était en train de se pomponner.
— N’est-ce pas chose étrange ? Il y a du sang en quantité, et pourtant les hommes le convoitent comme de l’or. Que doit-on en penser ? Qu’un homme ne doit pas pleurer une vie qui est perdue. Pas une femme. Pas un fils. Il y a, après tout, beaucoup de femmes, beaucoup de fils. Le sang coule en abondance, mais ce n’est pas encore assez. Le sang ne suffit pas. »
Profile Image for Manon.
1,015 reviews8 followers
April 10, 2023
Et c'est ENCORE une excellent lecture publiée aux @editions_gallmeister !
J'avais lu pas mal d'avis tranchés, notamment sur des scènes assez degueu de dégustation de placenta, par exemple. Rassurez vous, mis dans le contexte, "ça passe". (Et puis hey, parrait que ça se fait maintenant 🤷‍♀️).
Reathel va donc rapidement se rendre compte que Della est poursuivie, et tout le livre va être une véritable course poursuite.
Ses assaillants la retrouvent, puis elle réussi à leur échapper, puis ils la retrouvent etc... Avec à chaque fois, des alliés qui deviennent ennemies, des ennemies sur qui elle peut compter, bref, une succession de retournements de situations qui m'ont tenue en haleine tout le long du livre.
En plus de ça, l'écriture est très très immersive. J'ai eu faim, j'ai eu froid, j'ai eu peur avec les personnages. J'ai senti les odeurs de corps sales, de corps malades.
Les hommes ici, sont presque caricaturaux. Les gentils sont foncièrement gentils, et les méchants sont les pires raclures.
Et au milieu de tous, Della. Belle, femme, mère, abusée, forte, puissante. Elle sera prête à tout pour garder avec elle son enfants sans nom.
Le sang ne suffit pas, c'est certain. Mais le sang est omniprésent dans ce livre. "physiquement", mais aussi par le nombre de fois où le mot est écrit. Une prouesse.
Displaying 1 - 7 of 7 reviews

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