Grâce à de multiples sources, Chloé Cruchaudet tisse le portrait dévoué et passionné de Céleste Albaret, gouvernante et parfois secrétaire de Marcel Proust jusqu'à sa mort, en 1922. Elle révèle leur lien, l'écrivain sous toutes ses aspérités, l'atmosphère d'une époque et les dessous de la construction d'une fiction. Monde réel et monde fantomatique s'entremêlent pour nourrir ce sublime diptyque.
Chloé CRUCHAUDET est née à Lyon en 1976. Après des études d'architecture puis d'arts graphiques à Lyon, elle suit l'école des Gobelins en cinéma d'animation. Les cours développent son goût du croquis sur le vif et une approche cinématographique, notamment avec le travail du story-board, dont on retrouve l'infl uence dans ses planches. Pour l'écriture, elle s'inspire d'histoires vécues, de livres historiques ou d'autobiographies. Passionnée d'études sociologiques et de témoignages historiques, elle découvre l'histoire de Minik, qui devient le héros de Groenland Manhattan. Elle reçoit pour ce premier album le prestigieux Prix René Goscinny en 2008. Pour le scénario d'Ida (trois tomes), elle s'est inspirée des premiers récits de voyages de femmes au XIXe siècle. Le premier tome avait été sélectionné parmi les meilleurs albums de l'année au Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême en 2010. Avec Mauvais Genre, elle renoue avec le roman historique et plonge dans le Paris des années folles pour raconter l'histoire tout aussi folle de Paul devenu Suzanne pour éviter la mort après sa désertion du front. Elle remporte avec cet album, le Prix Landerneau 2013, le Grand Prix de la Critique/ACBD 2014 et le Prix du Public Cultura au Festival d'Angoulême 2014.
- Bien sûr, M-sieur Proust. Still haven't found your red sock...
- Don't waste your time with nonsense, my dear. Time is precious. Be creative.
- With all the respect, M-sieur Proust, I remind you that I'm not the one searching for the lost time. Personnellement, j'ai vraiment d'autres chats à fouetter.
- Let's leave the cats, Céleste...I need your advice. How could I write a 498 word-sentence, without forgetting where I started ?
- Ah.. M-sieur...Is quite simple. All you need is a lot of commas, some parantheses, and maybe some " uhh... " from time to time, to keep things interesting. Ah, and don't forget to breathe, occasionally...
- Mmm....interesting.. But what if I lose my train of thought ?
- Oh, M-sieur Proust....you could always leave a breadcrumb trail of keywords along the way, like a literary Hansel and Gretel. That way, you can find your way back if you get lost.
- Brilliant idea, Céleste ! But...but what if my readers get lost too ? Should I provide a map, or perhaps a glossary at the end of the sentence ?
- What a bulsh.... Oh... Why not both, M-sieur ? A map for navigation and a glossary for translation.
- Céleste.... you're a gold mine. But.. Tell me , what if I reach 497 words and still haven't arrived at my point ?
- Mmmmm.... then you could write a 994 word-sentence, M-sieur Proust .
- Uhhhh..... But that means a lot of lost time... Don't you think ?
- I will search for that lost time, M-sieur Proust . No problems. And if I find it, what should I do with it ?
- Mmm... I never thought of that, Céleste.... Good question...
Grâce à Céleste, pleine de vie et d’amour, et au sublime dessin de Chloé Cruchaudet, on se glisse, comme des petites souris, dans l’intimité et le quotidien de Proust, dandy au caractère bien trempé et à la vulnérabilité si touchante.
Quel bel hommage à l’auteur mais aussi à cette femme qui aura été son agent, sa confidente, et qui lui aura voué l’amour nécessaire pour le supporter !
Priča o picajzlici Marselu Prustu i njegovoj vernoj marselopaziteljki Selest. Kloe Krušode je usavršila svoj crtež: linija je neuporedivo sigurnija nego u Mauvais genre (o vojniku-dezerteru, koji uz pomoć supruge odluči da se preruši u ženu da bi izbegao povratak na front), a detalji su mnogo svedeniji i stranice mnogo prozračnije nego što je to bio slučaj sa Croisade des Innoncents (o dečijem krstaškom ratu). Likovna rešenja za citate iz Prustovih dela koji se prostiru preko cele stranice su odlično urađena. Sama priča ne donosi ništa novo, osim interesantnog lika Selest i njenog odnosa sa Marselom (recimo, kada gledaju zvezdano nebo u izgranatiranom Parizu).
Well, if you want gorgeous and intelligent sequential art panels, come on in, the water's fine! 6* illustrations that draw you in to the characters, the creative process, the time period, just amazing!
We always think that the change in our lifetime is faster and that the rich are more vacuous/frivolous than ever before, but this graphic novel gives a hint of what life was like in Paris in the 1910's. Through Celeste's eyes we can imagine what it was like to be exposed to a motorcar or telephone for the first time, at the sidelines watching the decadence of the rich fiddling away while Europe is burning at the dawn of the first world war...
The story is framed around a visit from some collectors: Celeste, now an old woman, might have some memorabilia from Proust. I suppose she was an older woman when she wrote her memoirs, but i don't think it added anything to the graphic novel.
Honestly, I'm not that interested in Proust and not so keen on the faithful servant/secretary devoted to the self absorbed (bratty, egotistical) wealthy savant/genius/dandy plotline, but apparently it's based on a true story/memoirs of the real life Celeste.* And Chloe Cruchadet's illustrations are phenomenal so I'll surely check out v2!
*Their dynamic reminded me a little bit of Alexandra David-Neel and her secretary Marie-Madeleine Peyronnet aka Tortue (turtle)
Sans me faire happer, j'ai beaucoup aimé cette lecture.
Le récit propose de nombreuses situations qui portent à réflexion surtout à l'époque où se déroule l'histoire : homosexualité, privilèges de certains classes malgré la guerre,...ce qui rend le récit très intéressant car on s'aperçoit que le duo de protagonistes ont vraiment conscience et parlent librement entre eux de ces tabous. Chose qui ne devait sans doute pas être habituel à l'époque.
Dans l'oeuvre, on nous montre bien la complexité du personnage de Proust en tant qu'artiste mais aussi en tant que personne : il peut aussi bien traiter Céleste comme son égale via des discussions et des questionnements très personnels et autant la remettre à sa place de domestique. Cette relation amène cette dernière à ne plus savoir sur quel pied danser et à juste titre...
Concernant l'aspect graphiste, j'ai beaucoup aimé les couleurs douces proposées qui amène beaucoup de grâce à l'oeuvre ainsi que les traits tout en rondeur. C'est rassurant et plein d'élégance.
Je lirai volontiers le second tome pour voir l'évolution de la relation entre Proust et Céleste.
J'ai adoré les illustrations, les couleurs utilisées et le côté dilué, type aquarelle, des graphismes. J'ai aimé suivre Céleste dans sa rencontre avec, puis sa découverte de, Marcel Proust. Je n'ai pas encore lu de biographie de l'auteur, mais j'en avais déjà très envie, envie renouvelée par cette BD ! J'ai d'ailleurs été surprise par la fin et
C’est la couverture, que je trouve très belle qui a tout d’abord attiré mon regard. Puis, quand j’ai vu que c’était un titre de Chloé Cruchaudet, je me suis dit que cela devait valoir le détour. Et je n’ai pas été déçue !
Ce que j’ai aimé avant tout dans cette bande dessinée, c’est le dessin et les couleurs. C’est vraiment très beau, j’en ai pris plein les mirettes. Un vrai plaisir pour les yeux.
Quant à l’histoire je l’ai trouvé très agréable à lire, la narration est très fluide et Chloé Cruchaudet arrivé à m’intriguer avec les non-aventures de Proust alors qu’à priori rien ne m’attire chez cet écrivain. Et, à vraie dire, cette lecture me confirme mon envie de ne pas lire Proust, mais j’ai adoré découvrir sa vie vue par les yeux de sa bonne.
Céleste, paysanne fraichement débarquée de la campagne, vient de s’installer à Paris pour suivre son mari qui y travaille comme chauffeur. Elle est plutôt gauche, timide et effrayée par la grande ville, elle ne sait pas faire grand-chose, mais s’ennuie enfermée chez elle. Afin de la faire sortir un peu, son mari lui trouve un petit remplacement chez un de ses bons clients, un dandy, un certain M. Proust.
Céleste va tout de suite avoir un coup de coeur pour ce dandy qui ne sait presque rien faire seul. Et le simple remplacement de quelques semaines va devenir un boulot à plein temps. Céleste est fasciné par M. Proust et sa culture, tandis que Proust trouve la spontanéité de Céleste rafraichissante. Leur relation dépassera le simple statut d’employée employeur pour devenir de l’amitié. Mais une amitié où le spectre de la hiérarchie sociale ne s’efface jamais vraiment.
Si j’ai trouvé Céleste assez touchante dans sa dévotion pour ce patron qu’elle idéalise, Proust m’est apparu comme un personnage très égocentrique et il ne m’a pas vraiment touché. Il est plus inquiété par le fait de ne pas avoir la paix pendant ces vacances à la mer, que par la gravité de la guerre qu’est en train de traverser le pays. Le voir ainsi très centré sur lui-même me l’a rendu assez antipathique. Ce n’est pas un personnage qui me touche et donc je n’ai pas envie de lire ses écrits. Néanmoins j’étais ravie d’en apprendre un peu plus sur cet écrivain qui a marqué la culture française.
J’ai aimé la façon dont le récit est construit, et les différentes facettes de l’écrivain que l’on découvre à travers le regard très intime de celle qui prend soin de lui au quotidien, loin l’apparat des soirées mondaines.
A travers ce premier tome, nous faisons la connaissance de Céleste qui, bien que ne connaissant pas grand chose aux tâches domestiques, se retrouve embauchée par l’écrivain Marcel Proust. Alors qu’au départ, elle doit uniquement livrer les romans de ce dernier, de nouvelles missions vont progressivement lui être confiées. Nos deux protagonistes vont sympathiser au fur et à mesure et apprendre à se faire confiance. Rapidement, Céleste devient plus qu’une simple domestique mais bien une aide littéraire à part entière.
J’ai beaucoup aimé suivre la création de l’oeuvre de Marcel Proust. A travers l’histoire contée par Céleste, on suit toute la mise en place du roman : le lien avec les éditeurs, l’écriture, l’organisation ou non autour de celle-ci. Cela m’a vraiment donné envie de relire son roman que j’ai déjà lu par le passé. Ce premier tome décrit à merveille la façon dont Marcel Proust a écrit, tout cela sur fond de décors parisiens de 1910. J’ai d’ailleurs pris plaisir à découvrir le décor de cette époque, la façon dont les gens s’habillaient, décoraient leurs intérieurs. Le choix des graphismes et des couleurs n’a rendu que plus attrayant l’histoire de Céleste et de Marcel et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite !
On plonge dans l'ambiance du début du XXe siècle. Céleste débarque à Paris et ne connait rien de la capitale. Elle ne sait rien faire de ses dix doigts et pourtant, grâce à son mari, elle trouve une place auprès de Marcel Proust. Elle sera sa gouvernante jusqu'à sa mort.
Dans ce premier tome, on découvre la jeune femme et son entrée dans le monde de Proust. Elle lui est entièrement dévouée, travaillant jour et nuit. Enfin surtout la nuit, car Proust ne se levait qu'en fin d'après-midi. On découvre l'homme excentrique qu'il était. Des liens se tissent entre les deux protagonistes et on suit leur quotidien.
Côté scénario, c'est une douce interprétation de la relation entre Céleste et Proust mais il n'y a rien de nouveau sur l'écrivain. En revanche, côté illustration, c'est nettement plus spectaculaire. L'atmosphère y est fantasmagorique. Les couleurs sont superbes, c'est tout en rondeur. Il y a un gros travail graphique qui est un vrai plaisir pour les yeux.
Un très beau roman graphique sur la vie de Céleste Albaret, qui fut la gouvernante et parfois secrétaire de Marcel Proust jusqu'à la fin de sa vie en 1922. L'occasion de découvrir le quotidien de ce dandy, et de voir les conditions dans lequel il a écrit son chef d'oeuvre "à la recherche du temps perdu".
De très beaux dessins, quelques extraits de l'oeuvre, des infos sur le contexte social et historique de son écriture (pendant la 1e guerre mondiale, dans des hôtels réquisitionnés pour soigner les blessés comme à Cabourg, ou au Ritz où les mondanités se poursuivaient lors de la guerre des tranchées). Ce 1e tome se termine sur le départ de Céleste, qui n'en peut plus des humeurs du Maître. Il me tarde de découvrir la suite dans une prochaine bibliothèque bien achalandée !
J'ai beaucoup aimé ce premier volume de Céleste qui nous fait découvrir qui était cette femme proche de Marcel Proust. Hâte de pouvoir lire la deuxième partie !
Ce roman graphique est très beau, les dessins et les couleurs sont magnifiques. L’histoire est intéressante, et j’ai aimé découvrir Marcel Proust des yeux de Celeste. Découvrir l’inspiration de l’écrivain, quelques passages de son œuvre - même si bien excentrique pour s’attacher à lui.
Céleste est un personnage touchant et doté d’une grande bienveillance et j’ai hâte de lire la suite de son histoire.
Bd que l'on m'a offerte. Les dessins sont magnifiques. Les extraits donnent envie de lire Proust mais ce que l'on apprend sur celui accentue ma misandrie et mon dégoût sur la société de classes. À voir la suite. Je déteste le côté derrière chaque grand homme il y a une femme. On sent que les femmes s'écrasent pour que les hommes se hissent au sommet.
L’album avait fait partie des coups de cœur des bibliothécaires de la médiathèque de ma commune. Je m’étais dit que je le lirais à l’occasion, sans plus. Puis, j’ai lu des commentaires élogieux et enthousiastes qui ont fini par me convaincre qu’il était nécessaire que je le lise. Quand, enfin !, l’exemplaire m’a été prêté, une certaine appréhension m’a assaillie : et si mon attente avait embelli les choses au point que cela fasse « pschiiiittt » ? Et si j’étais horriblement déçue ? Et si … et si …. et si…
1913, Céleste Albaret, tout juste arrivée de sa Lozère natale, jeune épouse d’Odilon, chauffeur à l’occasion de Mr Proust, ne sait pas quoi faire de ses dix doigts. Grâce à son époux, elle entre au service de Marcel Proust, d’abord à temps partiel puis rapidement à temps complet car elle est amenée à remplacer le majordome de la maison. Se tisse, entre 1913 et 1922 année de sa disparition, une amitié atypique entre Proust et Céleste. Chloé Cruchaudet, puisant à de nombreuses sources, met en lumière une relation extraordinaire et hors du commun entre Céleste, bonne à tout faire puis surtout gouvernante et secrétaire du grand homme, et Marcel Proust. C’est qu’ils se ressemblent un peu par leur côté décalé et fantasque. Céleste est dévouée et protectrice envers cet écrivain souffreteux, préférant les hommes aux femmes, précieux et raffiné. Elle, si éloigné de monde des gens aisés, cultivés et parfois hautains. Elle saura apprendre à ne pas déplacer la poussière, art subtil et ardu, à lui servir un café toutes les heures, à ne pas déranger ses petites manies, à lui préparer ses bouillottes, à l’écouter parler, se plaindre des uns et des autres, à faire en sorte que rien ne puisse ennuyer Marcel Proust. Céleste la petite campagnarde pleine de vie avec ses rêves, pose un regard sur le monde empreint de jovialité et de bienveillance. Proust, cet homme d’un monde et d’un temps bientôt révolus, est dessiné avec brio, tout en détails amusants et émouvants. A ses côtés, Céleste s’épanouira, grandira à l’ombre d’un amour platonique tout en délicatesse. Entre réalité et fantasmes, j’ai adoré la manière dont elle met en images les recommandations de son mari « c’est une petite chose fragile et délicate qui a besoin de nous… sa chambre, c’est tout son monde. Quand il sort c’est pour glaner de la matière pour « son oeuvre », comme il dit, ça c’est mon rôle … le tien c’est d’assurer sa tranquillité et son café… ». Et puis il y a ces gentillesses adorables de Monsieur Proust « Vous êtes jolie, Céleste ».
Chloé Cruchaudet réussit parfaitement à faire entrer le lecteur dans les pensées de Céleste grâce aux passages oniriques du récit graphique. Comme elle parvient, magnifiquement, à montrer la connivence entre Céleste et Proust tout en soulignant que chacun reste à sa place tout en respectant l’autre. Céleste est attachante, émouvante, je n’ai pas eu envie de la quitter. Quant à Marcel Proust, il est à l’image d’une époque enfuie : délicieusement suranné, sans illusion sur ses contemporains et appréciant le confinement dans sa chambre, lieu de toute sa créativité littéraire… ô ces pages pliées en accordéon et collées par Céleste lors des relectures et corrections du Maître.
« Céleste, bien sûr Monsieur Proust » est un album « cocon », d’une grande douceur dans le texte et les illustrations. Il est beau, tout simplement. Ce fut un enchantement que de le lire et d’apprécier chaque dessin, chaque détail, chaque moment d’immersion dans une très belle histoire d’amitié respectueuse.
« Etre avec lui, l’écouter parler, le regarder travailler, l’aider dans la mesure de mes moyens. C’était comme de se promener dans une campagne où il y a partout de nouvelles sources qui jaillissent. »
1956 : Une dame âgée se targue auprès d'un couple d'antiquaires de détenir des objets ayant appartenu au célèbre Marcel Proust... Quoi de plus palpitant pour les antiquaires ? Quoi de plus normal pour Célestine Albaret, qui a fidèlement servi l'auteur de 1914 à 1922 ? La vielle femme se souvient... 1913 : Récemment installée à Paris suite à son mariage avec Odillon - chauffeur de taxi - Céleste est introduite dans la sphère personnelle de Monsieur Proust. Au fil des mois, la contribution de Céleste à la vie et à l'oeuvre de Proust ne fait qu'enrichir leur relation. Elle passe de livreuse de colis à "simple" domestique pour finir gouvernante indispensable ; et de "jeune-mariée" "qui-ne-sait-rien-faire" à jeune femme "à tout faire" pour accéder au statut de "dame qui compte" dans les hautes sphères de la créativité littéraire.
J'ai bien aimé ce premier tome qui raconte une partie de la vie de Célestine Albaret. Je l'ai lu rapidement, avide de connaître la suite (j'ai d'ailleurs entamé le tome suivant dans la foulée). Chloé Cruchaudet semble s'être beaucoup documenté pour réaliser cette biographie graphique (je connais trop peu Proust pour émettre un avis objectif) et j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l'histoire de Céleste et Marcel. Malgré les nombreuses références et points historiques du livre, je n'ai noté absolument aucune lourdeur, ni dans la narration ni dans l'écriture. Bien au contraire, l'ensemble est à l'image de l'ambiance graphique, à savoir : aérienne ! De prime abord, les illustrations semblent crayonnées à grands traits, mais elles sont au contraire suffisamment travaillées pour donner un aspect "léger" et donc très aérien à la plupart des planches. Les planches plus sombres représentent parfaitement les affres de la création, de la maladie, de la déception... que vont traverser les personnages. Les couleurs et la mise en page aident aussi à transmettre cette sensation de légèreté. La colorisation (souvent tricolore) est parfaite et la disposition des cases (rarement délimitées d'ailleurs) est aérée, ce qui rend la lecture vraiment très confortable (et addictive !).
Je me suis donc immédiatement lancée avec plaisir dans la suite car ce premier tome s'achève sur le départ abrupt de la pauvre Céleste, trop lasse de certains comportements dévalorisants de l'Artiste.
📕Dans la vie d'un lecteur, il y a sûrement un avant Proust et un après. En ce qui me concerne je ne suis pas Proustienne, la Recherche, j'ai souvent tourne autour sans jamais vraiment m'y attaquer.
D'ailleurs, c'est souvent sous le même angle que Célestine que j'ai envisagé Proust. Moi au pied d'un rocher et Proust inaccessible en haut sous sa cloche en verre, voir la deuxième photo illustration très réussie.
C'esr par hasard que Célestine arrive Au service de Marcel Proust, au départ c'est simple une sonnerie=un croissant, deux sonneries = un café. L'homme est discret, invisible, il n'apparaît que sous la forme d'une silhouette, son projet d'ecrire la Recherche en devenir. Elle est juste une jeune femme qui connaît à peine Paris, lui il a des entrées dans tout Paris.
Difficile de résister à l'univers Proustien de Chloé Cruchaudet, du Paris Haussmannien, aux grand hôtel et plages de Cabourg, c'est à la fois enivrant et delicat. J'ai beaucoup aimé les illustrations ou elle cite des passages de la recherche qui s'imbriquent totalement dans le dessin, voir la photo illustration 3 d'une puré beauté ou j'ai eu l'impression de pénétrer dans l'esprit créatif de Proust Elle dessine les enjeux de leur relation duelle en montrant à la fois le côté humain et aussi pervers.
Je ne sais pas si un jour je lirai Proust, en attendant bien sûr je lirai la suite, pour savoir ce qui arrive à Céleste.
Quelle joie de retrouver le trait envolé et fantaisiste de Cholé Cruchaudet ! J'ai pris plaisir à lire le tome 1 de ce diptyque autour de la relation entre Marcel Proust et sa domestique / confidente/assistante Céleste Albaret.
Plongés dans le Paris des années 1910, on découvre ici comment Céleste rencontra Marcel Proust, et fut amenée à travailler pour lui. Un vrai sacerdoce, et une dévotion totale aux caprices de cet auteur dandy et fragile. Nous suivons en filigrane la naissance de son œuvre, "A la recherche du temps perdu", les atermoiements de l'écrivain, et les frasques littéraires qui accompagnent ce roman, devenu l'un des plus grands classiques de la littérature française, et pourtant refusé par Gallimard qui n'avait pas eu de flair sur cette affaire.
J'ai aimé l'angle employé par Chloé Cruchaudet, qui laisse une grande place dans l'histoire à Céleste, et ne cache rien du décalage et de la décadence de l'élite bourgeoise de la fin belle époque, qui vit hors de la réalité alors que la guerre fait rage.
Enfin le style de dessin et de couleurs choisis vont à merveille à cette époque, et retranscrivent avec légèreté et brio la vie si fantasque de Marcel Proust.
Je n’en étais pas sûre au début, mais ce roman graphique raconte la vie d’une personne qui a réellement existé.
Céleste était la gouvernante et secrétaire de Monsieur Proust jusqu’à ce que ce dernier décède en 1922. On rencontre Céleste âgé et on remonte dans ses souvenirs grâce aux questions de deux jeunes gens curieux sur le passé de Monsieur Proust. C’était un récit très intéressant et prenant. Je me suis beaucoup attachée à Céleste avec sa personnalité et son humour. Elle m’a bien fait rire avec sa découverte de la ville et du téléphone par exemple. De plus, les dessins étaient très jolis. J’ai hâte de lire la deuxième partie et de connaitre la suite de la vie de Céleste.
Je recommande à tout ceux qui recherchent une héroïne avec forte personnalité et humour
5/5
Merci Netgalley pour cette eCopie en échange de mon honnête opinion
Premier tome du diptyque de Chloé Cruchaudet consacré à Céleste Albaret , qui fut celle qui accompagna Proust jusqu’à sa mort , que dire d’elle , elle est à la fois la servante , la gouvernante , l’amie , la confidente de l’écrivain . Ces deux là étaient opposés et pourtant un lien très fort les a unis . Qui d’autre que Céleste A aurait pu vivre une si difficile relation , une dévotion si intense , qui paraît impossible , irréelle . 8 années d’un dévouement sans faille mais au côté d’un génie qui se rendra compte lui aussi de leur incroyable lien . Chloé Cruchaudet réussit son pari , c’est très agréable à lire même si comme moi on n’est pas fan de Proust . #nettgalley
Je pense que l'amour, quelle que soit sa forme, est très... surévalué. L'art, lui, ne nous déçoit jamais.
Je gardais jusqu'à aujourd'hui un très mauvais souvenir de Proust (merci les cours de littérature au lycée), mais je dois admettre que j'ai trouvé ce roman graphique extrêmement beau, fascinant, touchant et parfois douloureux.
J'ai adoré suivre l'épanouissement de Céleste à travers les sublimes illustrations de Chloé Cruchaudet et la fin de cette première partie était extrêmement satisfaisante.
Ah, ma chère Céleste, merci... Je ne vous ai jamais vue rentrer dans ma chambre sans un sourire... Vous êtes ma Joconde.
Si dans votre vie, vous ne deviez lire qu’un seul roman graphique vous devriez lire celui-ci !
Alors oui je sais que j’exagère un peu 😄 mais ce livre nous transporte dans un Paris au début de la première guerre mondiale, une période que j’apprécie particulièrement.
Les dessins à l’aquarelle sont simplement magnifiques !!
Mais la mention spéciale revient à la véritable histoire de Celeste l’intendante, assistante voir la confidente de Marcel Proust. Et de leur relation empreinte de dépendance d’un côté et d’amour platonique de l’autre.
J’ai adoré tout simplement ! J’ai hâte de lire la suite ! 🥰
Voilà un coffret bien sympathique, poétique et magnifique !
Les dessins sont plein de grâce, les aquarelles aériennes, les noirs profonds, les mises en pages créatives et variées, pleines de folie.
L’histoire ? celle de la servante-secrétaire-bonne-gouvernante de Marcel Proust qui fut bien maltraitée, puis révoltée et enfin affirmée et affairée auprès du « génie créatif littéraire« .
Deux inséparables albums magnifiques pour me décider – une fois de plus – à me plonger dans la Recherche
Je connaissais absolument rien sur Marcel Proust avant cette lecture mais je dois dire que je suis plutôt heureuse et satisfaite de découvrir ce célèbre auteur. J’adore découvrir sa personnalité au fil des pages.
Cette histoire est passionnante. Je meurs d’envie de lire la suite (qui n’est pas encore sortie).
Les planches sont faites à l’aquarelle et je trouve ça original comme manière de dessiner pour une BD. C’est plutôt plaisant et agréable.
On découvre Céleste, la domestique de Marcel Proust à travers ses propres souvenirs. On arpente leur rencontre et les débuts de leur « vie commune ». Entrer dans ce livre, c’est comme entrer dans un souvenir où on se souvient surtout du meilleur.
Une bulle de douceur et d’amour qui sont appuyées pas un univers graphique incroyable. J’ai hâte de lire la 2ème partie !