Dans la société moderne et ultra-urbaine, le mode de vie qu’est la ruralité est en voie de disparition et le Québec n’échappe pas à ce phénomène mondial. Cet effacement progressif de la paysannerie est une véritable tragédie qui touche des centaines de municipalités et les gens qui y habitent. La petite mort des régions au profit des villes est bien avancée mais selon Stéphane Gendron, il est encore possible de renaître, occuper nos territoires et y vivre dignement. Dans un essai vibrant et accessible, l’ex-maire de la ville de Huntingdon livre un plaidoyer pour une nouvelle ruralité du XXIe siècle.
Stéphane Gendron est depuis longtemps polémiste et accro à la controverse. Je m'attendais à un livre du même accabit sous sa plume, mais c'est finalement un exercice intellectuel honnête et imparfait appuyé de dizaines de sources externes.
Son essai tire cependant dans tous les sens. De la décroissance économique à l'occupation du territoire en passant par la modernisation des fermes et l'urbanisation de la production alimentaire, Gendron affirme plusieurs choses et leur contraire dans un texte très court. Le résultat laisse un peu perplexe puisqu'on sens que le sujet mérite une affirmation intellectuelle beaucoup plus ordonnée et profonde.
Bref, cet essai a le mérite d'adresser des enjeux importants pour le Québec, mais disons qu'on a encore de la place pour un ouvrage de meilleure qualité que celui-ci.
Un livre qui aide à repenser la ruralité au Québec. Les agriculteurs et même la terre sont fatigués à raison, les temps ont changés et Stéphane Gendron propose une alternative au fonctionnement social actuel. Il faut repenser le système, sachant que la ruralité est un endroit où mixité sociale et cohabitation sont le futur. Les moyens sont là, les scientifiques ont tout dit, mais les gouvernements ont du mal à passer à l’exécution de ces plans.