Sous couvert de généalogie teintée de réalisme magique, la complaisance de Jodorowsky pour le sexe et la violence graphique (les rapports sexuels étant soit des viols, soit des rapports "cosmiques" ou tout le monde finit en orgasme démentiel) finissent par lasser sur 470 pages, surtout quand on a l'impression que l'histoire ne tourne qu'autour de ça.
Il y a bien des allusions à la situation politique du Chili dans les années 20 ou avant, mais sur la fin, tant de lyrisme surfait, d'hyperboles, de sexe et de sang m'ont fatiguée, et les descriptions très drôles ou l'humour absurdes se faisant plus rares, je n'ai tout simplement plus eu le courage de tout lire et ai donc survolé la dernière (et looooongue) partie sur le destin de Jaime.
Un texte plus court aurait été très agréable. Là, 470 pages c'est déjà trop long, et ça écœure. Dommage.