Cette fois ça y est, Hara nous livre les secrets de Kanki ! Il fallait dire que je l'attendais au tournant cette backstory et qu'elle ne m'a pas déçu. On arrive à mieux comprendre ce Robin des Bois pour le moins extrême lui et son implacabilité et pourquoi cela en fait un adversaire rude pour Riboku. Entre l'épique de cette bataille qui s'annonce très mal engagée pour le camp de Qin (même si on n'oublie pas qu'il reste les armées d'Ousen et de Yôtanwa). On a toujours le droit à de très beaux parallèles graphiques entre Riboku le vertueux et Kanki le bandit (que cela soit dans les aplats de noir et l'obscurité qui entoure toujours Kanki versus l'aura lumineuse de Riboku qui se présente comme un messie possédant toutes les solutions). Cette fois Shin doit s'allier avec des troupes de Kanki avec lesquelles il ne partage absolument pas les mêmes valeurs et c'est toujours intéressant de voir dans quelles mesures il y a des alliances entre ces différents bataillons et comment Shin arrive tout de même à rester droit dans ses bottes et fidèle à ses valeurs. Un superbe tome qui loin de justifier les méthodes de Kanki nous offre un nouvel éclairage sur ce personnage jusqu'ici nimbé de mystère.
Tandis que ça fait 18 ans pour l’auteur et 6 ans pour nous que Kingdom a débuté, c’est un réel plaisir d’y retourner comme à chaque fois. Surtout avec un tome qui allie piège à rebondissement et passé percutant.
Quel bonheur de repartir dans le monde de cette Chine médiévale revisitée aux côtés du terrible Kanki, probablement le grand général le plus fou de l’histoire de Qin. Pris au piège par Riboku, alors que Shin s’en est sortie par une imprévisible percée, lui semble plus mal en point. C’était sans compter sans son esprit à tout épreuve, capable d’inventer les plans les plus fous !
J’ai une fois de plus adoré la dynamique mise en branle par l’auteur pour nous faire vivre cette guerre et continuer de nous surprendre par une manoeuvre inattendue et inédite, parfaitement à l’image de son instigateur. C’était intense de suivre Kanki, d’assister à sa formation, son plan, la façon dont il se joue de Riboku, qui perd ainsi beaucoup de sa superbe, ce qui permet à d’autres anonymes de briller par leur sacrifice pour la grande cause. La bataille, sa tension, ses incertitudes, sa violence, tout est parfaitement rendu. Et en plus, l’auteur ne s’arrête pas là !
Depuis le début, Kanki est l’un des personnages les plus mystérieux de la série de par sa folie. Alors qu’est-ce que j’ai aimé croiser le clan qui le connaît le mieux et qui va nous offrir sur un plateau des débuts de révélations sur lui. On le découvre jeune, en colère, toujours aussi charismatique, qui va totalement transformer et monter un clan à partir de quasiment rien, juste des bras cassés. C’est excellent ! Et surprise encore quand on découvre la réalité derrière les masques dans le présent après la nouvelle prise de Shin et les dégâts à réparer. J’ai adoré cette modernité avant l’heure et ces secrets dévoilés qui en appellent encore tant d’autres, car on touche à peine à ce qui constitue Kanki et ça donne très envie de creuser plus !
L‘auteur parvient donc à être aussi talentueux dans les batailles que dans les révélations dans ce tome. Offrant la part belle aux géants de ses armées, il fait briller le génie fou de Kanki et nous décrit une trajectoire de revanche guerrière assez spectaculaire qui nous éblouit. Sans casser le rythme à aucun moment, grande et petite bataille avance, grande et petite histoire aussi. On se délecte des révélations faites et on attend avec impatience les prochaines.