Il y a à boire et à manger. Le problème principal c'est qu'il s'agit avant tout d'un travail sur Alain de Benoist et les groupes affiliés. Il est central dans l'argumentation : la revue Krisis, la revue Elements, reviennent sans arrêt. Ça n'est pas forcément gênant, mais il est par exemple assez peu question du RN ... Ce qui donne le sentiment que le discours écologique à l'extrême droite (ou anti écologique) est concentré sur le GRECE et ses héritiers.
Ensuite, nombreux sont les raccourcis que prend l'auteur. A titre d'exemple dans la conclusion il est fait mention d'une convergence (en citant Foucault, je doute qu'il aurait apprécié) entre l'extrême gauche et l'extrême droite, du fait d'un rejet de l'état par les deux. Je ne dis pas que tout va bien dans le meilleur des mondes et qu'il n'y a aucune convergences entre ED et EG, mais je doute que ce genre d'argument soit bien utile ...
Il est assez inquiétant cependant de constater les réels liens entre certains membres et groupes de l'extrême gauche et de l'extrême droite (je dis ça en étant anarchiste). Pour prendre un exemple, Serge Latouche, n'a jamais fait mystère de sa sympathie pour de Benoist. Ou, dans l'autre sens, les retours élogieux de Alain de Benoist sur certains textes jugés, à tort ou à raison, d'extrême gauche.