Une série pleine de rage, contre l'oppression, le capitalisme, le sexisme; et de ce fait, avoir une heroïne dépossédée de son corps dans une société patriarcale qui verse dans le totalitarisme est une excellente idée (dans le contexte d'une réecriture de Dororo, d'Osamu Tezuka, ou le protagoniste était un homme), l'univers cyberpunk est aussi extrêmement pertinent pour évoquer un état d'inégalités sociales extrêmes et d'une révolution imminente.
Les décors empruntent à l'imagerie sovietique voir parfois Nord-coréenne, dans un climat sibérien, le tout servi par un trait absolument irréprochable, et achèvent une ambiance topissime, et participent encore à moderniser les thèmes que Tezuka évoquait en 1967, et à en apporter de nouveaux, dans une défense des opprimés qu'il n'aurait certainement pas renié.