Comment transformer le monde lorsqu’on ne détient aucun pouvoir et que les gens qui le détiennent nous ignorent ? C’est la question que pose Karel Mayrand dans Lettre à un·e jeune écologiste, un essai qui s’adresse aux nouvelles générations qui militent actuellement pour un changement fondamental de société. Cette lettre écrite avec cœur ouvre une fenêtre sur les nombreuses aventures d’une vie militante. Il aborde de front les thèmes de l’écoanxiété et de la difficulté de porter l’avenir du monde sur ses épaules, tout en offrant un optimisme contagieux
C'est une lecture à petites bouchées. Cet essai regorge de moments charnières du Québec et d'ailleurs et j'étais contente de savoir ce qui se passait autour de moi pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui était amené par l'auteur. Comme un ami m'a dit : les essais doivent être adaptés au public cible. Celui-ci l'est-il? Par moments oui, d'autres fois, pas.
Si je pense à mes élèves, je vois beaucoup le potentiel de discussions, d'échanges, de changements que pourrait apporter cette lecture, mais, assurément, un grand travail sur les réfèrences devrait être fait pour qu'ils comprennent davantage cette oeuvre en profondeur.
À plusieurs reprises, j'ai eu envie de me lever, de prendre des pancartes et de participer à une manifestation. Cet essai atteint son but : il mobilise. Il est porteur d'espoir et apporte une réflexion nécessaire comme société. Il faut y croire, il faut mettre l'épaule à la roue, il faut s'insurger, il faut faire reconnaitre le problème aux hautes instances... mais ce n'est pas encore gagné. Le problème étant ancré profondément depuis des décennies.
Si tu souffres d'écoanxiété, je ne sais pas si c'est un texte qui t'aidera à te sentir mieux, mais tu peux faire quelque chose en dénonçant et en t'exprimant. Plus on en parle, plus le sujet prend de l'importance, plus on peut changer la situation. Les réflexions justes apportées, comme le fait que ce sont les gens riches qui polluent le plus, mais que ce sont les pauvres qui en payent le prix et que les riches, ne voyant pas le problème, continuent de polluer, font mal, mais sont nécessaires pour ouvrir les yeux.
Je finirai avec ceci : 《Bâtissons une alliance de toutes les générations à votre service, pour bâtir VOTRE monde, et non pas pour préserver le nôtre qui n'a plus d'avenir.》
Je suis biologiste alors je ne sais pas pourquoi je m’attendais à une révélation! C’était plus comme un coussin, un appui, une épaule où je peux m’appuyer pendant mes moments d’éco-anxiété. Savoir que je ne suis pas seule, et qu’il en reste de l’espoir.
Un cri du coeur puissant. Un choc et un bouleversement d’émotions. Un souffle d’espoir. Un rappel important et vital que nous ne sommes pas des personnes qui défendent la nature, nous sommes la nature qui se defend, aujourd’hui et pour l’avenir, un avenir pour nos enfants.… à lire absolument.
Ce livre est davantage une biographie qu’un livre d’information, j’ai été déçu de ne pas en apprendre davantage sur des moyens concrets pour aider l’environnement. Certains passages étaient long et me faisait perdre de l’intérêt.
Un livre très pertinent et plein de gros bon sens. On peut le lire même si on est plus une jeune écologiste. Ça allume ou ça ravive la flamme. Tous les ados devraient lire ça.