Cet ouvrage n’est pas l’œuvre d’un psychologue, mais d’un poète. Ecrites durant les tristes heures de la guerre de 40, « la plupart de ces notes, qui ne veulent pas être autre chose, furent prises au cours d’une période particulièrement féconde en représentations oniriques ; et où le rêve fut pour moi, et sans doute pour l’humanité entière, un vrai cadeau du ciel. Il me permit de vivre quand plus rien ne vivait si ce n’est la nature. Il me renvoya à la nature primitive et éternelle. Il fit de moi l’homme des cavernes, oublieux du tonnerre et de la foudre, et pour qui le sommeil est à la fois repos et enrichissement ». Recueil de notes, certes, mais dont on ne doit pas mésestimer l’importance, dans la mesure où il éclaire toute l’œuvre de Franz Hellens, cette œuvre qui se meut et s’exerce en majeure partie dans un monde de rêve et de poésie.
Franz Hellens, born Frédéric van Ermengem (8 September 1881, Brussels – 20 January 1972, Brussels) was a prolific Belgian novelist, poet and critic. Although of Flemish descent, he wrote entirely in French, and lived in Paris from 1947 to 1971.
He is known as one of the major figures in Belgian magic realism (fantastique quotidien), and as the indefatigable editor of Signaux de France et de Belgique (later Le Disque vert). The only work translated into English is Mémoires d'Elseneur ("Memoirs from Elsinore", 1954).