"Je crois que je n'aurais pas aimé être beau, c'est trop fragile, trop figé, en quelque sorte. On craint que ça s'abîme, que ça se gâche, toute cette beauté, alors on laisse son visage comme il est et on en oublie de faire des expériences avec sa tête. C'est plus créatif, les têtes de pitre et de bouffon."Noé vient de perdre Beatriz, qu'il adorait. La disparition soudaine de celle qui vivait avec sa mère bouleverse son monde. Il rejette les adultes qui l'entourent et pense à son père, dont il vit l'abandon comme le voyage sans retour des cosmonautes. Les théories qu'il échafaude pour endiguer la violence qui le traverse ne suffisent pas, jusqu'à ce qu'il trouve enfin le moyen de dompter sa douleur.Porté par une écriture singulière, ce roman capture le mélange de tristesse et de lumière d'un gamin confronté aux fêlures du monde. Une exploration irrésistible de l'enfance dans ce qu'elle a de plus fragile, mais aussi de plus inventif et endurant.
Pauline Desmurs write about grieving, about non-conventional family and she does that while being a young boy with a a very clever and poetic speech. Noé is full of imagination and see the world with a clever mix of naivete and smart observations. A good first novel from a young author.
« Ça me donne envie de chialer, les veines qui veulent sortir du corps sur les mains des vieux » je pense que je n'avais jamais rien lu d'autre pur, doux, puissant, tendre. la voix de Noé apparaît singulière et dure : il navigue dans le deuil et celui de sa mère. il comprend. il entend l'absence et les fatigues des autres. j'ai pleuré plusieurs fois parce qu'écrire le deuil comme Pauline Desmurs l'a fait j'avais jamais vu, jamais lu, et que ça a fait remonter pas mal de choses en moi. gros coup de cœur, lu d'une traite avec le cœur gros et le chagrin au bout des cils.
les enfants qui parlent de ce qu'ils ressentent de manière très honnête et naive me détruit. et 'ma théorie sur les pères et les cosmonautes' m'a ACHEVEE. l'écriture était adorable, la façon d'écrire, le choix des mots, des tournures de phrases... tout était phénoménal. ça m'a retourné l'estomac l'enfant vit un enfer, mais il l'exprime de manière tellement simple, ça en devient douloureux mais j'ai adoré c'était fou je n'ai pas les mots mais j'ai adoré
"beatriz, elle disait en effet que les humains étaient de petites planètes d'argile. ils se croisaient, et chaque rencontre modifiait un peu leur orbite."
un roman très doux et touchant, qui mélange innocence et clairvoyance de l'enfance