Non mais, vous y croyez, vous, au karma ? Une putain de chienne, oui…
Moi qui croyais intégrer l’entretien ménager, je me suis bien fourvoyée ! Le seul ange sans le moindre pouvoir et à l’apparence plus que différente à n’avoir jamais foulé ce sol se retrouve bizarrement dans le programme le plus convoité qui soit. Et le plus suicidaire sans conteste. L’Élite forme les guerriers les plus puissants chez les Divins. On les surnomme « Les Invincibles ». Vous comprendrez donc que je n’ai fichtrement pas ma place parmi eux. Sans parler de mon binôme, cet homme aussi séduisant que connard fini, qui éveille des choses en moi que je ne devrais certainement pas ressentir. Je déteste baver dès qu’il retire son tee-shirt. Je hais mon corps qui répond aux regards de cet homme à la morale plus que douteuse… Et je me maudis de n’en avoir plus rien à foutre dès qu’il me touche. Dès que son corps se retrouve près du mien. Dès que ses yeux s’ancrent aux miens. Qu’il me regarde comme une petite chose fragile. Précieuse …
Moi, l’agneau. Et lui, le lion.
Une fin qui ne peut qu’être brutale.
Bienvenue dans mon univers. Ce monde où notre divinité trace nos destinées. La mienne me plonge au cœur d’un univers sombre et cruel. Duquel je ne sais pas si je réchapperai… Je n’y étais pas préparée. Je me doutais que j’en baverais, que ce serait de la folie. Mais j’étais loin d’imaginer que je me retrouverais à ce point brisée…
** Scènes érotiques explicites, langage vulgaire et passages d’une violence extrême. Pour un public averti de 18 ans et plus. **
Il s’approche. Putain, il s’approche ! Lentement. Très lentement. On dirait qu’il apprivoise doucement une bête sauvage. Je retiens mon souffle, incertaine des émotions qui bouillonnent en moi. Colère ? Crainte ? Du putain de désir infernal, oui ! Il est juste derrière moi, puisque je ne me suis toujours pas retournée depuis son arrivée impromptue. Son torse frôle mon dos, et une ruée de frissons fait se dresser mes pointes. Reprends-toi… ! Il lève sa main et touche délicatement la fine bretelle sur mon épaule. Un touché si subtil, mais qui a le don de m’électriser de part en part… Je ferme instantanément les yeux et coince ma lèvre inférieure entre mes dents, afin de réprimer les petits ronronnements de plaisir qui veulent s’échapper de leur prison. Il grogne dans mon dos et colle fermement son bassin contre mon cul. Et là, je prends conscience que je ne suis pas la seule dans un tel état. Une trique dure comme de l’acier et qui me semble complètement disproportionnée se dresse entre ‘Lui’ et moi. Bien évidemment, c’est la sienne, alors je ne peux plus me leurrer devant les faits. Je crois qu’il a relayé les parachutes aux oubliettes ! Je reste figée un moment. Paniquée, excitée, mais surtout en plein combat intérieur entre le bien et le mal. J’ai cette petite voix qui m’incite sans relâche à me laisser aller dans la luxure, mais ma raison est encore trop forte pour que je flanche à cette queue de connard. — Sors, MAINTENANT ! crié-je en me retournant, puis en le repoussant vers l’arrière. Il a le fichu réflexe de retenir mon poignet, puis de me coller contre lui. Je peux sentir, encore une fois, son désir entre nous. Je suis pétrifiée dans ses bras, lorsqu’il me murmure près de l’oreille, sa joue frôlant la mienne : — Tu devais bien te douter qu’une porte se doit d’être fermée à clé, n’est-ce pas, Élysa ? C’était une invitation à entrer… et profiter. Il a un regard salace de déjanté… Et c’est une vraie raclure. — Connard ! Connard ! CONNARD ! Je hurle littéralement comme une dégénérée. Il me transforme en monstre. Vingt-quatre heures, et je suis déjà un putain de monstre…