Les garçons interludes aborde par fragments l’interchangeabilité dans les relations amoureuses entre hommes. On suit le narrateur dans ses passages de vie sans cesse renouvelés. Les rencontres se multiplient mais aucun personnage n’est récurrent, et pourtant tous les garçons marquent le récit à leur façon. Les valses s’enchaînent, la musique change, l’intimité se dévoile.
« Je rêve souvent que tous mes anciens amoureux sont réunis au sommet d’une montagne et qu’ils doivent se pousser en bas les uns les autres jusqu’au dernier. Celui qui reste le plus longtemps gagne ma main, comme si c’était une partie de Hunger Games. »
Un livre dans lequel les rencontres se succèdent, le désir s’accroît et les souvenirs nous font voyager. ✨
L’histoire des hommes gais, semblable sans jamais être tout à fait la même.
Le récit dépeint avec sensibilité une réalité touchante de la communauté. Les ressemblances, les jugements, les amours et les peines sont abordés comme des thèmes récurrents, mais avec une légèreté éclairante.
L’anonymat des textes apporte une quiétude rassurante, presque intime, qui fait écho à ce sentiment d’être un « garçon interlude ». Ce qui est très réfléchi avec les illustrations.
La réalité montréalaise y est très vraisemblable, ce qui rend la lecture d’autant plus plaisante.
Je serais curieux de découvrir l’agencement de ses photos argentiques à travers les histoires du roman.