Un drame est évité de justesse à la maison de naissance Grande Ourse. Céleste, la sage-femme présente cette nuit-là, perd pied. Elle ne se doute pas que cet événement bouleversera non seulement sa vie, mais aussi celle de tous ceux qu'elle aime.
Dans ce roman naviguant entre présent et passé, le destin de trois sages-femmes et d'une Algérienne sans papiers s'entrelace en laissant une marque indélébile dans le parcours de chacune. Amel s'expatrie pour rejoindre son amoureux. Isabelle peine à quitter un mariage qui ne lui convient plus. Margot entame la plus grande bataille de sa vie. Et Céleste décide d'assumer pleinement son statut d'insoumise. De Montréal à Alger, les voix de ces femmes résonnent avec violence, tendresse et authenticité.
Fanny Rainville sait écrire la complexité des relations humaines. Dans ce roman à 4 voix, on va s’attacher fortement à chacune d’entre elle. Les histoires sont vraies, réalistes, humaines, imparfaites et bouleversantes. J’ai ri, j’ai eu le goût de pleurer, j’ai été dévastée. J’ai passé par une énorme gamme d’émotions. C’est de la haute voltige.
L’autrice a une plume fluide et très agréable à lire. Elle s’attaque à des sujets importants et à plusieurs d’entre eux. J’ai connecté sur les valeurs mises de l’avant dans ce roman. J’ai connecté aux femmes qui sont les protagonistes de ce roman. J’aurais craché sur tous les hommes, ou presque.
L’histoire est prenante. Je voulais juste lire malgré la difficulté de certaines épreuves. J’étais avide de voir où ça s’en allait. J’ai vécu des rebondissements! À la fin du premier chapitre et dans les derniers …Ouff.
Ce livre a eu une très bonne réceptions à sa sortie et je comprends pourquoi. Il s’en va définitivement dans mon top 2024.
J’ai bien aimé ma lecture. C’est un roman à 4 voix, ça fait donc différent. On y parle d’accouchement et depuis que j’ai moi-même accouché, j’adore parler de ce sujet et lire des récits de naissance. Ainsi, j’étais un bon public cible à peine un mois post-partum! J’avais quelques réticences quant au cadre du récit. J’avoue avoir quelques préjugés contre les maisons de naissance. Mon conjoint est ambulancier et transporte régulièrement des femmes et des bébés nécessitant des soins urgents. J’appréhendais donc un peu ma lecture, mais finalement, c’était écrit de façon très bienveillante. Je n’ai pas changé d’avis quant à la façon dont je voudrai accoucher les prochaines fois, mais ce roman m’aura clairement aidée à voir au-delà de mes préjugés.
On suit 4 femmes, 3 sages-femmes et une Algérienne qui ira accoucher en maison de naissance. Malheureusement, l’accouchement n’ira pas comme prévu et un drame survient. Le récit se construit autour de cet événement et j’ai aimé lire l’histoire de chacune des femmes. Parfois, c’est lourd de lire des histoires de femmes qui ne vont pas bien… Mais ici, les chapitres sont courts et il n’y a pas trop de longueurs avant que leur situation finisse par s’améliorer à la fin. J’avais toutefois hâte que ça aille mieux pour chacune d’elles en le lisant!
Bref, pas un coup de cœur, mais certainement un beau moment de lecture avec des sujets importants à aborder!
Dans Les Insoumises, Fanny Rainville a réussi à nous parler de plusieurs sujets peu ou mal connus tout en faisant preuve de douceur. C’est clair que je relirai ce livre!
À la maison de naissance Grande Ourse, Céleste doit aider Amel, jeune Algérienne nouvellement arrivée au Québec, à accoucher. On suit les deux femmes ainsi que les collègues de Céleste après un drame.
Ça a été difficile par moments de retenir mes larmes. Rainville a su venir me toucher avec les luttes qui entourent les maisons de naissance et les relations des personnages entre eux.
Ce livre-là devait me durer quelques semaines en attendant que ma prochaine réservation arrive à la bibliothèque et ma lecture a finalement pris... 5 jours !
Bon signe ? Oui, en quelque sorte. Chose certaine j'ai été captivée par l'histoire ! Les voyages entre les perspectives des différents personnages et entre différentes temporalités rend l'écriture très dynamique. C'était difficile de déposer le livre. J'ai beaucoup aimé les thèmes abordés : la pratique sage-femme, la (sur)médicalisation des naissances, les violences obstétricales et au final la capacité des femmes à faire des choix pour elles-mêmes, à prioriser leur bien-être et leurs convictions. Le personnage d'Amel permet aussi d'explorer la façon dont la position d'immigrante sans-papiers met les femmes dans une position de vulnérabilité, que ce soit par rapport au système de santé ou à l'intérieur de leurs relations (conjugales en particulier). L'autrice ne cherche clairement pas non plus à ménager les hommes et leur violence active autant que leur déresponsabilisation, plus passive mais qui participe aussi au maintien du patriarcat, sont bien représentées. En bref : beaucoup de sujets tabous sont abordés avec une perspective féministe & le roman est dans son ensemble très prenant.
Toutefois, malgré tout ça, j'ai été déçue par plusieurs aspects du livre. // SPOILERS \\ Le traitement des personnages racisées m'a particulièrement dérangée. J'étais contente de voir une certaine diversité parmi les personnages, mais je ne pense pas que ça a toujours été bien exécuté. Parmi les quatre personnages principales, la seule à être racisée est celle qui vit le plus de violence. C'est aussi la seule à ne pas avoir une courbe narrative qui l'amène à une certaine émancipation à la fin, puisqu'elle est lâchement tuée dans les toutes dernières pages du roman. Cette mort m'est vraiment restée en travers de la gorge, et pas seulement parce que j'espérais voir le personnage s'épanouir après tout ce qu'elle avait vécu, mais aussi parce que je trouvais que l'autrice avait emprunté la voie facile pour créer une fin provocante et surprenante. Certes, ça m'a prise au dépourvu, mais du point de vue de la logique de l'histoire, ça ne fait pas de sens pour moi que Jonathan se pointe pour assassiner Amel AU MILIEU D'UNE FOULE... Et ça renforce mon impression que les personnages racisés sont là pour soutenir le développement des trois femmes blanches, et non pour être les sujets de l'histoire - l'accouchement d'Amel est en effet l'élément déclencheur de ce qui arrive à Céleste, Margot et Isabelle. Sans parler de la femme autochtone qui apparaît pour un chapitre seulement le temps d'animer une retraite spirituelle un peu trop stéréotypée à mon goût à laquelle participent Margot, Céleste et Isabelle. \\ SPOILERS //
Je dirais que j'ai globalement apprécié ma lecture, mais l'équilibre des pour et des contre est précaire !
PS : Si vous le lisez je vous conseille d'être prêt.e mentalement pour des scènes de violence conjugale & obstétrique très explicites - je ne m'attendais à ce que ça se rende là et j'aurais vraiment préféré être avertie pour le lire dans un espace / à un moment plus propice.
Comme j’ai aimé ma lecture ! Particulièrement après avoir vécu récemment un accouchement, je me suis identifié à l’importance d’humaniser davantage les naissances.
J’ai beaucoup apprécié l’histoire à 4 voies qui permet d’apprécier encore plus chacun des personnages.
Je conseille !
« On a pris le contrôle des femmes en leur faisant croire qu’elles étaient incapables d’accoucher naturellement, alors que c’est la chose la plus naturelle du monde. On les a totalement dépossédées de leur pouvoir pis de la confiance inébranlable qu’elles devraient pourtant avoir en leur propre corps, qui a justement été conçu pour ça ; donner la vie. »
4.5 ⭐ J'ai adoré les histoires parallèles entre les différentes femmes abordées et leurs histoires personnelles. J'aurais aimé approfondir encore plus leurs histoires, en apprendre plus sur elles. Et que dire de la fin... J'en aurais pris plus. Sans changer la fin, j'aurais pris au moins un chapitre de plus pour savoir la suite des choses... J'ai trouvé la fin trop abrupte. J'avais peur au début de la perception que j'allais avoir étant une infirmière en obstétrique à l'hôpital. J'ai été agréablement surprise.
Étant moi-même infirmière d’obstétrique ayant refusé de travailler en salle d’accouchement parce que je me sentais 100 fois plus à l’aise comme doula, je ne peux qu’encenser ce roman, qui se déroule sur fond d’une criante vérité. L’autrice réussi à soulever des enjeux critiques tout en racontant une histoire qui pourrait être la mienne ou la vôtre. Même si je n’étais pas toujours d’accord, je comprenais les choix de Céleste. Je me suis beaucoup identifié à Isabelle, sur plusieurs points. Ces femmes, ainsi que celles qu’elles ont parfois difficilement accompagnées lors de leur accouchement, sont des forces de la nature et se battent pour une seule chose: être respectées. Un récit fort, bouleversant, qui nous ramène à l’essentiel: « une femme devrait toujours avoir le dernier mot quand il est question de son corps. ». Merci, Fanny 🙏🏼
Un gros 4.5 étoiles pour ce premier roman de Fanny Rainville. Ouf, un livre coup de poing, très prenant, difficile à lire parfois.
On suit 4 femmes, 3 sages-femmes et une Algérienne enceinte et sans papier. On les suit à travers leurs épreuves, et leur parcours entrecroisés.
Des thèmes difficiles sont abordés : le viol et la violence conjugale, les violences obstétriques, les difficultés financières importantes, et j’en passe.
C’est difficile mais ça vaut la peine d’être lu. Ça me rappelle aussi que je suis une insoumise. ❤️🩹
Fanny Rainville possède un talent inexplicable pour raconter le sort/l’histoire/la puissance des femmes. La fin de ce roman m’a complètement chaviré, je vais certainement continuer d’y penser longtemps❤️🩹
Une magnifique roman, avec différentes perspectives, sur la maternité, l’accouchement, le couple et qui traite aussi d’un sujet confrontant; la violence conjugale. Mais c’est aussi un livre qui aborde les enjeux des sages-femmes et qui met surtout en lumière la grande dévotion de celles-ci, pour humaniser l’accouchement et redonner le pouvoir aux femmes.
À lire pour les passionnés de récit d’accouchement. Un livre rempli d’humanité, de force, de beauté, de déchirements.
Ce livre a changé tous mes préjugés face aux maisons de naissance. Wow! Je n’en reviens toujours pas que c’est le premier livre de l’autrice. La plume est parfaite, j’en aurais voulu encore! On y voit malheureusement un portrait tellement réaliste de la violence conjugale au Québec et de la réalité des femmes immigrées. Je suis heureuse d’avoir fait la connaissance des sages-femmes, mais également de la réalité d’Amel en parallèle. J’aimerais tellement une suite, mais en même temps la fin est parfaitement imparfaite.
Premier livre de 2023! J’ai telllement aimé ce livre que je l’ai lu en 3h! Ça fait longtemps que je n’avais pas pleurer en lisant un livre…La seule raison que je n’ai pas mis 5 étoiles, c’est à cause de la fin, des 3 dernières pages.
Mon amour pour les romans coup de poing est confirmé une fois de plus avec celui-ci. Fanny Rainville y raconte une histoire à quatre voix; celle de Céleste, d’Isabelle, de Margot et celle de ma préférée Amel l’Algérienne sans-papier. Toute des femmes fortes, résiliantes, vulnérables à leurs heures, des culottées, des insoumises bref.
C’est le genre de roman que l’on lit (dévore) en sachant très bien que quelque chose d’inattendu, de poignant nous attend dans le détour.
Les derniers chapitres étaient, à mon avis, superflus avec la thérapie ésotérique et la manifestation organisée par les 3 protagonistes, mais cela ne m’empêchera certainement pas d’offrir un généreux 5 étoiles pour ce roman pour lequel je n’avais aucune attente. ✨
À lire, si vous aimez être déstabilisée et choquée. Soyez averties.
Je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais en commençant ce roman, mais finalement, j’ai vraiment apprécié ma lecture! C’est un récit déchirant (et difficile à lire par moment), qui est toutefois empreint d’une douceur réconfortante, et qui m’en en appris énormément sur un sujet dont on ne parle pas souvent: les maisons de naissance et tous les enjeux qui s’y rattachent. Plein de réflexions (notamment sur l’humanisation de l’accouchement) ont émergé de cette lecture. Je recommande!
Très intéressant comme bouquin, surtout l'incursion dans la réalité de sages-femmes, sachant que leur autonomie professionnelle est menacée par le projet de loi 15 actuellement.
J’ai simplement adoré ma lecture. Je ne sais pas si c’est parce que je me sentais interpellée par le sujet, ayant accouchée il y a moins de 2 mois… mais wow, quelle histoire enivrante.
Ce roman est addictif!! J’ai été tellement prise dans le quotidien de ces femmes, de leurs problèmes, leurs envies, leurs anxiétés. Avec en plus un sujet que j’adore, la maternité, mais abordé en plus sous l’angle de la réappropriation du corps, des violences médicales faites aux femmes, j’ai adoré adoré!
Je me suis questionnée comme Céleste à savoir ce que je ferais comme professionnelle, voyant quelqu’un ayant besoin d’aide et que je sais pouvoir l’aider. Je comprends Isabelle qui croule sous la charge mental, les responsabilités, une estime fragile, j’ai tout aimé de ces filles, de ces collègues 🧡