Aimer Émile, être aimée de lui, c’est quelque chose que Marie Mercure veut vivre et revivre à l’infini. Tant mieux, tant pis, on ne sait pas trop: derrière le masque de la comédienne, quelque chose de fragile s’effrite, grugé par cette relation toxique. Mais peu importe, on aura beau l’enfermer dans des rôles, des monastères, des tourelles, des cages en verre, Marie mourra sorcière.
C’est le genre de livre que j’avais envie de corner une page sur 5. C’est violent et ça vient par vagues. Tu te noies dans la relation toxique entre Marie et Émile. Des mots qui secouent, pour mieux réveiller. C’est un chemin de croix remplie d’embûches, où l’espoir se retrouvera dans les fracas de leur violence. C’est souvent dans la souffrance que réside la plus grande beauté.
Une écriture poignante. Déjà hâte de retrouver l’écriture d’Eve Lemieux.
Une actrice instable s'engage dans une relation toxique avec l'acteur narcissique qui personnifie son amoureux dans la série télé qu'ils tournent ensemble. Leur entourage en pâtit.
Ce deuxième roman de l'actrice et autrice Eve Lemieux est rédigé à la deuxième personne, naviguant entre le présent et le journal de la narratrice, et dans les deux temporalités elle s'adresse à Émile, son ex de qui elle n'accepte pas d'être séparée. C'est un roman passionnel, avec beaucoup de phrases-choc, et des personnages profondément antipathiques. Un portrait d'une certaine jeunesse privilégiée dont les échanges sont d'une vacuité ahurissante. Les dialogues tournent autour de questions aussi captivantes que «ce que X pense de Y», «pourquoi H fréquente G», les aléas du tournage de la série insipide dans laquelle ils apparaissent, le tout sur fond d'une perpétuelle dérape arrosée de vin de dépanneur, de MDMA et de cocaïne.
Comme portrait d'une certaine catégorie sociétale, ça peut fonctionner, et encore, mais sous la forme d'un roman on ne retrouve pas vraiment de progression ou de rédemption, et comme tous les personnages sont hideux et vides, on ne ressent donc aucune empathie et on finit par trouver le temps un peu long.
« Je n’approuve pas l’automne sans toi. Je veux les feuilles mortes qui pleuvent sur nous deux avec vue sur cimetière. Je veux les nuits terrifiantes et les frissons dans le dos. Reviens me faire peur, bébé. »
Marie Mercure, jeune femme tourmentée et complexe dont l’intensité est bien souvent difficile à saisir. Sa détresse ne m’a pas laissé indifférente. Son histoire et sa folie m’ont fasciné.
Un livre où la passion et la toxicité se côtoient dangereusement. ✨
« Je regrette d’être comme je suis quand tu es avec moi. Suis tellement gentille quand tu n’es pas là. »
Jusqu'au dernier quart, j'allais donner 3 étoiles. J'ai failli abandonner ma lecture en cours de route, trouvant cela parfois redondant. Le dernier quart du livre remet les choses en perspective, faisant en sorte que je suis contente d'avoir terminé ma lecture. Je laisse un 3,5.
Ce bouquin, c’est un coup de pelle en pleine face. C’est cru, c’est dark, c’est malsain à souhait. Ça brasse les émotions, les convictions, les valeurs. J’avais tellement le goût d’enlever sa détresse à Marie, de la rendre légère et soulagée de ses tortures. Mais en même temps, quel personnage absolument fascinant! On suit son évolution dans un monde superficiel et hypocrite, mais qui tente de trouver un peu de véracité à travers tout ça. L’écriture de l’autrice est des plus singulière, et mélange plusieurs styles, qui convient parfaitement à ce type d’histoire. Pour ma part, un réel coup de cœur!!
meeeehhhhhhh je sais pas trop quoi dire de ce roman🙃 l'histoire m'apparaissait comme une qui est totalement mon style (histoire d'amour qui fait mal), mais j'étais comme perdu dans la structure du roman et turn off de l'attitude beaucoup trop négative et destructive des personnages principaux (des jeunes adulte qui font de ma drogue aux 4 pages boofffff. Je suis deçue j'avais des high hopes :(((
Mercure plein la gueule, c’est l’explosive relation de Marie Mercure et d’Émile Slavskian. C’est intense, c’est toxique, c’est douloureux. La narration alterne entre le journal de Marie et le présent. C’est cru, c’est dur, c’est déjanté.
Ce deuxième roman est aussi excellent que le premier qu’a publié Ève Lemieux. On reçoit la laideur des gens en « plein la gueule ». J’ai aimé, j’ai dévoré.
J’ai été déstabilisée par la stature du personnage de Marie, sa façade prétentieuse, sa folle dépendance affective et sa torture intérieure. Le style direct, cru est d’une grande efficacité pour mettre en scène une protagoniste déjantée dont le jugement, altéré en quasi permanence, laisse place à une succession troublante de choix malsains. J’ai beaucoup aimé la folie qui teinte le regard de Marie du début à la fin.
Les rouages d’une relation amoureuse toxique et la complexité de s’en « sortir » ainsi que les conséquences à l’égard de l’entourage. Tantôt une narration à la première personne, d’autres fois à la deuxième personne : dès le moment qu’on passe outre cette manière d’écriture de l’autrice, on se laisse submerger dans l’histoire qui est plus que réaliste.
Après avoir lu et adoré Comme des animaux de la même autrice, je m'attendais à une lecture aussi crue et crunchy. Ce ne fut pas exactement le cas et je suis un peu resté sur ma faim.
Assez cru, moins mon style d'écriture, mais il a su me capter tout au long. Des passages troublants, j'ai dû prendre une pause de lecture car c'était assez lourd.
Sujet tellement lourd à lire. J’ai pas réussi à m’attacher à Marie. Je l’ai trouvée pathétique. J’ai aimé le style d’écriture de l’auteure; directe, singlante. Ni bon, ni mauvais en somme.