Hans Blær est un troll trans de trente-trois ans. Hans Blær a les joues rasées de frais, de faux ongles en gel rose, une poitrine imposante, plus petite que celle de sa mère, et un torse velu, un peu plus que celui de son père. Hans Blær est né hermaphrodite, sa mère a refusé une opération immédiate, et iel s’est choisi le seul prénom épicène de la langue islandaise. Très jeune, iel a compris que les adultes n’avaient pas le monopole de la définition de la moralité. Et, un jour, iel s’est retrouvé derrière un écran et a compris qu’iel pouvait dire tout et son contraire, être ellui et tous les autres à la fois. Et, puis, Hans Blær est devenu célèbre, sur Internet, à la radio, à la télé : un·e freak en croisade contre les gauchos et la bien-pensance, un·e kamikaze ultra cultivé prêt à brûler tout sur son passage, un·e incendiaire sans pitié jusqu’au jour où iel fera le pas de trop et devra fuir la police, le public, la presse – la lie, la pègre et la racaille...
Eiríkur Örn Norðdahl (1978) is an Icelandic experimental poet and novelist. His work – about a dozen novels, a dozen poetry books, a couple of essay books, a couple of plays, a cook book, a children's christmas splatter, video poems, sound poems and various conceptual projects – have been published in over a dozen languages and won numerous awards in several countries, including the Icelandic Literary Award, the Transfuge award for best nordic fiction (in France), the DV Cultural Award, the Zebra Poetry Film Festival Special Mention, Sparibollinn Award for Romantic Fiction and the Book Merchant's Prize. They have also been shortlisted for awards such as the Prix Médicis Étranger, the Prix Meilleur Livre Étranger and the Nordic Council Literary Award.
Eiríkur has translated over a dozen books into Icelandic, including a selection of Allen Ginsberg’s poetry and Jonathan Lethem’s Motherless Brooklyn (for which he received the Icelandic Translation Award). He lives in Ísafjörður, Iceland, a rock in the middle of the ocean, and spends much of his time in Västerås, Sweden, a town by a lake.
Lo he dejado a mitad porque no tengo por qué castigarme con la narrativa de un señor blanco cishetero y cuarentón que viste con sombrero utilizando la temática trans para hacer como que explora los límites de la moralidad a través de la dialéctica del personaje uuuuuhhhh ahhhh vibes de boomer podemita al que le gusta el hormiguero tratando de subirse al carro de una generación que no es la suya
Leído en español (Hoja de Lata editorial). Un libro que remueve, ayuda a entender la enorme variedad de vivencias de sexo, género y orientación sexual, y lo difícil que es vivir en libertad sin chocar y dañar. Hasta que punto somos tolerantes? Cuántas veces funcionamos como avestruces?
Troll est un livre étrangement construit. Débordant d'assertions sur la vie, de maximes, de conseils, de vérités toutes faites, le roman ressemble au livre d'heures spirituel d'un gourou hermaphrodite - le personnage principal du texte.
Ce personnage, tour à tour, Ilmur et Hans-Blaer, est né hermaphrodite et semble s'être façonné intégralement dans la revendication de sa différence. Considéré.e mi-homme mi-femme (mais surtout ni homme ni femme), son nihilisme de genre devient une raison d'être ; il/elle n'en fait pas même une revendication politique, juste un battage médiatique auto-centré (Hans-Blaer est ce qu'on appelle un 'troll' sur les réseaux sociaux : un fâcheux qui se mêle de tout, donne son avis sur des choses qui ne le concernent nullement, et expose toute une collection de "vérités" indépassables et individuelles, nombrilistes, narcissiques, inscrites dans une dangereuse négation du collectif).
Le discours, la "morale" du roman semble être ceci : tout individualisme porté à son paroxysme est d'une absolue nocivité ; et notre société façonne de plus en plus d'individus tournés uniquement sur leur propre personne. On comprend dès lors le choix de cette figure de l'hermaphrodite, d'une créature humaine non déterminée, "unique en son genre" puisque dépourvue de genre, résolue à ne jamais se déterminer ; à ne dire, ne penser, n'envisager jamais que le "je", quitte à inventer une langue et une grammaire à l'usage de ce seul individu. La figure de l'individu en monstre socio-politique.
Concernant la langue, le roman est d'une lourdeur grammaticale qui le rend parfois illisible : les propositions inclusives sont poussées dans leur retranchements, à coups de ellui, iel, lea, -é.e, -ieux.se, etc. De même, l'usage unique, pour évoquer un autre personnage du roman (Lotta, la mère du protagoniste) de la deuxième personne du pluriel du passé simple ("Vous allongeâtes le bras et perdîtes votre gant"), sur des chapitres entiers, alourdit la langue jusqu'à l'indigestion. Le propos général du roman s'en trouve dévoyé. Dans quel but ? Peut-être un goût prononcé de l'auteur pour la provocation... ?
On ne pourra pas reprocher à l'auteur sa correction politique : traiter de l'hermaphrodisme au travers d'un personnage aussi crassement égocentrique, aussi bête finalement, ne plaira pas à tous les défenseurs des droits. J'ignore ce que nous dit Eirikur Örn Norddahl. Si Hans-Blaer est une figure de l'ultra-individualisme, la notion de l’hermaphrodisme ne s'imposait pas. Le moindre influenceur résident à Dubaï suffit à interroger la même thématique... Si le roman est juste une charge contre la question transgenre, le résultat ne remue que de la boue, et on l'a déjà lu trente fois.
Ces questions de genre et de sexualité, qui traversent actuellement la société occidentale ne méritent-elle pas une étude plus fine, et moins manichéenne ?
Ég er með svooo skiptar skoðanir um þessa bók. Elska að lesa um flókna karaktera og hann fer með trans mál betur en ég bjóst við miðað við að þessi bók er um slæma trans manneskju. Hinsvegar finnst mér málið um kynferðislega áreitni ekki það vel með farið en líka mjög erfitt að vita muninn á því sem Hans Blær segir og því sem Hans Blær finnst í alvörunni. Finnst sem Hans Blær sé greinilega mjög óöruggt um sjálft sig en hefur sett upp svaka varnarveggi í kringum sig til að láta sem hán sé sjálfsöruggt. Söguþráðurinn smá ruglandi því hann stökk mikið fram og aftur en það truflaði mig ekki það mikið. Stundum pældi ég af hverju Eiríkur væri eiginlega að því að skrifa um þetta en þetta var betur með farið en ég bjóst við. Ég skil vel af hverju það var rifist svona mikið um þessa bók þegar hún kom út, og leikritið. Sé illa fyrir mér hvernig þetta hefði getað verið leikrit þannig að eg vildi að ég hefði séð það á sínum tíma. Var mjög mikið á milli að gefa 3 eða 4 stjörnur en endaði á fjórum því ég hef ekki þurft að hugsa svona mikið um bók eftir að klára hana í langan tíma
Ruglingsleg saga. Týndi söguþræðinum nokkrum sinnum. Fannst höfundur stundum reyna sð vera gróteskur til að stuða lesendur án þess að það þjónaði sögunni sjálfri. Hefði að ósekju mátt stytta og slípa. Fór í taugarnar á mér ruglingsleg (röng?)notkun á orðinu hán.
Personajes complejos y cuyas razones se explican pero sin justificarlos Sin embargo, me falla en el ritmo durante gran parte de la narrativa, y en algunos momentos parece no tener muy claro en qué se quiere centrar exactamente el autor. Dónde el pacing no falla en absoluto es al final (brutal)
Þokkaleg bók um áhugavert efni. Aðalsögupersónan er fremur fráhrindandi og hennar komplexar endurtekningasamir og lopinn stundum teygður full mikið en ágætir sprettir inn á milli.